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Découvrez la vraie belle musique d’Ablaye Cissoko

Mercredi 17 septembre 2008

Ablaye Cissoko

J’aimerais m’étendre un peu plus sur le disque du jour… mais malheureusement je suis coincé aujourd’hui entre plein de rendez-vous et cette chronique n’aura sans doute pas tout le talent qu’elle mérite.

Tout d’abord, je voudrais dire un grand merci à Clément, à qui l’on doit ce disque du jour. Il est arrivé dans le bureau hier après-midi en me disant “Je crois que j’ai de la musique pour ton blog“. Et il m’a tendu cette galette rouge en m’en faisant une courte présentation. Ablaye Cissoko est sénégalais et sa musique est divine. Ce sont, sommairement, les propos qu’il m’a tenus. Et après avoir écouter les premiers morceaux de Le Griot Rouge, je suis obligé d’admettre qu’il a mille fois raison.

Ablaye Cissoko est un artiste tout ce qu’il y a de plus traditionnel. La preuve, il joue de la Kora, un instrument traditionnel sénégalais, sur tout ses morceaux et dégage de cela une musique d’une incroyable sérénité. Sérieusement, on touche sur Le Griot Rouge à une vraie belle musique, plannante, calmante. L’écoute d’un morceau comme Soutouro - extrait du jour - parlera mille fois mieux qu’un long discours. Vous ne vous sentez pas déjà emportés ? N’est-ce pas là une véritable invitation au voyage ?

A noter qu’Ablaye Cissoko sera en concert à Paris le 13 novembre prochain, en Show Case à la FNAC Forum des Halles et au Satellit Cafe.

PS : Qu’est-ce que je vais mettre dans le post-scriptum du jour moi ? Ah bah une connerie que j’ai appris grâce à la Wikipedia, suite à la mort du grand Richard Wright : Les ultimes secondes de Shine On You (Crazy Diamond) sur Wish You Were Here sont une reprise de l’accord central de See Emily Play, morceau emblématique du Floyd-période-Barret. Dingue non ? Si vous ne brillez pas en société avec une anecdote pareille, changez de société !

Visiter le site officiel d’Ablaye Cissoko.
Visiter le blog d’Ablaye Cissoko.

Ablaye Cissoko - Le Griot RougeTracklist: 1. Bamba / 2. Talibé / 3. Le Griot Rouge (1ère Partie) / 4. Diaba / 5. Dandan / 6. Soutouro / 7. Le Griot Rouge (2ème Partie) / 8. Autorail / 9. N’Na / 10. Tallah / 11. Lolo / 12. Le Griot Rouge (3ème Partie) / 13. Allah Laké / 14. Niamokono

La black-pop d’Hungry Lucy en interview exclusive…

Mardi 16 septembre 2008

Hungry Lucy

Ca faisait quelques mois qu’aucune interview n’était venue peupler les colonnes de DiscoBlog. En fait depuis l’intervention d’Emma Pollock en juin 2007. Ce qui ne rajeunit personne….
Mais comme j’avais promis plus d’activité sur DiscoBlog à la rentrée, voici revenir le temps des interviews… Premier élu de la saison 2008-2009 : Hungry Lucy. Fondé par chance en 1998, ce groupe américain concentre ses influences sur la musique électronique et la pop-eighties-tendance-Depeche-Mode, avec par dessus le bouquet la voix très aérienne de Christa Belle. Mélange bizarre qui donne quelque chose d’à la fois lyrique et de lourd, mais jamais d’indigeste. Une très jolie curiosité.

Pour ma part, j’ai découvert Hungry Lucy grâce, encore une fois, à Free Albums Galore qui se faisait l’écho de Before We Stand, EP gratuit sorti au printemps. Après de brefs échanges, War-N Harrison, compositeur principal du groupe, a accepté de répondre aux questions de DiscoBlog. Une interview exclusive, tout ça tout ça…

C’est parti !

DiscoBlog : Où êtes-vous pendant que vous répondez à cette interview ?
War-N Harrison : Je réponds à cette interview entre mon bureau/studio chez Christa’s et ma maison de Cincinnati, Ohio, USA.

DiscoBlog : Comment qualifieriez-vous votre musique ?
War-N Harrison : Pour moi, Hungry Lucy se contente de créer la musique que j’aime écouter. Rien de plus, rien de moins. Une bonne partie de nos chansons sonne un peu comme une combinaison de Tori Amos et de Depeche Mode. Et même si nous utilisons à l’origine des moyens électroniques pour produire notre musique, nous essayons toujours de garder un son organique. Il y a beaucoup d’instruments samplés dans nos mix. Mais la plupart des gens n’ont pas idée que tout est produit électroniquement.

DiscoBlog : Quelles sont vos inspirations musicales principales ?
War-N Harrison : Mes premières influences sont les pionniers de l’électronique comme Wendy Carlos, Isao Tomita et Jean-Michel Jarre. Pendant mon adolescence, je me suis plus intéressé à la pop-music et j’ai été largement influencé par Howard Jones, Gary Numan et Depeche Mode. Maintenant, je suis influencé par tout ce que j’entends, d’une manière ou d’une autre. Je suis un peu un bandit-musicien… je vole mes morceaux préférés dans tout ce que j’entends et je les mixe dans une sorte de cocktail musical. J’ai toujours été fasciné par les contrastes entre sons et styles. L’art de combiner des éléments disparates, tout en restant naturel, est aujourd’hui l’un de mes plus grand défi.

DiscoBlog : Jusqu’à quel point Internet est-il important dans votre relation avec vos fans ?
War-N Harrison : Si ce n’était pour le Web (et spécialement MP3.com), Hungry Lucy ne serait jamais sorti de terre. La simple possibilité de créer quelque chose et de pouvoir le partager instantanément avec son public n’a pas de prix. Je n’ai jamais oublié cela, et je continue à partager la musique, même en devenant un peu plus populaire. Beaucoup d’artistes et de labels ne voient dans le Web qu’un outil marketing pour exister. Ils manquent la véritable opportunité de connexion que le Web rend possible. La possibilité d’avoir un retour de votre public crée un merveilleux cercle vertueux qui nous aide à avancer. Il n’y a qu’à voir comment cette interview est simple à réaliser !

DiscoBlog : Des projets de tournée en France ?
War-N Harrison : Pas pour l’instant j’en ai peur. Etre partout à la fois (via Internet) peut donner l’impression de célébrité et de richesse. Nous sommes juste un couple marié essayant de produire notre musique. Notre situation financière ne nous permet pas de voyager à l’étranger facilement. Nous espérons toutefois faire une petite tournée européenne dans les années qui viennent. Restez à l’écoute !

DiscoBlog : Y a-t-il des artistes français dont vous êtes fan ?
War-N Harrison : Oui, plusieurs. J’ai déjà parlé de la grande influence que Jean-Michel Jarre a eu sur moi. Je suis encore un grand fan de sa musique. AIR est également l’un de mes groupes préféré. J’aime beaucoup le fait qu’ils franchissent aussi facilement les frontières musicales. Qu’ils ne s’attachent pas à suivre un style précis mais qu’ils se concentrent surtout sur la beauté de la musique. J’aime également beaucoup les reprises de Nouvelle Vague… de très belles interprétations de classiques intemporels.

DiscoBlog : Quelle est votre chanson préférée de U2 ?
War-N Harrison : Ce doit être One. J’en ai la chair de poule rien qu’à en parler. Il y a tellement d’émotions dans cette chanson. Nous avons essayé de faire une reprise de One il y a quelques années. Nous avions toute la musique enregistrée et finie… et nous avons réalisé que la voix de Bono était tellement importante pour la chanson, que ça ne fonctionne pas vraiment si ce n’est pas lui qui chante.

DiscoBlog : Y a-t-il des artistes ou des groupes que vous aimeriez faire découvrir aux lecteurs de DiscoBlog ?
War-N Harrison : Beaucoup. Quelques-uns qui me viennent à l’esprit. Bloodwire est un grand groupe électronique-pop avec d’adorables vocalistes féminines. Nous avons eu la chance de tourner avec eux en 2005. Zoe Keating, une violoncelliste talentueuse qui utilise l’électronique pour créer de très beaux paysages sonores. Amanda Palmer, auparavant The Dresden Dolls, est très bonne sur scène, et varie beaucoup les humeurs de sa musique. Elle sera à Paris le 23 octobre.

PS : En rebond rapide, on cause d’Amanda Palmer en ce moment sur le très bon Oreille en feu. Le premier album de la dame est sorti hier et j’attends d’y jeter une oreille.

Visiter le site officiel de Hungry Lucy.
Télécharger Before We Stand, EP gratuit du groupe.

Dolly Varden, une grosse sensation folk-pop-country…

Lundi 15 septembre 2008

Dolly Varden

Ma grosse sensation de la rentrée n’a rien du tout à voir avec l’actualité. C’est un groupe qui officie aux States depuis plus de dix ans et que j’ai eu la chance de découvrir au travers des soldes du label Undertow, diffuseur entre autres des albums de Someone Still Loves You Boris Yeltsin.

Ce groupe donc s’appelle Dolly Varden. Créé en 1995 autour du couple Stephen Dawson / Diane Christiansen, Dolly Varden doit son nom, assez bizarrement, à une race de truite. Et c’est à peu près le seul truc ras-de-l’eau qu’on pourrait trouver sur ce groupe. Dès qu’on va parler de sa musique, on va devenir tout de suite plus aérien.
Dolly Varden travaille un sorte de country-folk matinée d’éléments pop très très agréable à l’oreille. Une sorte de rencontre entre le génie australien des Crowded House et les racines texanes d’un Dixie Chicks. Le mélange semble assez bizarre dit comme ça, mais je peux vous garantir que la mayonnaise prend sans aucun souci. Pour s’en convaincre, un petit extrait du jour comme ce Trying To Live Up issu de l’album Forgiven Now sorti en 2002 et album du jour au passage : . C’est par cette piste que j’ai immédiatement plongé dans l’univers du groupe, une piste qui a réveillé en moi bien des amitiés avec la musique américaine.

Tout l’album suit cette trame avec plus ou moins de rigueur, mais avec toujours une fraicheur et une inventivité bienvenue. Les autres albums du groupe, j’attends simplement de les recevoir pour vous en dire plus. La bonne nouvelle de la journée, c’est que Dolly Varden devrait bientôt répondre à une interview pour DiscoBlog. On reparle donc de cet excellent groupe dans les jours qui viennent. Très certainement.

PS : Amoureux de Jazz, vous allez adorer The Crime Lounge, site dont je parlais la semaine dernière. Disponible sur ce blog depuis ce week-end, les deux bandes originales de L’Affaire Thomas Crown, dont celle signée Michel Legrand en 1968. Un must.

Visiter le site officiel de Dolly Varden.
Visiter la boutique du label Undertow.

Dolly Varden - Forgiven NowTracklist: 1. Surrounded By The Sound / 2. Trying To Live Up / 3. Forgiven Now / 4. The Lotus Hour / 5. Overwhelming / 6. Wish I Were Here / 7. There’s A Magic / 8. Time For Me To Leave / 9. Disappear / 10. 1000 Men Like Cigarettes / 11. Meant To Be

Oslo Swan chante, mais sans les Commotions

Mercredi 10 septembre 2008

Oslo Swan

Y’a parfois des nouveautés qu’on a l’impression d’avoir entendu une centaine de fois. Ainsi, si Oslo Swan est un jeune artiste aujourd’hui reconnu par la critique, on ne m’empêchera pas de penser qu’il gratte grave du côte de Lloyd Cole and the Commotions avec son tout premier single, On My Way :

Le reste de la production de monsieur Oslo est assez fun est aérien… on se rend compte à l’usage que On My Way n’est pas forcément représentatif… Information rapide, Oslo Swan est en concert au Réservoir (Métro Ledru Rollin) le 15 septembre prochain.

Visiter le site officiel d’Oslo Swan.

Crime Jazz Collection, brillez gratuitement en société

Mardi 9 septembre 2008

The Complete Crime Jazz Collection

Grosse découverte de cet été, et grosse charge de boulot pour ma Freebox. The Crime Jazz Definitive Collection est une collection de 16 albums (soit 20 CD) qui offre un panorama plus que complet du Lounge Jazz et des musiques de films/séries en vogue dans les années 60/70. Au travers de plus de 17h de musique, on retrouve les plus grands thèmes des séries britanniques, mais également beaucoup de création et de morceaux inconnus très justement sortis du silence. Pour citer simplement quelques grandes références du genre, on écoute là Tony Hatch (Les Champions), Laurie Johnson (Chapeau Melon et Bottes de Cuir) ou Roy Budd et Brian Benett.

L’auteur de ce travail gigantesque ? Un passionné répondant au doux pseudo de THXJay. Grand malade de musique Lounge, il a non seulement réalisé l’ensemble de ces compilations thématiques, mais également agrémenté celles-ci de pochettes et de stickers pour les CD. L’ensemble de la collection est d’ailleurs téléchargeable via RapidShare avec beaucoup de patience. Un somme musicale qui vaut largement la peine d’être récupérée. A noter que cinq des albums (volumes 2 à 6) ne sont pas seulement des compilations, mais des mix complets qui peuvent très bien s’écouter d’une traite.

THXJay est également coupable d’une collection complète des bandes originales de James Bond (26 CD, toujours téléchargeables gratuitement) et de quelques autres compilations sous le label Crime Lounge Record et dont je reparlerai certainement à l’occasion. Honnêtement, j’admire ce gars !

Si vous êtes curieux, et pas trop radin de votre bande passante, je vous conseille fortement d’aller télécharger quelques extraits de la collection, elle vaut définitivement le déplacement.

PS : ce soir c’est Coldplay (toujours sans P majuscule) qui est à Bercy. On en cause demain ici…

Télécharger The Crime Jazz Definitive Collection sur The Crime Lounge.
Visiter The Crime Lounge.

Death Magnetic : le nouvel aimant à décibel de Metallica

Lundi 8 septembre 2008

Metallica

Chose promise, chose due, quoi qu’en disent les mauvaises langues.
DiscoBlog fait sa rentrée aujourd’hui pour une nouvelle saison pleine de bon goût et de bon son. Et quoi de mieux pour commencer l’année qu’un petit groupe qui débute, débarquant tout droit des USA ?

Pour une génération d’internautes comme moi, Metallica est avant tout synonyme de Bande de gros cons technophobes. L’affaire date un poil, mais pour ceux qui s’en souviennent le groupe s’était fait incroyablement remarquer à la belle époque de Napster en intentant un procès contre le système de partage de fichiers. Ce dernier était accusé, principalement, de faire de l’ombre aux ventes du groupe phare de la scène métal et de mettre ses membres sur la paille. En reste dans ma tête un gigantesque Money Good !! qui résonne à chaque fois qu’on me parle du groupe.
Pour ce qui est de la musique, je ne suis pas un fan à proprement parler… Et après une discussion suivi sur le sujet avec mes collègues de bureau, nous sommes arrivé à la conclusion que Metallica est un peu ridicule et outrancier. Une caricature du métal qui, bizarrement, ne fait pas forcément recette dans l’héxagone. Ce n’est pourtant pas faute de ne pas aimer les caricatures en France… Metallica a beau être une sorte de Michel Sardou de la scène rock, il n’atteindra que difficilement le parterre de fans inconditionnels de l’auteur du Temps des Colonies.

Or donc, si je vous serine avec Metallica aujourd’hui, c’est avant tout grâce à Tonton Zézé. Toujours en dehors de la grille Linkin-Park-Bénabar-Renan-Luce-Police de RTL2, Francis Zégut assure la tranche 22h-minuit de cette radio le dimanche soir avec une programmation musicale qu’il est aujourd’hui le seul à pouvoir se permettre sur la bande FM. La preuve, hier soir avant le flash info de 11h, les graisseux de France ont pu profiter des 8 minutes assourdissantes de The Day That Never Comes, premier single de ce prochain album de Metallica . On y vient donc. Cet album se nomme Death Magnetic est sera disponible le 12 septembre dans l’ensemble des bonnes charcuteries.

Musicalement, le morceau est un genre de résumé de la carrière du groupe. Ca commence doucement, ça enchaîne avec des guitares qui font tzing-tzing et ça fini avec des caisses-claires qui font le même son qu’une rafale d’AK-47 dans un poulailler ossète. Le tout soutenu par une absence totale d’originalité quand on connait déjà les antécédents du groupe.

Des cinq autres extraits que j’ai pu me glisser dans l’oreille par l’intermédiaire du site officiel du groupe, je tire exactement la même conclusion. Metallica est devenu aujourd’hui une mécanique très bien huilée qui sort des morceaux brutaux avec une aisance rare. Il serait gonflé de parler d’une adhésion sans borne de ma part, mais il faut reconnaître aux quatuor un certain talent dans la continuité, et surtout, je l’espère, un sacré sens de la répartie et du ridicule pour sortir des machines pareilles à la volée. Pour ma part, quitte à écouter des métronomes, j’attendrai avec joie le prochain AC/DC, Black Ice, dont la sortie le 20 octobre prochain me fera faire le déplacement jusqu’à la Fnac.

A noter que, pour les plus tarés, Metallica sera en concert à Bercy en avril prochain pour deux dates. AC/DC débouleront eux en février dans la même salle. C’est la famille Quiès qui va faire des affaires avec ça !

PS : En parlant de concert, Someone Still Loves You Boris Yeltsin assurera son tout premier live français le 19 septembre à la Maroquinnerie (Paris, 20e arrondissement). Bien entendu, j’y serai…

Visiter le site officiel de Metallica.
Six morceaux de Death Magnetic en écoute.
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Metallica - Death MagneticTracklist: 1. That Was Just Your Life / 2. The End Of The Line / 3. Broken, Beat & Scarred / 4. The Day That Never Comes / 5. All Nightmare Long / 6. Cyanide / 7. The Unforgiven III / 8. The Judas Kiss / 9. Suicide & Redemption / 10. My Apocalypse

DiscoBlog, la saison 4 débute le 8 septembre !

Dimanche 31 août 2008

I Love Music

Comme diraient Jeff Buckley ou Leonard Cohen, Hallelujah !
Après près de trois mois d’attente, DiscoBlog revient dans votre lecteur RSS à partir du 8 septembre ! Une saison 4 pleine de découvertes, d’interviews, de clips et de bon son.

Stay tuned!

PS : Pour les plus curieux, ce petit nounours-porte-clés est issu du catalogue ElanPrim et est disponible sur le Web. C’est mignon tout plein nan ?