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µDiscoBlog : C’est pas snob ça ?

Mercredi 19 novembre 2008

C’est pas snob ça : http://www.typetees.com/product/917/I_listen_to_bands_that_don_t_even_exist_yet ?

µDiscoBlog : Tom Jones aurait dû avoir la …

Mardi 18 novembre 2008

Ce travail n’aura pas la peau de DiscoBlog… Pour faire face aux emplois du temps trop chargés, au chambre à tapisser et aux réunions de travail qui n’en finissent pas, voici venir µDiscoBlog. Faute de temps pour publier régulièrement de vrais billets, ce sont de rapides chroniques de 150 signes qui apparaîtront désormais régulièrement sur le site. Un avis tranché et rapide sur les dernières nouveautés ou l’actualité de la zik. Enjoy.

Tom Jones aurait dû avoir la gorge tranchée sur scène, c’est ce qu’on apprend dans le Figaro. En attendant, il sort un album nommé 24 hours.

Quantum Of Solace, une B.O. rock signée Jack White…

Lundi 6 octobre 2008

… et un peu aussi Alicia Keys… Un peu. La bande originale du prochain James Bond (Quantum of Solace, sortie anglaise le 31 octobre) est donc disponible en clip depuis quelques jours, et je dois dire qu’elle laisse plus que perplexe. Si la patte de Jack White est bien là, quelque part entre la distorsion de la guitare et la déconstruction du piano, on se demande franchement pourquoi Alicia Keys vient pousser des ouh ouh ouh en plein milieu de tout ça. Et pourquoi le mix est aussi pourri… trop clean quelque part pour du White. je vous laisse juge :

En tout, Jack White a bien grossi depuis sa dernière couv’ de Rock & Folk. Si j’osais le jeu de mot, je dirais qu’il commence à ressembler à Jack Black.

Late Of The Pier, c’est Franz Ferdinand sous acide…

Vendredi 3 octobre 2008

Late Of The Pier

J’arrive un peu tard sur le coup Late of The Pier. Sorti fin juillet dernier, le premier album de ce groupe briton s’appelle Fantasy Black Channel et sonne comme un mélange totalement secoué de Franz Ferdinand (la voix), Bloc Party (les mélodies) et Depeche Mode première heure (les synthés). Space and The Woods était le premier extrait du l’album, il donne bien le ton :

Il y a peu de chance que l’expérience fasse long feu, tant la musique de Late Of The Pier est excessive à l’excès, à l’image de ce qu’était celle de The Darkness. Mais ce premier album est finalement assez rafraichissant et pourrait même aller jusqu’à réconcilier quelques personnes avec une scène anglaise encore un peu trop formatée.

PS : Le dernier Oasis dont je parlais mercredi, eh ben il est bien. On en reparle bientôt.

Visiter le site officiel de Late Of The Pier.
Acheter Fantasy Black Channel sur Amazon France.

Late Of The Pier - Fantasy Black ChannelTracklist: 1. Hot Tent Blues / 2. Broken / 3. Space and the Woods [Cenzo Townshend Mix] / 4. Bears Are Coming / 5. Random Firl / 6. Heartbeat [Cenzo Townshend Version] / 7. Whitesnake / 8. VW / 9. Focker / 10. Enemy Are the Future / 11. Mad Dogs and Englishmen / 12. Bathroom Gurgle

Son House est un dieu, Martin Scorsese son prophète

Mercredi 1 octobre 2008

La collection d’albums sortie sous la houlette de Martin Scorcese en 2004 est sans aucun doute la meilleure façon de s’initier au vrai Blues pour tous les malheureux petits blancs que nous sommes. Nous qui ne sommes pas nés avec les eaux boueuses du Delta dans les veines et des fourmis dans les chaussures deux-tons.

Cette collection offre, entre autre, l’immense avantage de dresser un panorama de plus de 70 ans de musique black américaine avec des artistes pas tous aussi blacks que ça. On y trouve en vrac B.B. King, Bessie Smith, Muddy Waters, Jimi Hendrix, mais aussi Taj Mahal, Eric Clapton, The Allman Brothers Band ou encore Steevie Ray Vaughan. Je l’avais dit, pas que des noirs. On y trouve surtout deux géants, les deux mythes fondateurs que sont Robert Johnson et Son House.

Le premier, selon la légende, aurait vendu son âme au diable, à quelques mètres des eaux boueuses du fleuve, afin de devenir le meilleur guitariste de tous les temps. Pari amplement réussi si on considère simplement la centaine de musicos qui se réclame de lui. Eric Clapton en tête. Robert Johnson a également inauguré le club des 27, cette liste d’artistes morts dans la fleur de l’âge (27 ans) mais qui ont marqué à jamais l’histoire de la musique. Bien avant Jim Morisson, Janis Joplin ou Brian Jones, Johnson s’est fait butter à un carrefour par un mari jaloux. Sur une vie de légende pareille, on ne pouvait bâtir qu’une immense musique…

Son House, lui, aura eu une vie bien plus calme. A 85 ans, en 1988, il était encore là pour défendre sa propre légende. Pour dire fièrement à tous les petits minots chevelus un truc du genre Cette musique que vous jouez, c’est moi qui l’ai inventée, il y a des décennies dans la poussière du Sud. Y’a pas tant d’artistes que ça qui peuvent se vanter d’une telle influence, et surtout pas beaucoup d’artistes qui ne sont pas des musiciens de Blues.

J’exagère ? A peine. Prenez un classique comme John The Revelator - premier extrait du jour : - éternellement repris et source d’inspiration jusqu’à Depeche Mode (avec une piste presque homonyme sur Playing The Angel). Trouvez-moi une seule version de ce morceau qui ait autant de patate, d’épaisseur, d’histoire, de classe. C’est un défi, les commentaires sont ouverts.

Autre exemple ? L’incroyable Death Letter Blues - deuxième extrait du jour, je vous gâte : - que les plus curieux retrouveront sur le De Stijl des White Stripes. Autant la version de Jack & Meg White est électrique et électrisante, autant Son House avec ce morceau fait réellement frissonner. Tout ça me fait penser que le blues reste aujourd’hui la seule musique qui ait encore une âme. Et Robert Johnson a décidément très bien fait de la vendre au diable.

Pour information, la superbe photo qui sert d’en-tête à ce billet est un portrait de Son House signée Giuseppe Pino et daté de 1970… Une photo qui est un monument d’émotion, tout comme la musique du bonhomme. Vous pouvez admirer ce portrait dans son intégralité sur Flickr, la plateforme de partage de photos de Yahoo!.

PS : La brève du jour concerne Oasis, le groupe emblématique de la Brit-pop. Son 7ème album s’appelle Dig Out Your Soul, sortira le 6 octobre et devrait être en écoute d’ici quelques minutes sur le MySpace du groupe.

Martin Scorsese presents Son House.jpgTracklist: 1. My black mama, pt.1 / 2. Preachin’ blues, pt.1 / 3. Dry spell blues, pt.1 / 4. Levee camp blues / 5. Walking blues / 6. Special rider blues / 7. Pony blues / 8. Death letter / 9. Pearline / 10. John the revelator / 11. Preachin’ blues / 12. Empire state express / 13. Levee camp moan / 14. Grinnin’ in your face

Chair Chant Corps : “On s’occupera plus tard de savoir si c’est vendable”

Mardi 30 septembre 2008

Chair Chant Corps

Depuis quelques temps, j’ai la chance de côtoyer très régulièrement Simon, fondateur et chanteur attitré du groupe grenoblois Chair Chant Corps. Posé en plein milieu de la scène rock française, ce Chair Chant Corps suit à la fois les traces d’un Noir Désir (pour la sonorité) et d’un Léo Ferré (pour les textes). Le premier album, Nous Rirons, dont je replace le single titre en extrait du jour : , était sorti en 2005, il a été rejoint depuis par un DVD Live plein de pêche….

L’occasion était trop belle… Le temps d’un échange de mail, Simon raconte l’histoire du groupe, donne son avis tranché sur la scène rock française et partage ses influences et coups de coeur. Une petite interview exclusive pour DiscoBlog, à déguster tout simplement !

DiscoBlog : Où êtes-vous pendant que vous répondez à cette interview ?
Simon : Chez moi, sous les toits.

DiscoBlog : Racontez-nous un peu comment le groupe s’est formé.
Simon : J’ai passé un an à San Francisco, où beaucoup d’envies sont nées.
En rentrant en France, j’ai contacté Michaël (le guitariste) et lui ai proposé de monter un projet rock/chanson basé sur les textes.
On a commencé à maqueter un album comme ça, à deux, en s’échangeant des fichiers par internet.
Au bout de deux ans on a eu envie de passer à l’étape suivante, et de monter un groupe de scène, à partir du repertoire que nous avions créé.
On rencontré Eric puis Julien, ainsi est né le groupe dans sa formation actuelle.

DiscoBlog : Les compositions, aussi bien que la voix, font beaucoup penser à Noir Désir. C’est l’une de vos influences ?
Simon : Nous avons tous des parcours différents… Michaël vient du metal, Julien du punk, moi je suis passé par le hip-hop, les polyphonies corses…
Au moment de la création du projet, on s’est retrouvé autour d’influences communes qui gravitaient autour du rock français.
C’est ce qui ressort assez clairement sur notre premier album, “Nous Rirons”.
Le prochain va aller voir ailleurs si on y est…

DiscoBlog : C’est important pour vous de chanter en français ?
Simon : Oui c’est peut être l’élément le plus inaliénable de notre projet. Dans nos nouvelles compositions, nous explorons de nouvelles pistes musicales, mais le chant est toujours en français.Notre projet a été fondé sur l’envie de poésie et de sens. Il ne s’agit pas de tenir un discours ou de porter un message à proprement parler; il s’agit plutôt d’évocation, de jouer avec les images, et de pousser ce jeu jusqu’à un certain point.
Il n’y a que dans ma langue maternelle que je pouvais trouver assez de précision et de force pour véhiculer les émotions que je voulais faire passer.
Une autre langue offrirait peut-être plus de musicalité pure, mais ce serait au détriment de beaucoup de choses.
Ce qui ne veut pas non plus dire que nous ne ferons jamais rien dans d’autres langues ! ;-)

DiscoBlog : Qu’est-ce que vous pensez, justement, de la “nouvelle scène” rock française ?
Simon : Cette “scène” est plus une expression fourre-tout qu’une réelle entité…
Les forces sont dispersées, il y a beaucoup de petits groupes qui vivotent…
Quelques projets arrivent à émerger pendant quelques mois, pas toujours les plus intéressants d’ailleurs…
Il n’y a rien de bien stable, pas de tribu, pas de porte drapeau.
Artistiquement il y a plein de belles choses, mais qui restent peu connues.

Du coté des labels, la plupart cherchent à faire des “coups”, en se basant sur des formats musicaux qui ont vécu.
On entend des gens qui nous disent comment doit être notre prochain album pour pouvoir “marcher”.
Ce n’est sûrement pas comme ça que les choses vont évoluer…
Ca nous a troublé pendant un moment, et puis on a choisit de faire notre truc comme on le voulait.
On s’occupera plus tard de savoir si c’est vendable.

DiscoBlog : Quelle est l’importance du Web dans votre relation avec votre public ?
Simon : C’est notre unique façon d’échanger avec les gens en dehors des concerts, c’est donc un médium de premier choix pour nous.
A travers le forum, la newsletter et le myspace, on diffuse des infos, des photos, des titres inédits, et les gens nous font des retours, postent leurs propres photos de concerts, etc.
Ca nous permet de garder un contact avec le public, même en dehors des périodes de tournée.

DiscoBlog : Quel est votre morceau préféré de U2 ?
Simon : “Les anarchistes”

DiscoBlog : Y a-t-il des artistes ou des groupes que vous aimeriez faire découvrir aux lecteurs de DiscoBlog ?
Simon : Yep !
- Les belges de Ghinzu, dont le deuxième album Blow est sublime. On a surtout entendu leur single Do you read me à la radio, mais le reste de l’album vaut vraiment le détour !
- Et les français d’Ez3kiel, dont le dernier album Battlefield est renversant. A voir aussi (et surtout) sur scène, ça a été ma claque de l’année.

PS : La fournée de dinosaure du jour regroupe Depeche Mode (album prévu en 2009 et un Stade de France en juin, yeah), The Cure (album le 27 octobre) et U2 (nouvel album en 2009 aussi, produit par le trio Rubin, Eno, Lannois). Les 6 prochains mois s’annoncent musicalement assez lourds.

Visiter le site officiel de Chair Chant Corps.

Orouni, toujours la même pop low-fi et enchanteresse

Lundi 29 septembre 2008

Orouni

Pour ceux qui avaient bien aimé ça en mai dernier, petite séance bonus. Le second véritable album d’Orouni (Jump Out The Window) est disponible chez MonsterK7 depuis le début du mois. La chance d’une diffusion bien plus large pour ce petit groupe français que j’ai découvert via Facebook il n’y a pas si longtemps que ça. Si le premier album (A Matter Of Scale) ne m’avait pas entièrement accroché, je l’avoue, ce second opus me séduit totalement. Je réitère les éloges que j’avais eu en mai dernier : il était temps qu’un groupe français arrive enfin à obtenir ce son et cette légèreté low-fi !

Légèreté, le mot idéal. Ce n’est pas pour rien que l’album s’appelle Jump Out The Window. Tout au long de 10 pistes, c’est, d’un seul élan, à un véritable envol que nous invite Orouni. 10 chansons qui ont la finesse des morceaux de Belle & Sebastian, de Marissa Nadler (parce que les voix féminines de Mlie et Mina Tindle hantent l’album), Cat Stevens (pour la voix d’Orouni lui-même cette fois), voire même du Velvet Undergound. Et en fait, j’exagère à peine… si la réalisation est volontairement plus soignée que celle de Lou Reed, l’esprit mélodique est à mon sens bien là. D’entrée de disque, un morceau comme Panic At the Beehive - extrait du jour : - pose les bases de la magie Orouni.

Oh, bien entendu tout le monde n’accrochera pas à la prouesse pop qu’est Jump Out The Window. Mais pour les amateurs du genre, il sera difficile de ne pas admettre qu’en deux essais, Orouni pose là un album de référence pour le genre, du moins dans l’hexagone. La distribution via MonsterK7 ne peut que populariser le groupe, c’est tant mieux. Il en mérite tant en plus !

PS : Dans la série des nouveautés, le second album de Cindy Woolf est sorti en fin de semaine dernière également. Une musique toujours country-folk, mais cette fois plus électrique que sur Simple And Few. La voix est toujours est aussi belle, mais les racines s’éloingent malheureusement un peu. Des extraits en écoute sur le MySpace de l’artiste.

Visiter le site officiel d’Orouni.
Visiter le MySpace d’Orouni.

Orouni - Jump Out The WindowTracklist: 1. Panic At The Beehive / 2. A Story Of Ladder/ 3. A Greased & Golden Palm / 4. The Only Pictures I’ve Got / 5. The Perfume Conspiracy / 6. The Moneylenders / 7. Air Hostess On A Mission / 8. Open It In May / 9. The Tyrant’s Yoke / 10. Stomach Attack