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Archives de la catégorie Interviews

L’interview… Emma Pollock

Mercredi 27 juin 2007

Youpi ! Champagne ! C’est la dixième interview que DiscoBlog publie dans sa colonne !

Emma Pollock est écossaise. Issue d’un groupe qui a hanté la scène indé de Glasgow pendant 10 ans - The Delgados - elle signe aujourd’hui sont premier album. Watch The Fireworks sort en septembre et s’annonce comme un petit bijou pop ciselé par une large expérience musicale et par l’une des scènes musicales la plus inventive d’Europe. On reparlera de l’album sur DiscoBlog dans les jours qui viennent d’ailleurs.
En attendant, Emma Pollock s’est livré au petit jeu de l’interview DiscoBlog pendant son dernier passage à Paris. On y parle d’Ecosse, de variété, de Jacques Brel et de U2. L’une des interviews que j’ai eu le plus de plaisir à traduire !

DiscoBlog : Où êtes-vous pendant que vous répondez à cette interview ?
Emma Pollock : Je suis dans les bureaux de Beggars, à Paris, et je m???efforce de taper sur un clavier français. Je suis ici seulement pour la journée, de retour d???une session acoustique pour OuiFM. J???y ai fait une reprise du You Don???t Know enregistré en 1961 par Helen Shapiro. J???ai chanté les paroles en français, j???en suis très fière !

DiscoBlog : En écoutant Watch The Fireworks, je dirais qu???il se situe quelque part entre la musique folk et les influences pop/rock scandinaves. Comment décririez-vous votre musique et cet album ?
Emma Pollock : J???ai essayé de faire un album aussi éclectique que possible. J???étais la seule à en écrire les chansons et j???étais inquiète que l???album soit trop répétitif. Je dirais que l???album couvre le folk, la pop, mais aussi des sons plus sombres avec des chansons comme The Optimist et Newland qui pourrait faire partie d???une comédie musicale. Je voulais écrire des chansons avec différents sentiments, différents rythmes et utiliser des instruments variés, pour que l???album sonne « varié ».

DiscoBlog : Quelles ont été les principales influences et inspirations pour cet album ?
Emma Pollock : Je ne sais jamais vraiment qui sont mes influences parce que j???écoute vraiment beaucoup de musique, de toute époque et de tout type. Je sais par contre que je place la mélodie au dessus de tout et que j???aime les songwriters classiques comme David Bowie, Joni Mitchell, Kate Bush. J???aime beaucoup le nouvel album des Shins.

DiscoBlog : Vous avez participé pendant 10 ans à l???aventure The Delgados (NDLR : l???ancien groupe d???Emma, dissous en 2005). Qu???est ce que ça fait de ne plus jouer dans un groupe maintenant ?
Emma Pollock : C???est très intéressant d???avoir la liberté de faire exactement ce que l???on veut, mais on se sent aussi un peu seul de ne pas pouvoir partager son expérience avec un groupe. J???aime enregistrer et jouer live avec un groupe, parce que je veux encore faire de la musique qui sonne fort !

DiscoBlog : Quand on parle d???Ecosse et de musique, Belle and Sebastian et Franz Ferdinand sont les noms qui me viennent immédiatement à l???esprit. La scène écossaise doit être plus grande que cela. A quoi ça ressemble de l???intérieur ?
Emma Pollock : Il y a tellement de groupes qui sortent en Ecosse - une part disproportionnée de la population. Je ne sais pas pourquoi, mais il y a de l’activité en permanence, beaucoup de salles de concert et de répétition et plein d’occasion pour les gens de faire quelque chose. Il y a aussi un très bon esprit à Glasgow ??? les gens aiment lancer des projets sans se mettre trop la pression. C’est très sain pour la musique. Glasgow est aussi suffisamment loin de Londres pour avoir sa propre scène !

DiscoBlog : Y a-t-il un artiste français dont vous êtes fan ?
Emma Pollock : J’écoutais du Jacques Brel dans la voiture récemment??? (NDLR : ce qui montre bien que pour un anglo-saxon, français et belge c’est pareil???)

DiscoBlog : Quelle est votre chanson préférée de U2 ?
Emma Pollock : Ah??? je ne suis pas certain d’avoir un morceau préféré, mais j’aime les albums Joshua Tree et Achtung Baby. Sans doute The Fly en fait.

DiscoBlog : Y a-t-il des artistes ou des groupes que vous aimeriez faire découvrir aux lecteurs de DiscoBlog ?
Emma Pollock : Le nouvel album de Mother & The Addicts, Science Fiction Illustrated, sorti sur le label Chemikal Underground en août est un très bon disque.
Il y a aussi un nouveau groupe nommé Twillight Sad qui a sorti récemment sorti son premier album. Il mérite définitivement le détour.

Visiter le site officiel d’Emma Pollock

L’interview… Jil Caplan

Mardi 19 juin 2007

Dans la foulée de la sortie de Derrière La Porte, Jil Caplan s’est lancé dans le concours des réponses les plus brèves aux interviews DiscoBlog avec Matt Ward. Ca n’était pas du tout évident au départ, mais il semble qu’elle ait gagné cette compétition haut la main. Un petit conseils aux fans : lisez cette interview plusieurs fois pour réellement en profiter !

DiscoBlog : Où êtes-vous pendant que vous répondez à cette interview ?
Jil Caplan : Devinez ! Derrière ma porte virtuelle, mon ordinateur.

DiscoBlog : 20 ans de carrière depuis Oh! Tous Les Soirs en 1986. Toujours la même envie de faire de la chanson ?
Jil Caplan : Dingue non ? Mais la réponse est oui !

DiscoBlog : Qu’est-ce qui a changé pendant ces 20 ans, dans le monde de la chanson française ?
Jil Caplan : Moi et les autres.

DiscoBlog : Derrière La Porte, c’est l’album des retrouvailles avec Jay Alenski. Comment se sont passées ces retrouvailles ?
Jil Caplan : Vives & intenses, inattendues, mais comme un rendez vous évident.

DiscoBlog : Certains rythmes de Derrière La Porte sonnent un peu plus électroniques. C’est pour vous une nouvelle approche ?
Jil Caplan : Oui pour la forme…. Il y a plus d’électricité c’est certain. J’aime !

DiscoBlog : Quelles ont été vos principales influences pour Derrière La Porte ?
Jil Caplan : C’est surtout une façon d’être, essayer d’approcher d’une certaine justesse, de musique, de textes. on est toujours habité d’aînés qui ont ouverts une voie, un chemin de nouveauté.

DiscoBlog : Quel est votre morceau préféré de U2 ?
Jil Caplan : (Run Away) I Will Follow, sur Boys.

DiscoBlog : Y a-t-il des artistes ou des groupes que vous aimeriez faire découvrir aux lecteurs de DiscoBlog ?
Jil Caplan : Des tas ! Joan As Police Woman, Antony & The Jonhsons, Grandaddy, Tim Buckley (le père de Jeff), Will Oldham, certains titres de Nina Simone, Surjan Stevens….trop long à dire…..

Le site officiel de Jil Caplan.
La page MySpace de Jil Caplan.

L’interview… Andrea Revel

Mercredi 18 avril 2007

Il y a 15 jours, je vous parlais d’Andrea Revel, chanteuse et songwriteuse canadienne découverte en France avec la BO de ReGenesis. Elle a accepté, très vite, de répondre à une interview pour DiscoBlog. C’est cool, ça faisait un moment qu’il n’y avait pas eu d’interview ici. Elle nous éclaire sur la scène canadienne actuelle…

DiscoBlog : Où êtes-vous en ce moment, pendant que vous répondez à cette interview ?
Andrea Revel : Je suis actuellement à Montréal, Québec, Canada.

DiscoBlog : J’ai découvert vos chansons grâce à ReGenesis. Comment avez-vous vu vos chansons présentes dans cette série ?
Andrea Revel : L’équipe de ReGenesis a demandé à mon producteur, Behavior, l’autorisation d’utiliser la chanson Anywhere But Here en tant que thème principal. Ma voix est en fait dans le thème de la série, même si les paroles de la chanson n’ont pas été utilisées. Après avoir écouté une copie de mon premier LP Citysong, la série a finalement utilisé la chanson The Past is Never Past pour deux épisodes différents, dont le final de la première saison.

DiscoBlog : Comment qualifiriez-vous votre musique ?
Andrea Revel : C’est très difficile pour moi de qualifier ou catégoriser ma musique, parce qu’elle dépend de ce que je suis à l’intérieur quand j’écris et enregistre un album. En ce moment, je suis surtout concentré sur ma guitare électrique, une Gretsch Duo-Jet, et cela va grandement influencer mon prochain album. Je dirais que Citysong est un hybride de folk et de musique électronique, ou “la country girl qui rencontre la city girl”.

DiscoBlog : Quelles sont vos principales sources d’inspiration pour votre dernier album, Citysong ?
Andrea Revel : Je pense que mon inspiration principale pour Citysong était mon déménagement depuis Calgary (Alberta) vers Montréal. Ca a été un grand changement pour moi. Une autre source d’inspiration a également été ma découverte de la composition avec boucles et samples.

DiscoBlog : En écoutant Mile Zero et Citysong, beaucoup de noms d’artiste folk - comme Alanis Morissette - me viennent à l’esprit. Comment vous placez-vous dans cette scène folk/alternative ?
Andrea Revel : Je ne sais pas réellement où me placer. Vous feriez probablement un meilleur boulot que moi sur ce point.

DiscoBlog : Depuis quelques années, la scène canadienne est de plus en plus active, au moins vu d’Europe. Comment ressentez-vous cela de l’intérieur ?
Andrea Revel : J’ai l’impression que la scène canadienne a toujours été très active, c’est seulement qu’elle est aujourd’hui reconnue internationalement. Je dois dire que le fait de vivre à Montréal de nos jours est très excitant pour un musicien. The Stars, The Dears ou Arcade Fire sont seulement la partie immergée de l’iceberg.

DiscoBlog : Jusqu’à quel point Internet est important dans votre musique et le contact avec vos fans ?
Andrea Revel : Internet est extrêmement important pour garder contact avec le public, surtout MySpace. Je rencontre beaucoup de fans et j’adore vraiment ça.

DiscoBlog : Des chances de vous voir en concert en France dans les mois qui viennent ?
Andrea Revel : Je devrais tourner en Europe l’hiver prochain, mais rien n’a encore été confirmé.

DiscoBlog : Quelle est votre chanson préférée de U2 ?
Andrea Revel : J’aime beaucoup cette question parce que j’étais une très grande fan de U2 quand j’étais adolescente. Je dois dire que Bad, With or Without You et Trying to Throw Your Arms Around The World (je pense que c’est le titre exact…).

DiscoBlog : Y a-t-il un groupe ou un artiste que vous aimeriez faire découvrir aux lecteurs de DiscoBlog ?
Andrea Revel : Oui ! J’ai quelques bons amis qui sont réellement épatants : Behavior , Amanda Mabro, Patrick Krief, Claire Jenkins
avec Band
et Treasa Levasseur.

L???interview??? Blizzar B

Lundi 5 février 2007

Promis la semaine dernière, déjà en ligne ce lundi.
Ben le bassiste, Aurélie la batteuse et Julie la chanteuse/guitariste de Blizzar B répondent aux questions de DiscoBlog…

DiscoBlog : Où êtes-vous en ce moment, pendant que vous répondez à cette interview ?
Julie : On est chez Ben, devant un match de handball (France-Allemagne en demi finale de la coupe du monde).

DiscoBlog : Comment vous êtes-vous rencontrés ?
Julie : J???ai rencontré Aurel au fond d???une salle de cours en fac de musico, à Dijon. On n???avait pas de copains alors on s???est retrouvées au fond??? Et pis quelques mois plus tard j???ai reçu un coup de fil de Ben, alors qu???on cherchait à intégrer une basse dans le groupe.
Ben : En fait à l???époque je jouais de la guitare et je cherchais un projet sérieux. Un pote m???a filé le numéro de Julie, en me faisant écouter un enregistrement d???une répète de Jul et Aurel. J???ai trouvé ça très abouti et assez original ; à l???époque il s???agissait des ébauches de nos futures premières compos : Je m???enivre, Kill Myself???
J???ai donc appelé Jul et j???avoue avoir fait le forcing pour jouer avec elle. On a accroché direct, elle m???a présenté Aurel, et là on a commencé à faire des trucs à trois??? Au bout de quelques semaines, on n???avait toujours pas de bassiste, et je me suis rendu compte que finalement, Jul meublait totalement l???espace musical mélodique en chantant et jouant. J???ai ravalé ma fierté et je suis allé m???acheter une basse??? non, non, je ne regrette rien???

DiscoBlog : Une question peut-être un peu bête, mais tellement de groupes de rock français sortent maintenant leurs albums en anglais… pourquoi chantez-vous en français ?
Julie : Au début c???était par défi, pour voir ce dont on était capable??? C???est une langue qui est vachement poétique, le français, et je pense que même si on maîtrisait l???anglais, on ne ferait pas mieux au niveau des textes.
Aurélie : Et puis c???est notre langue à la base???
Julie : L???écoute est différente en concert??? en fait, c???est tellement logique de chanter en français devant des français??? les gens t???écoutent. Et c???est aussi plus facile d???interpréter un texte en français sur scène??? physiquement. J???aime bien vivre les chansons en français. En anglais, je ne pourrais pas les vivre. Même si tu comprends ce que tu chantes en anglais, ce n???est pas inné.

DiscoBlog : A l’écoute de En Chaîne Et En Os, on se dit que Blizzar B est assez difficile à catégoriser. D’abord à cause de la voix féminine, pas si courante que ça finalement, et aussi à cause de la patte musicale. Comment vous qualifieriez votre musique ?
Ben : Boarf, difficile à dire??? c???est du « Blizzar B », quoi??? Je pense vraiment qu???on a notre style : tout simplement une musique suprêmement géniale et accrocheuse. Je rigole.
On peut se classer dans le « rock », c???est sûr, le rock français, c???est sûr aussi???
Julie : Au départ c???était de la pop. Ensuite le temps qu???on se découvre les uns-les autres, c???est devenu très rock. Ensuite, dans le rock lui-même, on vit une évolution constante. On est partis sur cette direction??? On peut aussi dire qu???on est très exigeants sur notre manière de composer ; on espère que ça se sent, mais il y a de la recherche dans nos chansons.
Ben : C???est vrai qu???on a du mal à se satisfaire des suites d???accords banales à la Kyo??? Après, je ne dis pas non plus qu???on fait du Dream Theater, mais on essaye de dégager une originalité dans nos morceaux. Une touche personnelle, non formatée.
Julie : Et puis quand on compose, on s???imagine déjà jouer le morceau sur scène. Donc au final on a un résultat très brut, sans trop d???arrangements.

DiscoBlog : Quelles sont vos sources d’inspiration dans la musique rock ?
Julie : Pour écrire, mes sources d???inspiration, c???est les sentiments très extrêmes que les gens peuvent ressentir autant dans les drames que dans les situations de joies??? C???est vraiment les sentiments dans ces deux extrémités qui m???intéressent. Mais j???avoue que je tire sur le drame. Et la joie dans son extrémité peut être dramatique ; je parle de l???amour, le bonheur d???aimer.
Pour la musique, pas mal de pop anglaise mais je suis un peu déçue par tous les groupes qui se pointent en ce moment. On était bien tranquilles avec nos Bloc Party et nos Franz Ferdinand, même si c???est récent, mais y???a trop de petits groupes qui ont suivi cette vague. Du coup, retour aux classiques : Rammstein, Air, Radiohead??? Tiens puis cet aprem je viens d???acheter deux CD de Marylin Manson, pour les bons souvenirs et aussi pour la puissance.
Ben : Muse est sans conteste mon groupe de prédilection. Ensuite, j???ai beaucoup écouté de hard rock (AC/DC, Guns N Roses???) étant plus jeune, mais je ne suis pas certain que ça se ressente dans ma manière de jouer de la basse. J???aime beaucoup les lignes de basse funky, à la Red Hot Chili Peppers ou autre Keziah Jones. Et en ce moment, je suis dans le trip rock anglais : Bloc Party, Radiohead, Klaxons, Artic Monkeys et tous les trucs que tu entends sur MTV2, répétitifs, pas géniaux, mais tout de même assez??? différents???
Aurélie : J???écoute tout ce que les deux autres n???écoutent pas et tout ce qu???ils n???aiment pas, surtout Superbus???

Discoblog : Une nouvelle démo arrive le 29 janvier dans les bacs, avec trois titres inédits. A quoi s’attendre avec cette nouvelle galette ?
Ben : Ceux qui nous connaissaient déjà peuvent s???attendre à plus de patate, à plus de précision, de justesse aussi??? Pour ceux qui ne nous connaissent pas, tout simplement du rock
Aurélie : J???ai l???impression que ce sont les prémisses de quelque chose de nouveau??? Que ça annonce quelque chose???
Julie : On peut s???attendre à nous voir dans des festoches plus importants que ceux de l???année dernière !

DiscoBlog : Quelle est votre chanson préférée de U2 ?
Ben : Where The Streets Have No Name
Aurélie : Vraiment une question??? trop conventionnel, U2 !
Julie : J???en aime plein en fait??? juste pour l???histoire je dirais Sunday Bloody Sunday parce qu???au début je la chantais en rigolant, mais plus maintenant???

DiscoBlog : Y’a-t-il un groupe ou un artiste que vous aimeriez faire découvrir aux lecteurs de DiscoBlog ?
Julie : J???écoute que Rammstein en ce moment??? mais pour les textes, je dirai Albin de la Simone.
Aurélie : Gérald Genty.
Ben : Sur le plan international, j???aime assez ce que font the Klaxons en ce moment. Sur le plan local, j???ai récemment découvert Nomadic Lab, fusion electro/manouche ??? originale, surprenante et efficace.

photo : La Zickograf - Fanny Thevenet

L’interview… M. Ward

Mardi 24 octobre 2006

Même si je n’en ai pas encore parlé sur DiscoBlog, je peux vous garantir que Post-War, le tout dernier album de M. Ward, est l’un des joyaux pop/folk produits en 2006. Un sans faute pour cet artiste qui commence à cartonner sur la scène indépendante.
Et même s’il est discret, M. Ward a tout de même accepté de répondre à une petite interview pour DiscoBlog. Mais je vous préviens tout de suite, les questions y sont souvent plus longues que les réponses…

DiscoBlog : Où êtes-vous actuellement, pendant que vous répondez à cette interview ?
M. Ward : Dans un hôtel, en Norvège.

DiscoBlog : J’ai personnellement découvrir votre musique via le clip de Chinese Translation, qui fait actuellement un carton sur YouTube. Pourriez-vous résumer en quelques lignes l’histoire de M. Ward ?
M. Ward : Mon histoire commence avec l’achat d’un enregistreur 4 pistes à l’âge de 15 ans. Jouant avec mes chansons dans une petite pièce… Pas grand chose n’a changé.

DiscoBlog : Post-War, votre dernier album, est sorti au mois d’août. Quel est l’accueil du public et des critiques ?
M. Ward : Les gens semblent aimer ces nouveaux sons.

DicoBlog : Deux pistes m’ont vraiment marqué sur Post-War. Le premier c’est évidemment Chinese Translation. Au delà de la sagesse ancestrale chinoise, quels sont les inspirations pour cette chansons ?
M. Ward : Les cycles. Essayer de créer une chanson qui commence là où elle se termine, aussi bien au niveau de la musique que des paroles.

DiscoBlog : Hors Chinese Translation, quelles sont vos inspirations en général ?
M. Ward : Les vieux albums. Les vieilles productions. Les mauvaises imitations.

DiscoBlog : La seconde piste qui m’a marqué, c’est Neptune’s Net. Elle me rappelle le vieil Apache des Shadows dans les années 1960. Que fait une piste aussi guitare/rock/instrumental sur un album aussi soft-pop/folk que Post-War ?
M. Ward : Eh bien… c’est un monde étrange après tout…

DiscoBlog : Quel est votre chanson préférée de U2 ?
M. Ward : The Unforgettable Fire

DiscoBlog : Y’a-t-il un artiste ou un groupe que vous souhaiteriez faire découvrir aux lecteurs de DiscoBlog ?
M. Ward : John Fahey

L’interview… Tasmin Archer

Samedi 7 octobre 2006

Je l’ai déjà annoncé sur DiscoBlog, le prochain album de Tasmin Archer est sorti il y a quelques jours. Intitulé sobrement ON, il regroupe 10 titres tous composés au cours de ces dernières années. Après bientôt 10 ans d’absence, et deux album sortis au milieu des années 1990, le retour de Tasmin Archer sur la scène pop est un petit évènement en soit.
Et puisque sur DiscoBlog on ne recule devant rien pour les artistes qu’on aime, on s’est fendu d’une petite interview de la belle anglaise. Histoire d’en savoir un peu plus sur ce troisième album, sur sa si longue absence des bacs et sur deux trois autres trucs qui tournent autour de la musique.

Une interview un peu longue, qui du coup sera publié en deux parties. Aujourd’hui, on se penche sur les 10 ans d’absence de Tasmin Archer et sur ces motivations pour enregistrer ce nouvel album… Elle nous décrira en détail, plus tard, chacun des pistes de ON pour savoir un peu mieux dans quelles conditions ont été écrites toutes ces nouvelles chansons.
Une interview exclusive pour DiscoBlog. Yeah !

DiscoBlog : Où êtes-vous actuellement, pendant que vous répondez à cette interview ?
Tasmin Archer : Je suis installée dans mon salon, et je peux voir par la fenêtre que le soleil brille.

DiscoBlog : Comment êtes-vous parvenue à enregistrer votre premier album (Great Expectations) ?
Tasmin Archer : On a fait des démos de nos chansons et on les a envoyées à toutes les maisons de disques possibles en Grande-Bretagne… et on a essuyé un refus de toutes. Par hasard, nous avons tout de même signé un accord de publication avec Virgin et trouvé un manager. Tous ensemble, on a réussi à persuader EMI de nous donner une chance.

DiscoBlog : En France, Sleeping Satellite a remporté un bon succès tout en étant régulièrement programmé en radio. La chanson, et l’album, ont-ils reçu un aussi bon accueil dans les autres pays ?
Tasmin Archer : Oui. Le single Sleeping Satellite a été un hit dans la plupart des pays européens et également dans le reste du monde. L’album s’est bien vendu aussi un peu partout.

DiscoBlog : Votre troisième album, ON, sort ce mois-ci. Pourquoi autant de temps avant sa sortie ?
Tasmin Archer : J’ai quitté EMI fin 1997/début 1998, après que la promotion de Bloom (NDLR : son second album) ait été terminée. J’avais prévu de faire une pause d’un an, mais des choses sont arrivées qui m’ont fait prolonger ce break de quelques années. Quand j’ai voulu recommencer à écrire, j’étais complétement bloquée, j’ai commencé plein de morcaux que j’étais incapable de finir. Quelques autres années ont passé, pendant lesquelles j’ai désespérément essayé de passer le cap et les chansons ont commencé à être plus facile à écrire. Terminer l’enregistrement du disque et trouver une maison de disque pour l’éditer a encore pris quelques années… de telle façon que les choses se sont juste accumulées. Je n’avais pas prévu d’être absente aussi longtemps, c’est juste comme cela que les choses sont arrivées.

DiscoBlog : Quelles sont vos principales sources d’inspiration pour ce nouvel album ?
Tasmin Archer : La vie en général est ma principale inspiration pour cet album. Ses chansons sont largement inspirées par la vie et trouvent leurs racines dans les différentes vies que mènent les gens et dans les émotions qu’ils rencontrent dans le monde actuel. Les chansons sont en partie inspirée de mes expériences personnelles, mais avec une dose variable de poésie. J’aime bien penser que ON est une oeuvre entière, dans laquelle chaque chanson serait un peu comme un chapitre de livre.

DiscoBlog : Quels conseils donneriez-vous à un groupe, ou un artiste, qui veut se lancer dans la musique aujourd’hui ?
Tasmin Archer : Reste vraiment toi-même. C’est déjà assez difficile de s’occuper des aspects businnes de la musique tels qu’ils sont… si en plus il faut compromettre sa musique uniquement pour le succès commercial, cela devient vite inconfortable.

DiscoBlog : Quelle est votre chanson favorite de U2 ?
Tasmin Archer : Actuellement, Elevation parce que c’est l’hymne sur lequel mon équipe de football favorite (Sunderland) rentre sur le terrain.

DiscoBlog : Y’a-t-il un artiste ou un groupe que vous souhaiteriez faire découvrir aux lecteurs de DiscoBlog ?
Tasmin Archer : J’aimerai recommander aux lecteur de DiscoBlog quelqu’un qui est un de mes bons amis, et un très brillant musicien et guitariste : Elliott Randall. J’ai récemment eu le plaisir de faire la voix sur sa reprise du classique de Steely Dan Reelin’ In The Years. Elliott, bien entendu, jouait le solo de guitare sur la version originale du morceau. Il a sorti quelques nouveaux morceaux et a collaboré avec de très très bons musiciens et artistes au fil des ans. J’aimerai réellement que ceux qui ne connaissent pas sa musique puisse avoir une chance de la découvrir.