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Archives de la catégorie Soldes

Fat Boy Slim - Palookaville

Jeudi 7 février 2008

Fat Boy Slim - Palookaville

On continue, encore aujourd’hui, à racler les fonds de tiroir de la musique commerciale… avec un truc que j’aurais jamais cru trouver à 3 euros… Analyse de Soldes

Fat Boy Slim est un mec très gentil. J’en suis persuadé. Seulement, voilà… il doit être de ces gens qui ont besoin de faire des sons bizarres et de sampler à peu près tout ce qui leur passe sous la main. Ca arrive à plein de monde. Moby a eu sa période comme ça aussi. Damon Albarn aussi… Le truc de Fat Boy Slim, c’est qu’il n’en est jamais réellement sorti.

Je dois bien admettre que trouver un album de Fat Boy Slim à 3 euros m’a énormément surpris. Pour moi, assez bêtement, Fat Boy Slim fait partie des références bobos que les gens doivent s’arracher. Son succès initial avec The Rockafeller Skank (j’adore ce morceau, du coup la vidéo est un peu plus bas dans ce post…) a été tel, à l’image du Porcelain (Play) de Moby, que j’imaginais toujours Fat Boy Slim dans les CD branchés à 25 euros pièce minimum. Image peut-être un peu bête, mais l’électro-branchouille est un sujet que je maîtrise assez mal au quotidien. Alors, Palookaville à 3 euros, il s’est retrouvé immédiatement dans ma pile de soldes… et hop, direction la caisse !

Interlude, comme promis, la vidéo de The Rockafeller Skank :

J’ai été bien moins déçu que quand j’ai fait l’acquisition du Come With Us des Chemical Brothers il y a deux ans, pendant les soldes également. Il faut dire que la différence entre le garçon gras et les frères chimiques, c’est que Fat Boy Slim ne se prend pas au sérieux. Il fait de la zik pour l’éclate. En tout cas c’est ce qu’il me semble… en écoutant l’intro d’un Wonderful Light, la reprise du Joker de Steeve Miller Band ou encore les onomatopées d’un Slash Dot Dash.
Mais sous ce côté potache, Fat Boy Slim n’en est pas moins un as de la platine. Rien que le morceau d’intro de Palookaville, Don’t Let The Man Get You Down - extrait du jour : - montre qu’il ne fait pas que visiter les fonds de tiroir des samples et d’en coller les bouts ensemble. On ne fait pas une musique aussi prenante sans avoir un minimum de talent… Un minimum.

Sérieusement, Palookaville n’est sans doute pas le meilleur album du Slim. C’est You’ve Come a Long Way, Baby qui mériterait largement ce titre… Palookaville est un poil désordonné et part parfois dans tous les sens, voire n’importe où.
Reste que Fat Boy Slim, en plus quand il collabore avec Damon Albarn sur certains morceaux (Put Back Together sonne un peu comme un Tender - de Blur - sous acide…) fait une putain de bonne musique. Et que tout ses albums valent sans problème un plus-que-la-moyenne.

A 3 euros, j’aurais vraiment eu tort de laisser celui-là de côté !

Tracklist: 1. Don’t Let the Man Get You Down / 2. Slash Dot Dash / 3. Wonderful Night / 4. Long Way from Home / 5. Put It Back Together / 6. Mi Bebé Masoquista / 7. Push and Shove / 8. North West Three / 9. Journey / 10. Jin-Go-Lo-Ba / 11. Song for Chesh / 12. Joker

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Krokus - Hellraiser

Mercredi 6 février 2008

Krokus - Hellraiser

Et comme presque tous les six mois, c’est reparti pour un tour. On va se pencher sur les fonds de tiroir du rock et de la zik en général et décortiquer des CD dénichés à 3 ou 5 euros dans les bacs à soldes de la Fnac. Une Fnac qui semble comprendre de plus en plus le jeu des soldes : de moins en moins de CD disponibles, de plus en plus d’acheteurs et de moins en moins de découvertes. Ce sont au contraire quelques valeurs sûres trop largement diffusées qui atterrissent désormais dans les bacs au rabais. Pas grave, je suis preneur quand même… Mais la belle époque des fouilles de soldes se terminera peut-être bientôt. Qui sait…
Disque du jour donc…

A la première écoute, cela n’a rien d’évident, mais Krokus est un groupe suisse. A croire que, contrairement à ce que pouvait dire Orson Welles dans Le Troisième Homme, ce pays a réussi à créer autre chose qu’une petite pendule qui fait coucou, coucouElle revient de loin celle-là, c’est pas évident de placer du Orson Welles sur un blog musical…

Bref, Krokus vient du pays des vaches violettes et des fleurs sauvages et sort depuis plus de vingt ans des disques qui le sont justement… sauvages. Krokus, c’est du métal dans tout ce qu’il peut avoir de gros, limite propre, énervé, et finalement pas très original. On va me traiter d’aigris et je connais des collègues de bureau qui n’en penseront pas moins… mais le métal c’est en gros la même histoire depuis Black Sabbath. Quelques solos de guitares bons techniquement, mais pas forcément transcendants… Quelques cris et énervements du chanteur sur le thème de “je suis l’antéchrist, all hail!“. Et enfin quelques ballades et chansons d’amour parce que Scorpions et Metallica ont prouvé qu’on ne se ridiculisait pas forcément en faisant l’homme amoureux. Viril, mais amoureux.

La caricature est un poil sauvage, mais l’écoute de Hellraiser (la piste éponyme en extrait du jour parce qu’il faut bien illustrer le propos : …), énième album du groupe sorti en 2006, est sans grande concession. Si la recette est bonne, et si la mayonnaise prend, ça reste tout de même une zik qu’on a entendu 4.000 fois depuis la fin des années 1960. Sympa, mais sans plus. Et surtout pas inventif…

Je vais faire mon culturé : Lester Bang, le dieu des critiques musicaux, disait que la différence entre Metal et Hard-rock, c’est que le Hard assume et joue de ses racines blues alors que le Metal préfère les enterrer. Krokus tape sans vergogne du côté du Metal, ce genre qui se caricature à force de ne plus avoir de racine justement. Je trouve le côté blusie d’un AC/DC tellement plus remuant et tellement plus énergique… Tellement plus rock. Pas que Krokus soit mauvais… juste que bon. Voilà…

Tracklist: 1. Hellraiser / 2. Too Wired to Sleep / 3. Hangman / 4. Angel of My Dreams / 5. Fight On / 6. So Long / 7. Spirit of the Night / 8. Midnite Fantasy / 9. No Risk No Gain / 10. Turnin’ Inside Out / 11. Take My Love / 12. Justice / 13. Love Will Survive / 14. Rocks Off!

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