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Archives de la catégorie Scène US

The Killers marchent sur les traces de Queen, la voix en moins…

Jeudi 27 novembre 2008

The Killers

J’ai pris l’habitude, depuis quelques semaines maintenant, d’aller chercher les dernières nouveautés sur la plateforme Deezer. C’est vrai qu’au point de vue des archives, on n’y trouve pas toujours ce qu’on cherche… allez y trouver un vieux Led Zeppelin correct par exemple… mais pour découvrir les dernières productions de la scène internationale, cette plateforme d’écoute gratuite vaut ses quelques cacahuètes.

C’est comme ça que je suis tombé ce matin sur le dernier album de The Killers : Day & Age. Entre The Killers et moi, ça n’a jamais été une histoire d’amour. J’ai complètement zappé ce groupe depuis sa création. C’est le tout premier single qui m’a refroidi. Somebody Told Me était pour moi trop dans l’air du temps, une copie énervée d’un Franz Ferdinand, d’un Bloc Party et de tant d’autres. En 2004, on en avait soupé de ces groupes brouillons et énervés, simples et simplistes. The Killers était pour moi l’étincelle qui fait déborder le vase. J’ai boudé, tout simplement.

Ce matin, c’était différent. Je me suis dit : “Mon François, tu es un garçon intelligent et ouvert contrairement à ce que peuvent penser certains de tes collègues de travail. Tu peux aller plus loin que quelques a priori à la con et essayer d’écouter ce nouvel opus qu’on te propose si gentiment. Si tu n’aimes pas, tu coupes et tu retournes à ta musique de vieux con. Point.” J’ai une vie intérieure très riche… J’ai donc appuyé sur le bouton lecture de Deezer, pas convaincu pour autant mais curieux. L’album s’ouvre sur Loosing Touch. En version live, enregistré là pendant le Later with Jools Holland sur la BBC, ça donne ça :

Enfin, ça donne ça avec un mix studio dix fois plus puissant. En moins d’une minute j’étais conquis. The Killers m’ont pris par surprise avec une instrumentation profonde et puissante, une composition riche à laquelle je ne m’attendais pas du tout. Moi qui n’espérai qu’un bruit de guitare énervé, j’ai été plus que surpris. Sur ses meilleures pistes, Day & Age n’est plus un album de rock-bruitiste, c’est une putain de symphonie rock. J’en remets une couche avec Neon Tiger, toujours en live pendant le Later with Jools Holland :

Profond. Impotayble.
Bon, tout l’album n’a pas cette prestance. J’ai finalement eu du bol que Day & Age débute sur Loosing Touch. Parce que les deux premiers singles publiés (Human et Spaceman) n’ont rien à voir avec l’affaire. Plus aérien, voire trop disco, ils m’auraient dégouté de l’album à la première écoute. Tout comme The World We Live In qui frôle l’univers de ColdPlay. Limite.
Mais sur le reste de l’album, comme A Dustland Fairytale, ou ce Goodnight, Travel Well qui dure 7 minutes, quelle virtuosité. Pour moi, et je sais qu’on me contredira, The Killers rejoint un peu les meilleurs moment d’un Queen (période Innuendo ou The Game), la voix de Freddy Mercury en moins bien entendu. Sur ce dernier point on ne compare pas. Mais sur les compositions, le challenge mérite peut-être d’être posé.

Est-ce encore du rock ? C’est peut-être plus que ça. Bien plus que de la pop en tout cas. La discussion est lancée… Comme quoi Day & Age nous emmène déjà super loin…

PS : On en discutait avec Herr Christian hier, quel sera l’album qui restera de 2008 ? Sans doute le Third de Portishead ? A votre avis ?

Visiter le site officiel de The Killers.
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The Killers - Day & AgeTracklist: 1. Losing Touch / 2. Human / 3. Spaceman / 4. Joy Ride / 5. Dustland Fairytale / 6. This Is Your Life / 7. I Can’t Stay / 8. Neon Tiger / 9. World We Live In / 10. Goodnight, Travel Well

Dolly Varden, une grosse sensation folk-pop-country…

Lundi 15 septembre 2008

Dolly Varden

Ma grosse sensation de la rentrée n’a rien du tout à voir avec l’actualité. C’est un groupe qui officie aux States depuis plus de dix ans et que j’ai eu la chance de découvrir au travers des soldes du label Undertow, diffuseur entre autres des albums de Someone Still Loves You Boris Yeltsin.

Ce groupe donc s’appelle Dolly Varden. Créé en 1995 autour du couple Stephen Dawson / Diane Christiansen, Dolly Varden doit son nom, assez bizarrement, à une race de truite. Et c’est à peu près le seul truc ras-de-l’eau qu’on pourrait trouver sur ce groupe. Dès qu’on va parler de sa musique, on va devenir tout de suite plus aérien.
Dolly Varden travaille un sorte de country-folk matinée d’éléments pop très très agréable à l’oreille. Une sorte de rencontre entre le génie australien des Crowded House et les racines texanes d’un Dixie Chicks. Le mélange semble assez bizarre dit comme ça, mais je peux vous garantir que la mayonnaise prend sans aucun souci. Pour s’en convaincre, un petit extrait du jour comme ce Trying To Live Up issu de l’album Forgiven Now sorti en 2002 et album du jour au passage : . C’est par cette piste que j’ai immédiatement plongé dans l’univers du groupe, une piste qui a réveillé en moi bien des amitiés avec la musique américaine.

Tout l’album suit cette trame avec plus ou moins de rigueur, mais avec toujours une fraicheur et une inventivité bienvenue. Les autres albums du groupe, j’attends simplement de les recevoir pour vous en dire plus. La bonne nouvelle de la journée, c’est que Dolly Varden devrait bientôt répondre à une interview pour DiscoBlog. On reparle donc de cet excellent groupe dans les jours qui viennent. Très certainement.

PS : Amoureux de Jazz, vous allez adorer The Crime Lounge, site dont je parlais la semaine dernière. Disponible sur ce blog depuis ce week-end, les deux bandes originales de L’Affaire Thomas Crown, dont celle signée Michel Legrand en 1968. Un must.

Visiter le site officiel de Dolly Varden.
Visiter la boutique du label Undertow.

Dolly Varden - Forgiven NowTracklist: 1. Surrounded By The Sound / 2. Trying To Live Up / 3. Forgiven Now / 4. The Lotus Hour / 5. Overwhelming / 6. Wish I Were Here / 7. There’s A Magic / 8. Time For Me To Leave / 9. Disappear / 10. 1000 Men Like Cigarettes / 11. Meant To Be

[free] Enjoyed: A Tribute To Björk’s Post

Lundi 2 juin 2008

Bizarrement, l’album dont je vais causer aujourd’hui n’a pas fait tant de bruit que ça sur le Web francophone. J’en ai vu des bouts sur l’Oreille en Feu (que je salue au passage), mais c’est tout. D’autant plus bizarre que l’album en question est dû à l’un des sites phares de la sphère musicale anglophone, est disponible gratuitement, et qu’il touche de près l’une des artistes les plus reconnues par les trentenaires du Web, ceux qui ont mûri avec le Web, des bulles et des accords électroniques plein la tronche. Oui, je parle de Björk, vous aurez reconnus ces yeux vifs là au dessus.

Enjoyed, donc, est un album hommage à la dame islandaise au travers de 12 pistes reprises et réinterprétées par quelques artistes clés de la scène indépendante américaine. Suivant un concept déjà éprouvé avec R.E.M. et Radiohead (voir Drive XV et OKX), le portail américain Stereogum met ainsi à disposition gratuite des internautes un album entier pour le simple plaisir de la musique. L’enjeu est double : diffuser gratuitement de la zik de qualité, c’est de moins en moins rare mais toujours aussi plaisant, et faire découvrir aux internautes des groupes et artistes inconnus par le biais de reprises de morceaux eux plus connus. Double pari plutôt réussi à l’écoute d’Enjoyed.
Ah oui, une dernière branche du concept : les albums hommages de Stereogum s’articule toujours autour d’un anniversaire. Il y avait les 10 ans de O.K. Computer, les 15 ans d’Automatic For The People… aujourd’hui ce sont les 12 ans de Post qui font l’évènement…

Vous savez tout du concept, on peut passer à la musique. Pour mieux causer de Enjoyed, j’ai envie de faire un parallèle avec un autre album de Björk : Telegram. Sorti en 1996, l’album bleu était une compilation de remix de certaines pistes de ses deux premiers opus (Debut, et Post justement). Des remix parfois très très étranges (le nouveau mix d’Enjoy, brrrr) mais qui n’étaient pas si perturbants que ça, la voix familière de Björk hantant toujours les pistes. L’un dans l’autre, par sa diversité et son large spectre musical, Telegram est peut-être ce qui s’est fait de mieux dans la carrière de Björk, juste après ce voyage atomique qu’est Homogenic.

Telegram touchait à tous mais restait un peu uni. Enjoyed explose lui totalement l’univers de Björk. C’est bien entendu la diversité des artistes choisis par Stereogum qui en est la cause. Pas mal de folk-électro (Bell sur It’s Oh So Quiet, ou Dirty Projectors sur le divin Hyperballad), des trucs à peine audibles (Dirty Projectors sur Enjoy, Liars sur Army Of Me)… mais au final des pistes dont l’émotion est incroyablement palpable, presque physique. Telle cette reprise sur le fil du rasoir d’Isobel par Xiu Xiu - extrait du jour donc : . Troublant. Intense. Etrange.

Tout Enjoyed a cette incroyable densité, sonore et émotionnelle. Quelque chose qui fait qu’à la première écoute, on se dit qu’on n’écoutera plus jamais ça… mais auquel finalement au revient. Comme un plat épicé, qu’on trouve un peu désagréable à la première bouchée mais qui révèle toutes ses saveurs au fur et à mesure du repas. J’ai l’impression d’écrire comme André Manoukian, c’est affreux. J’arrête là.
Enjoyed est disponible gratuitement sur le site de Stereogum et en surprendra plus d’un. Foncez !

PS : Ç rage, ô désespoir… DiscoBlog se vautre en ce début de mois à la 27e place du classement Wikio Musique. Une sacrée gamelle…

Enjoyed: A Tribute To Björk's PostTracklist: 1. Liars - “Army of Me” / 2. Dirty Projectors - “Hyperballad” / 3. High Places - “Modern Things” / 4. Bell - “It’s Oh So Quiet” / 5. Pattern Is Movement - “Enjoy” / 6. Evangelicals - “You’ve Been Flirting Again” / 7. Xiu Xiu - “Isobel” / 8. Final Fantasy & Ed Droste - “Possibly Maybe” / 9. White Hinterland - “I Miss You” / 10. El Guincho - “Cover Me” / 11. Atlas Sound - “Headphones” / 12. No Age - “It’s Oh So Quiet” (Alternate Take)

Télécharger gratuitement Enjoyed sur le site de Stereogum.
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[album] Aimee Mann - @#%&! Smilers

Lundi 26 mai 2008

Je vous annonçais il y a quelques jours haut et fort que le prochain album d’Aimee Mann était encore une fois une perle, je vais tenter d’argumenter tout ça aujourd’hui, entre deux rendez-vous et trop de travail… Mais avant tout, je voudrais faire passer deux messages personnels.
D’abord, je tiens à remercier Eric N’Roll pour le travail soutenu de défricheur de l’actualité musicale qu’il effectue avec passion depuis des années sur son blog. C’est grâce à lui que j’ai appris qu’Aimee Mann préparait un nouvel album, que mille pétales de rose caressent ses pieds pour cela. Ensuite, je tiens à m’excuser publiquement auprès d’Aimee Mann pour tout le mal que j’ai pu lui faire. J’avoue que trop impatient d’entendre les nouvelles pépites qu’elle y interprète, j’ai téléchargé de manière assez illégale son nouvel album. Je m’en excuse mais je jure solennellement, et devant témoins, que je serais dans les rayons de la Fnac des Ternes le 3 juin pour trouver une copie physique de ce magnifique opus. Les préliminaires étant terminés, lançons nous maintenant dans l’autopsie de @#%&! Smilers. Rha !

Je propose de commencer tout de suite la chronique par l’extrait du jour, sans conteste le meilleur moreau de l’album. Eric lui-même ne s’y est pas trompé, c’est également l’extrait qui place sur son site… Ballantines - extrait du jour donc : - piste de clôture, est un duo d’Aimee Mann avec le folkeux ricain Sean Hayes. Ce qui m’a permis au passage de découvrir cet artiste. Assez jazzy, ce morceau d’une rare légèreté fait à la fois penser aux films de Frank Capra et aux comédies musicales américaines, là où les plus grands moments de désespoir finissent sur des chansons et des airs enjoués. Un moment de légèreté quelque chose que je n’avais pas entendu depuis longtemps sur un album quelconque… En réfléchissant, c’est sans doute le Modern Nature de Sondre Lerche et Lillian Samdal sur un album déjà sorti il y a quelques années qui sera la référence la plus proche de cet extrait. Au passage, allez écouter cet extrait là aussi, il vaut la chandelle…

En y réfléchissant plus, les quelques lignes rédigées plus haut valent pour l’entièreté de l’album. @#%&! Smilers est bien plus relevé, mais surtout enjoué, que The Forgotten Arm et même que Lost In Space. Les accords plus pops et synthétiques doivent y être pour quelque chose. Mais attention, musique légère ne veut pas dire chanson superficielle… les textes d’Aimee Mann sont toujours aussi proche de la vraie vie et décrivent toujours, quelque part, le monde de ceux qui essaient de s’en sortir et de ceux qui n’y arriveront pas. On est toujours loin des textes gnans gnans et des chansons pour midinettes, Aimee Mann a toujours été un songwritress engagée, elle ne va pas changer de trottoir aujourd’hui pour faire dans la mièvrerie. Freeway, ouverture de l’album et premier single a priori - audible au passage sur
le site officiel de madame - donne le ton avec sa critique à peine voilée des gens bourrés de fric et de complexes… le reste de l’album suit en général cette petite réécriture de la société… Ca rend encore le boulot d’Aimee Mann plus appréciable et agréable.

Du coup, avec un mélange de textes toujours aussi bien ficelés, et de musiques acidulées plutôt très sympas, j’aurais tendance à dire que @#%&! Smilers est sans doute l’album d’Aimee Mann le plus réussi depuis quelques années. Plus facile à aborder que les précédents et plus facile à garder dans l’oreille. Il faudra voir avec le temps, mais pour moi c’est un CD qui mérite un 5/5.

PS : Sans aucun rapport, je sais de source très sûre que Qurtis travaille actuellement sur un nouvel album après beaucoup d’années de silence et de projets. Et je sais également de source sûre que ça plaira à de nombreux lecteurs réguliers de DiscoBlog. Je n’ai eu qu’un mince aperçu du boulot et on ignore bien entendu la date de sortie, mais encore une fois, vivement !

Aimee Mann - @#%&! SmilersTracklist: 1. Freeway / 2. Stranger into Starman / 3. Looking for Nothing / 4. Phoenix / 5. Borrowing Time / 6. It’s Over / 7. Thirty One Today / 8. Great Beyond / 9. Medicine Wheel / 10. Columbus Ave. / 11. Little Tornado / 12. True Believer / 13. Ballantines

Visiter le site officiel d’Aimee Mann.
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[album] The Raconteurs - Consoler Of The Lonely

Lundi 28 avril 2008

Consoler Of The Lonely est le second album du genre de super-groupe formé par Jack White et quelques-uns de ses potes : The Raconteurs. Pour la petite histoire, et parce que le marketing c’est aussi mon travail, Consoler Of The Lonely a été annoncé à la presse une semaine seulement avant sa sortie, raccourcissant ainsi drastiquement les délais de promotions d’habitude tenus par les maisons de disque. Officiellement, c’est pour fournir aux fans, le plus rapidement possible et en tenant compte des délais incompressibles de production, la nouvelle mouture du groupe. Officieusement, il est possible que Jack White ait voulu couper l’herbe sous le pied des pirates et des web-critiques et s’assurer un maximum de ventes avant que l’album ne circule sous le manteau et que trop de monde en dise du mal. Possible… Ca a en tout cas fonctionné avec moi, puisque je le critique un mois après sa sortie et que j’ai acheté l’album le jour même de sa sortie le 25 mars dernier, en même que le dernier Alain Bashung. Sont forts ces gens qui marketing !

Comme j’essayais donc de le formuler il y a tout juste un mois, The Raconteurs sont pour moi les Crosby, Stills, Nash & Young du XXIe siècle. Ca paraît totalement idiot, mais je ne suis clairement pas à une prise de position idiote près sur ce blog… Pour argumenter un truc pareil, je vais avoir besoin de détailler une grosse partie de l’album, et surtout quelques pistes-phares que je peux difficilement passer sous silence. Et forcément, je vais aussi avoir besoin de causer de CSNY et notamment du meilleur album du groupe ricain : Déjà-vu.

Sorti au tout début des années 1970, Déjà Vu est un gros concentré de talents ricains. Quelque chose d’assez planant et d’unique… Mais bizarrement, ce n’est pas la combinaison des talents de Stephen Stills, de Neil Young et des deux autres qui fait la puissance de l’album, ce serait plutôt leur juxtaposition. Ainsi, si les membres du groupe participent à chaque morceau de l’album, on sent tout de même la patte de chacun d’eux sur des morceaux bien précis, des ballades soft de Young sur Helpless aux accords country de Graham Nash sur Teach Your Children Well. Déjà Vu n’est pas un album uni, c’est une mosaïque… c’est ce qui fait sa force.

Vous l’aurez deviné, Consoler Of The Lonely n’est pas non plus un album uni, c’est aussi une grande mosaïque, même si l’identification des talents au travers des pistes est plus délicate (en dehors de Jack White, personne n’est réellement connu en Europe dans le groupe). Avant tout, pour ceux qui ne se sont pas encore précipité sur cette nouvelle production, sachez que la galette est incroyablement bonne, rock et ambitieuse. Le niveau de la production des White Stripes est incroyablement élevée, celle des Raconteurs est de tout aussi haut niveau, quoi que plus accessible. On est finalement bien obligé de comparer les deux groupes tant la personnalité de Jack White est forte.

Consoler Of The Lonely donc et une juxtaposition de talents et de pistes à-la-manière-de. On est très loin de l’album concept, mais ce n’est finalement pas si grave. Consoler Of The Lonely déchire les oreilles tout de même… Le groupe y joue successivement des morceaux proches de Black Sabbath (Consoler Of The Lonely, la piste d’entrée, mais les influences de Icky Thump, le dernier White Stripes, pouvaient laisser présager de ce genre de virage), du Yes des grandes heures (You Don’t Understand Me - extrait du jour après beaucoup d’hésitations : ), voire des tous premiers Rolling Stones (Many Shades Of Black), Bob Dylan (Carolina Drama) et une fois encore de Led Zeppelin (Rich Kid Blues), une influence naturelle et très forte chez Jack White. Un gigantesque mix de culture rock, 40 ans d’influences, dont la plus grande prouesse est d’être égale en qualité et en puissance. Et surtout en puissance, car je l’avoue, Consoler Of The Lonely est une telle tornade qu’il me fait trouver Diamond Hoo Ha, le dernier Supergrass, plutôt mou du genou. C’est dire la claque et les décibels déployées par les instruments du groupe !

En fait, s’il ne reste qu’un seul héritier au rock des seventies, ce doit être Jack White. La legacy de Clapton, Page, des Yardbirds, de Cream, de Led Zep, de Blind Faith… c’est sans doute dans les files d’attente des chômeurs de Détroit qu’elle s’incarne aujourd’hui. Le jour où Mr. White a décidé de prendre une gratte dans ses mains, il a sauvé le rock d’une mort lente et des héritiers trop mous de la brit-pop. Il a ressuscité un esprit, forcément frappeur, qui s’était endormi depuis longtemps aux US et que les années 90, malgré tout le potin qu’elles ont fait, n’ont jamais réussi à déranger…

L’esprit du rock est désormais avec nous, Jack White est son prophète !
Hallelujah mes frères !

The Raconteurs - Consoler Of The LonelyTracklist: 1. Consoler Of The Lonely / 2. Salute Your Solution / 3. You Don’t Understand Me / 4. Old Enough / 5. The Switch And The Spur / 6. Hold Up / 7. Top Yourself / 8. Many Shades Of Black / 9. Five On The Five / 10. Attention / 11. Pull This Blanket Off / 12. Rich Kid Blues / 13. These Stones Will Shout / 14. Carolina Drama

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[clip] Someone Still Loves You Boris Yeltsin - Think I Wanna Die

Samedi 26 avril 2008

C’était déjà le premier extrait de l’album Pershing paru il y a un mois, c’est par la même occasion le premier clip officiel du groupe. Think I Wanna Die, par Someone Still Loves You Boris Yeltsin. Joie !

[album] The B52s - Funplex

Vendredi 25 avril 2008

C’est le réchauffement climatique qui veut ça. 20° dehors, et hop, les dinosaures sortent de leur tanière pour se secouer les jambons. 2008 sera, encore plus que 2007, l’année des comebacks et des reformations. Alors qu’on nous rabat les oreilles avec une industrie du disque moribonde et agonisantes, les vieux artistes n’ont sans doute jamais autant pensé qu’il y avait encore des royalties à tirer et de nouveaux albums à sortir… Travailler plus pour gagner plus ? C’est juste une humeur comme ça, je ne dit pas que tous sont uniquement attirés par le gain, mais l’emballement est curieux…

Donc, dans la série la vie commence à 60 ans, ce sont les 4 tarés de The B52s qui se sont réunis l’année dernière pour réenregistrer un album. Le résultats s’appelle Funplex et est disponible dans les bacs depuis fin mars. Une véritable petite bombe…
Et pourtant, The B52s, c’était pas vraiment évident qu’ils reviennent comme ça. Fondé en 1976 après une soirée trop arrosée dans un resto chinois (ça s’invente à peine), le groupe est originaire d’Athen en Georgie. Oui. Comme R.E.M. Ca explique au passage les irruptions de Kate Pierson sur Automatic For The People de l’autre groupe. Passons… The B52’s (avec apostrophe à l’époque) n’explose réellement qu’en 1989 avec Love Shack, son hit planétaire. Pourtant sa discographie compte un nombre impressionnant de titres déjantés et graves accrocheurs (Rock Lobster, Planet Claire, Own Private Idaho…) qui doivent énormément aux voix de Kate Pierson et Cindy Wilson, respectivement la rousse et la blonde, et au phrasé haché de Fred Schneider. The B52’s, c’est une alchimie d’autant plus improbable qu’elle fonctionne parfaitement. Un petit miracle.

Plus de 30 ans après sa formation, et quelques liftings après aussi, le groupe m’épate toujours. Funplex ? Une bombe, une vraie bombe pour qui aime le groupe. C’est un peu moins inventif que la zik dans tous débuts, mais beaucoup plus festif. Ca déborde d’énergie et de rythmes qui sont un peu plus électroniques qu’avant. On est en 2008, obligé. Kate Pierson m’hallucine pour avoir gardé une telle voix à presque 60 balais, et Fred Schneider est toujours aussi taré dans ses speechs. Et l’album est bourré de références cachées à la pop-culture. Les clips aussi sont toujours aussi barrés :

Après, bien sûr, on aime ou on n’aime pas. Le moins que l’on puisse dire c’est en tout cas que l’album ne surprend pas : du B52s tout craché. Moi, j’adore… yeah !

The B52s - FunplexTracklist: 1. Pump / 2. Hot Corner / 3. Ultraviolet / 4. Juliet of the Spirits / 5. Funplex / 6. Eyes Wide Open / 7. Love in the Year 3000 / 8. Deviant Ingredient / 9. Too Much to Think About / 10. Dancing Now / 11. Keep This Party Going

Visiter le site officiel de The B52s.
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