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Archives de la catégorie Scène US

[free] Enjoyed: A Tribute To Björk’s Post

Lundi 2 juin 2008

Bizarrement, l’album dont je vais causer aujourd’hui n’a pas fait tant de bruit que ça sur le Web francophone. J’en ai vu des bouts sur l’Oreille en Feu (que je salue au passage), mais c’est tout. D’autant plus bizarre que l’album en question est dû à l’un des sites phares de la sphère musicale anglophone, est disponible gratuitement, et qu’il touche de près l’une des artistes les plus reconnues par les trentenaires du Web, ceux qui ont mûri avec le Web, des bulles et des accords électroniques plein la tronche. Oui, je parle de Björk, vous aurez reconnus ces yeux vifs là au dessus.

Enjoyed, donc, est un album hommage à la dame islandaise au travers de 12 pistes reprises et réinterprétées par quelques artistes clés de la scène indépendante américaine. Suivant un concept déjà éprouvé avec R.E.M. et Radiohead (voir Drive XV et OKX), le portail américain Stereogum met ainsi à disposition gratuite des internautes un album entier pour le simple plaisir de la musique. L’enjeu est double : diffuser gratuitement de la zik de qualité, c’est de moins en moins rare mais toujours aussi plaisant, et faire découvrir aux internautes des groupes et artistes inconnus par le biais de reprises de morceaux eux plus connus. Double pari plutôt réussi à l’écoute d’Enjoyed.
Ah oui, une dernière branche du concept : les albums hommages de Stereogum s’articule toujours autour d’un anniversaire. Il y avait les 10 ans de O.K. Computer, les 15 ans d’Automatic For The People… aujourd’hui ce sont les 12 ans de Post qui font l’évènement…

Vous savez tout du concept, on peut passer à la musique. Pour mieux causer de Enjoyed, j’ai envie de faire un parallèle avec un autre album de Björk : Telegram. Sorti en 1996, l’album bleu était une compilation de remix de certaines pistes de ses deux premiers opus (Debut, et Post justement). Des remix parfois très très étranges (le nouveau mix d’Enjoy, brrrr) mais qui n’étaient pas si perturbants que ça, la voix familière de Björk hantant toujours les pistes. L’un dans l’autre, par sa diversité et son large spectre musical, Telegram est peut-être ce qui s’est fait de mieux dans la carrière de Björk, juste après ce voyage atomique qu’est Homogenic.

Telegram touchait à tous mais restait un peu uni. Enjoyed explose lui totalement l’univers de Björk. C’est bien entendu la diversité des artistes choisis par Stereogum qui en est la cause. Pas mal de folk-électro (Bell sur It’s Oh So Quiet, ou Dirty Projectors sur le divin Hyperballad), des trucs à peine audibles (Dirty Projectors sur Enjoy, Liars sur Army Of Me)… mais au final des pistes dont l’émotion est incroyablement palpable, presque physique. Telle cette reprise sur le fil du rasoir d’Isobel par Xiu Xiu - extrait du jour donc :
. Troublant. Intense. Etrange.

Tout Enjoyed a cette incroyable densité, sonore et émotionnelle. Quelque chose qui fait qu’à la première écoute, on se dit qu’on n’écoutera plus jamais ça… mais auquel finalement au revient. Comme un plat épicé, qu’on trouve un peu désagréable à la première bouchée mais qui révèle toutes ses saveurs au fur et à mesure du repas. J’ai l’impression d’écrire comme André Manoukian, c’est affreux. J’arrête là.
Enjoyed est disponible gratuitement sur le site de Stereogum et en surprendra plus d’un. Foncez !

PS : Ô rage, ô désespoir… DiscoBlog se vautre en ce début de mois à la 27e place du classement Wikio Musique. Une sacrée gamelle…

Enjoyed: A Tribute To Björk's PostTracklist: 1. Liars - “Army of Me” / 2. Dirty Projectors - “Hyperballad” / 3. High Places - “Modern Things” / 4. Bell - “It’s Oh So Quiet” / 5. Pattern Is Movement - “Enjoy” / 6. Evangelicals - “You’ve Been Flirting Again” / 7. Xiu Xiu - “Isobel” / 8. Final Fantasy & Ed Droste - “Possibly Maybe” / 9. White Hinterland - “I Miss You” / 10. El Guincho - “Cover Me” / 11. Atlas Sound - “Headphones” / 12. No Age - “It’s Oh So Quiet” (Alternate Take)

Télécharger gratuitement Enjoyed sur le site de Stereogum.
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[album] Aimee Mann - @#%&! Smilers

Lundi 26 mai 2008

Je vous annonçais il y a quelques jours haut et fort que le prochain album d’Aimee Mann était encore une fois une perle, je vais tenter d’argumenter tout ça aujourd’hui, entre deux rendez-vous et trop de travail… Mais avant tout, je voudrais faire passer deux messages personnels.
D’abord, je tiens à remercier Eric N’Roll pour le travail soutenu de défricheur de l’actualité musicale qu’il effectue avec passion depuis des années sur son blog. C’est grâce à lui que j’ai appris qu’Aimee Mann préparait un nouvel album, que mille pétales de rose caressent ses pieds pour cela. Ensuite, je tiens à m’excuser publiquement auprès d’Aimee Mann pour tout le mal que j’ai pu lui faire. J’avoue que trop impatient d’entendre les nouvelles pépites qu’elle y interprète, j’ai téléchargé de manière assez illégale son nouvel album. Je m’en excuse mais je jure solennellement, et devant témoins, que je serais dans les rayons de la Fnac des Ternes le 3 juin pour trouver une copie physique de ce magnifique opus. Les préliminaires étant terminés, lançons nous maintenant dans l’autopsie de @#%&! Smilers. Rha !

Je propose de commencer tout de suite la chronique par l’extrait du jour, sans conteste le meilleur moreau de l’album. Eric lui-même ne s’y est pas trompé, c’est également l’extrait qui place sur son site… Ballantines - extrait du jour donc :
- piste de clôture, est un duo d’Aimee Mann avec le folkeux ricain Sean Hayes. Ce qui m’a permis au passage de découvrir cet artiste. Assez jazzy, ce morceau d’une rare légèreté fait à la fois penser aux films de Frank Capra et aux comédies musicales américaines, là où les plus grands moments de désespoir finissent sur des chansons et des airs enjoués. Un moment de légèreté quelque chose que je n’avais pas entendu depuis longtemps sur un album quelconque… En réfléchissant, c’est sans doute le Modern Nature de Sondre Lerche et Lillian Samdal sur un album déjà sorti il y a quelques années qui sera la référence la plus proche de cet extrait. Au passage, allez écouter cet extrait là aussi, il vaut la chandelle…

En y réfléchissant plus, les quelques lignes rédigées plus haut valent pour l’entièreté de l’album. @#%&! Smilers est bien plus relevé, mais surtout enjoué, que The Forgotten Arm et même que Lost In Space. Les accords plus pops et synthétiques doivent y être pour quelque chose. Mais attention, musique légère ne veut pas dire chanson superficielle… les textes d’Aimee Mann sont toujours aussi proche de la vraie vie et décrivent toujours, quelque part, le monde de ceux qui essaient de s’en sortir et de ceux qui n’y arriveront pas. On est toujours loin des textes gnans gnans et des chansons pour midinettes, Aimee Mann a toujours été un songwritress engagée, elle ne va pas changer de trottoir aujourd’hui pour faire dans la mièvrerie. Freeway, ouverture de l’album et premier single a priori - audible au passage sur
le site officiel de madame - donne le ton avec sa critique à peine voilée des gens bourrés de fric et de complexes… le reste de l’album suit en général cette petite réécriture de la société… Ca rend encore le boulot d’Aimee Mann plus appréciable et agréable.

Du coup, avec un mélange de textes toujours aussi bien ficelés, et de musiques acidulées plutôt très sympas, j’aurais tendance à dire que @#%&! Smilers est sans doute l’album d’Aimee Mann le plus réussi depuis quelques années. Plus facile à aborder que les précédents et plus facile à garder dans l’oreille. Il faudra voir avec le temps, mais pour moi c’est un CD qui mérite un 5/5.

PS : Sans aucun rapport, je sais de source très sûre que Qurtis travaille actuellement sur un nouvel album après beaucoup d’années de silence et de projets. Et je sais également de source sûre que ça plaira à de nombreux lecteurs réguliers de DiscoBlog. Je n’ai eu qu’un mince aperçu du boulot et on ignore bien entendu la date de sortie, mais encore une fois, vivement !

Aimee Mann - @#%&! SmilersTracklist: 1. Freeway / 2. Stranger into Starman / 3. Looking for Nothing / 4. Phoenix / 5. Borrowing Time / 6. It’s Over / 7. Thirty One Today / 8. Great Beyond / 9. Medicine Wheel / 10. Columbus Ave. / 11. Little Tornado / 12. True Believer / 13. Ballantines

Visiter le site officiel d’Aimee Mann.
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[album] The Raconteurs - Consoler Of The Lonely

Lundi 28 avril 2008

Consoler Of The Lonely est le second album du genre de super-groupe formé par Jack White et quelques-uns de ses potes : The Raconteurs. Pour la petite histoire, et parce que le marketing c’est aussi mon travail, Consoler Of The Lonely a été annoncé à la presse une semaine seulement avant sa sortie, raccourcissant ainsi drastiquement les délais de promotions d’habitude tenus par les maisons de disque. Officiellement, c’est pour fournir aux fans, le plus rapidement possible et en tenant compte des délais incompressibles de production, la nouvelle mouture du groupe. Officieusement, il est possible que Jack White ait voulu couper l’herbe sous le pied des pirates et des web-critiques et s’assurer un maximum de ventes avant que l’album ne circule sous le manteau et que trop de monde en dise du mal. Possible… Ca a en tout cas fonctionné avec moi, puisque je le critique un mois après sa sortie et que j’ai acheté l’album le jour même de sa sortie le 25 mars dernier, en même que le dernier Alain Bashung. Sont forts ces gens qui marketing !

Comme j’essayais donc de le formuler il y a tout juste un mois, The Raconteurs sont pour moi les Crosby, Stills, Nash & Young du XXIe siècle. Ca paraît totalement idiot, mais je ne suis clairement pas à une prise de position idiote près sur ce blog… Pour argumenter un truc pareil, je vais avoir besoin de détailler une grosse partie de l’album, et surtout quelques pistes-phares que je peux difficilement passer sous silence. Et forcément, je vais aussi avoir besoin de causer de CSNY et notamment du meilleur album du groupe ricain : Déjà-vu.

Sorti au tout début des années 1970, Déjà Vu est un gros concentré de talents ricains. Quelque chose d’assez planant et d’unique… Mais bizarrement, ce n’est pas la combinaison des talents de Stephen Stills, de Neil Young et des deux autres qui fait la puissance de l’album, ce serait plutôt leur juxtaposition. Ainsi, si les membres du groupe participent à chaque morceau de l’album, on sent tout de même la patte de chacun d’eux sur des morceaux bien précis, des ballades soft de Young sur Helpless aux accords country de Graham Nash sur Teach Your Children Well. Déjà Vu n’est pas un album uni, c’est une mosaïque… c’est ce qui fait sa force.

Vous l’aurez deviné, Consoler Of The Lonely n’est pas non plus un album uni, c’est aussi une grande mosaïque, même si l’identification des talents au travers des pistes est plus délicate (en dehors de Jack White, personne n’est réellement connu en Europe dans le groupe). Avant tout, pour ceux qui ne se sont pas encore précipité sur cette nouvelle production, sachez que la galette est incroyablement bonne, rock et ambitieuse. Le niveau de la production des White Stripes est incroyablement élevée, celle des Raconteurs est de tout aussi haut niveau, quoi que plus accessible. On est finalement bien obligé de comparer les deux groupes tant la personnalité de Jack White est forte.

Consoler Of The Lonely donc et une juxtaposition de talents et de pistes à-la-manière-de. On est très loin de l’album concept, mais ce n’est finalement pas si grave. Consoler Of The Lonely déchire les oreilles tout de même… Le groupe y joue successivement des morceaux proches de Black Sabbath (Consoler Of The Lonely, la piste d’entrée, mais les influences de Icky Thump, le dernier White Stripes, pouvaient laisser présager de ce genre de virage), du Yes des grandes heures (You Don’t Understand Me - extrait du jour après beaucoup d’hésitations :
), voire des tous premiers Rolling Stones (Many Shades Of Black), Bob Dylan (Carolina Drama) et une fois encore de Led Zeppelin (Rich Kid Blues), une influence naturelle et très forte chez Jack White. Un gigantesque mix de culture rock, 40 ans d’influences, dont la plus grande prouesse est d’être égale en qualité et en puissance. Et surtout en puissance, car je l’avoue, Consoler Of The Lonely est une telle tornade qu’il me fait trouver Diamond Hoo Ha, le dernier Supergrass, plutôt mou du genou. C’est dire la claque et les décibels déployées par les instruments du groupe !

En fait, s’il ne reste qu’un seul héritier au rock des seventies, ce doit être Jack White. La legacy de Clapton, Page, des Yardbirds, de Cream, de Led Zep, de Blind Faith… c’est sans doute dans les files d’attente des chômeurs de Détroit qu’elle s’incarne aujourd’hui. Le jour où Mr. White a décidé de prendre une gratte dans ses mains, il a sauvé le rock d’une mort lente et des héritiers trop mous de la brit-pop. Il a ressuscité un esprit, forcément frappeur, qui s’était endormi depuis longtemps aux US et que les années 90, malgré tout le potin qu’elles ont fait, n’ont jamais réussi à déranger…

L’esprit du rock est désormais avec nous, Jack White est son prophète !
Hallelujah mes frères !

The Raconteurs - Consoler Of The LonelyTracklist: 1. Consoler Of The Lonely / 2. Salute Your Solution / 3. You Don’t Understand Me / 4. Old Enough / 5. The Switch And The Spur / 6. Hold Up / 7. Top Yourself / 8. Many Shades Of Black / 9. Five On The Five / 10. Attention / 11. Pull This Blanket Off / 12. Rich Kid Blues / 13. These Stones Will Shout / 14. Carolina Drama

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[clip] Someone Still Loves You Boris Yeltsin - Think I Wanna Die

Samedi 26 avril 2008

C’était déjà le premier extrait de l’album Pershing paru il y a un mois, c’est par la même occasion le premier clip officiel du groupe. Think I Wanna Die, par Someone Still Loves You Boris Yeltsin. Joie !


[album] The B52s - Funplex

Vendredi 25 avril 2008

C’est le réchauffement climatique qui veut ça. 20° dehors, et hop, les dinosaures sortent de leur tanière pour se secouer les jambons. 2008 sera, encore plus que 2007, l’année des comebacks et des reformations. Alors qu’on nous rabat les oreilles avec une industrie du disque moribonde et agonisantes, les vieux artistes n’ont sans doute jamais autant pensé qu’il y avait encore des royalties à tirer et de nouveaux albums à sortir… Travailler plus pour gagner plus ? C’est juste une humeur comme ça, je ne dit pas que tous sont uniquement attirés par le gain, mais l’emballement est curieux…

Donc, dans la série la vie commence à 60 ans, ce sont les 4 tarés de The B52s qui se sont réunis l’année dernière pour réenregistrer un album. Le résultats s’appelle Funplex et est disponible dans les bacs depuis fin mars. Une véritable petite bombe…
Et pourtant, The B52s, c’était pas vraiment évident qu’ils reviennent comme ça. Fondé en 1976 après une soirée trop arrosée dans un resto chinois (ça s’invente à peine), le groupe est originaire d’Athen en Georgie. Oui. Comme R.E.M. Ca explique au passage les irruptions de Kate Pierson sur Automatic For The People de l’autre groupe. Passons… The B52’s (avec apostrophe à l’époque) n’explose réellement qu’en 1989 avec Love Shack, son hit planétaire. Pourtant sa discographie compte un nombre impressionnant de titres déjantés et graves accrocheurs (Rock Lobster, Planet Claire, Own Private Idaho…) qui doivent énormément aux voix de Kate Pierson et Cindy Wilson, respectivement la rousse et la blonde, et au phrasé haché de Fred Schneider. The B52’s, c’est une alchimie d’autant plus improbable qu’elle fonctionne parfaitement. Un petit miracle.

Plus de 30 ans après sa formation, et quelques liftings après aussi, le groupe m’épate toujours. Funplex ? Une bombe, une vraie bombe pour qui aime le groupe. C’est un peu moins inventif que la zik dans tous débuts, mais beaucoup plus festif. Ca déborde d’énergie et de rythmes qui sont un peu plus électroniques qu’avant. On est en 2008, obligé. Kate Pierson m’hallucine pour avoir gardé une telle voix à presque 60 balais, et Fred Schneider est toujours aussi taré dans ses speechs. Et l’album est bourré de références cachées à la pop-culture. Les clips aussi sont toujours aussi barrés :


Après, bien sûr, on aime ou on n’aime pas. Le moins que l’on puisse dire c’est en tout cas que l’album ne surprend pas : du B52s tout craché. Moi, j’adore… yeah !

The B52s - FunplexTracklist: 1. Pump / 2. Hot Corner / 3. Ultraviolet / 4. Juliet of the Spirits / 5. Funplex / 6. Eyes Wide Open / 7. Love in the Year 3000 / 8. Deviant Ingredient / 9. Too Much to Think About / 10. Dancing Now / 11. Keep This Party Going

Visiter le site officiel de The B52s.
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[album] Someone Still Loves You Boris Yeltsin - Pershing

Jeudi 3 avril 2008

Yeah. J’ai reçu hier, en pré-commande et en avant première, le tout nouveau deuxième album de Someone Still Loves You Boris Yeltsin. Il s’appelle Pershing, je l’avais déjà annoncé dans cette colonne… mais cette fois c’est du tangible. Grave.
Un mot d’abord sur la pré-commande. Elle arrive droit des States dans une grosse enveloppe avec poster, autocollants, carte de téléchargement de 3 morceaux exclusifs et surtout un badge métallique portant le nom de Someone Still Loves You Boris Yeltsin en cyrillique. Yeah. je me sens comme un gosse avec tout ça. Depuis le temps que j’attendais l’album.

Yep, faut dire que c’est une grande histoire d’amour entre moi et le groupe. Découvert en 2005 avec leur premier album Broom, Someone Still Loves You Boris Yeltsin tourne régulièrement aux USA et diffuse assez régulièrement quelques morceaux sur le Net. C’est pop, indépendant et frais… franchement loin des machines glauques New-Yorkaise, c’est pour moi un groupe qui fait du bien à la scène américaine.

Normal du coup que j’attendis Pershing avec tant d’impatience. Ca fait 3 ans que SSLYBY cherche à la fois un label et l’occasion de sortir un nouvel album… Et le plus fort, c’est qu’après avoir fait tourner le CD une bonne partie de la matinée, je ne suis même pas déçu. Du tout. La magie du premier album est intacte pour moi, aussi incroyable que ça puisse paraître.
Pershing joue énormément sur les couches de voix et sur les guitares fines, à la manière du Kiss Me Kiss Me Kiss Me ou un Wish (mais moins) de The Cure - la plus belle relation que je puisse trouver. En moins sombre quand même, mais c’est vrai que le côté pop des orchestrations est proche. Think I Wanna Die, premier extrait diffusé, m’avais déjà convaincu par sa fougue, tout l’album suit ce trip. Ecoutez Boring Mountain par exemple - extrait du jour :
- c’est pop, léger et ça évite l’écueil de la surf-musique et du revival Beach Boys, pourtant si proche. Tout l’album suit, allègrement… et rare sont les groupes capables aujourd’hui d’avoir cette ligne claire. On verra ce qu’en dit JP, mais je peux difficilement ne pas rapprocher ce son pop ricain de ce qu’à produit PolarSun sur The Magic of Crashing Lights. C’est de la même eau. C’est sans doute pour ça que j’aime autant les deux formations…

A noter, pour l’anecdote et pour les fans-fans, que You Could Write A Book était déjà présent avec une orchestration légèrement différente sur Gwyn and Grace, le tout premier EP du groupe épuisé depuis perpète. Sympa de ressortir des pistes pour ceux qui les ont loupées. Pershing sort officiellement le 8 avril, dans quelques jours seulement. Si vous avez l’occasion de le faire venir des US, franchement ne vous en privez pas ! C’est une petite perle.

PS : Sans rapport… Je causais hier de Cherry Ghost… A priori y’a des gens qui n’aiment pas.

Someone Still Loves You Boris Yeltsin - PershingTracklist: 1. Glue Girls / 2. Boring Fountain / 3. Dead Right / 4. The Beach Song / 5. Modern Mystery / 6. Some Constellation / 7. Think I Wanna Die / 8. You Could Write A Book / 9. Oceanographer / 10. HEERS / 11. Doris Tailspin (Boring Mountain)

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[album] R.E.M. - Accelerate

Lundi 31 mars 2008

Sortie demain du déjà 14e album studio de R.E.M., ces gourous de la musique indépendante. Accelerate, c’est son nom, est en écoute depuis environ une semaine sur la plateforme musicale iLike, qui pour le coup s’offre une grosse grosse promotion marketing… Pour ceux qui, comme Pitchfork, s’inquiétaient de la bonne tenue technique du site, je peux leur annoncer qu’il a tenu bon. La preuve, j’écoute Accelerate encore en ce moment.

Alors ? ça donne quoi ? Si R.E.M. réussissait à trahir toutes les espérances et à naviguer entre les attentes au milieu des années 1990 (rho, cette trilogie Green - Out of Time - Automatic For The People…), depuis la sortie de Up le trio américain ne donne plus réellement dans la surprise et les fans attendent aujourd’hui avec peut-être un peu moins d’impatience les productions du groupe géorgien. Around The Sun, sorti en 2005, n’avais pas été pour moi la petite claque escomptée, même si Reveal quelques années auparavant m’avait laissé un bonne impression.

Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’Accelerate porte bien son nom. R.E.M. revient sur des rythmes complètement rock et énervés. On se rapproche plus d’un Monster que d’autre chose. Le premier single, Supernatural Superserious, disponible depuis février dernier en est la preuve.


Tout l’album est porté sur ces mêmes sons et cette gratte de fond à fond. Du bon vrai lourd R.E.M. Un petit plaisir qu’on écoutera sans doute encore dans quelques mois… Moins sophistiqué que d’autres albums, Accelerate y gagne en efficacité. Moi, j’en pense plutôt du bien.

R.E.M. - AccelerateTracklist: 1. Living Well’s The Best Revenge / 2. Man Sized Wreath / 3. Supernatural Superserious / 4. Hollow Man / 5. Houston / 6. Accelerate / 7. Until The Day Is Done / 8. Mr Richards / 9. Sing For The Submarine / 10. Horse to Water / 11. I’m Gonna DJ

Visiter le site officiel de R.E.M..
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