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Archives de la catégorie Psychédélisme

[album] Bumcello - Lychee Queen

Mardi 3 juin 2008

Le nouvel album de Bumcello est vachement bizarre. Un mélange d’une tonne de trucs qui semble pourtant prendre avec une facilité déconcertante. Mais bon, quand on connait la nature des cuisiniers on ne s’en étonne pratiquement pas… Bumcello est la réunion de Bum et Cello, alias Cyril Atef et Vincent Ségal. Le premier est un batteur né qui a baigné dans le beat de Los Angeles pendant des années, le second un contrebassiste, premier prix avec félicitations du Conservatoire National Supérieur de Lyon, immergé lui dans la musique de la cote est des States. La rencontre des deux artistes donne un mélange détonnant et étonnant. Histoire de finir le panégyrique, on n’oubliera pas que les deux lascars se balladent avec Mathieu Chédid depuis son tout premier album et participent régulièrement aux productions d’artistes phares (Elvis Costello pour ne citer que lui). Prenez tout ça. Mélangez bien. Vous obtiendrez bien entendu plus de 10 ans d’une carrière hors du commun.

Lychee Queen, donc, c’est la sixième et dernière production de ce duo touche-à-tout. Un album dont la couleur musicale transparaît d’emblée sur la pochette. Lychee Queen touche au son funk et soul de la côte est des Etats-Unis, mais pas seulement… Pour user de métaphore, c’est un peu comme si Gorillaz était produit par la Motown. On retrouve les mêmes accents rap/urban que dans le groupe de Damon Albarn (preuve flagrante à l’appui, One Two Three en extrait du jour : ), mais avec des couches beaucoup plus zen, funk, limite disco tout ça…

En fait, Lychee Queen n’est pas réellement un album. C’est une sorte de voyage comme l’avait été The Moonshine Sessions pour la musique americana. Bumcello prend sa grosse décapotable rouge pour parcourir la cote atlantique des US, de Philadelphie aux ghettos du sud, de la soul calme de Lychee Queen (l’ouverture de l’album qu’on rapprochera du Aquarius de Hair), aux faubourg d’Athens (Backin’ In The Sun qui fait très fort penser aux accents Fred Schneider et des B52’s), à la folk étrange, très seventies, de House Fire birdLychee Queen est un voyage complètement initiatique dans l’univers musical de deux originaux…

Pour la peine, parce que l’album est réellement bon (quoi qu’un peu énervant sur certaines pistes), je vous en redonne un coup. Bakin’ in the sun en live :

PS : Coldplay sera en concert le 9 septembre au Palais Omnisports de Paris-Bercy. Les places sont en vente, aujourd’hui, depuis 10h. Deux autres dates sont prévu en France jusqu’à présent : Strasbourg le 1e septembre et Lyon le 4. Réservation sur la FNAC. Bonne chance !

Bumcello - Lychee QueenTracklist: 1. Lychee Queen (Love Inside) / 2. Bakin’ in the sun / 3. Salvador / 4 No enemies / 5. House Fire bird / 6. Assiko Mintanan / 7. Ardi Built Half of L.A. / 8. One Two Three / 9. Mandragore / 10. Eurostar / 11. Hey hey hey hey hey / 12. Lychee Queen (instrumental)

Visiter le site officiel de Bumcello.
Tôt ou Tard, le label de Bumcello.
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[clip] The Hushpuppies - Down Down Down

Jeudi 29 mai 2008

Messages plus rares (connerie de boulot), mais musique toujours aussi bonne. Enfin je l’espère.
Histoire de vous réveiller les tympans donc, le tout dernier clip des Hushpuppies qui vient tout juste de sortir du four. Encore chaud le bougre…
Down Down Down, c’est une intro un poil psyché et une chanson bien secouée. Et un clip bien secoué aussi… L’album s’appelle Silence is Golden est il est sorti fin avril.

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Pink Floyd - Obscured By Clouds

Lundi 10 décembre 2007

Pink Floyd - Obscured By Clouds

On l’a dit et répété, Obscured By Clouds est l’antichambre de Dark Side Of The Moon. Avec cette bande originale, Pink Floyd mettait au point les derniers arrangements de ce qui allait devenir le plus grand album de rock d’une génération entière. Une sorte de maître étalon qu’on ne retrouvera pas - ça va faire tiquer les puristes - avant le O.K. Computer de Radiohead.
La comparaison semble exagérée ? Mais finalement il n’y a que trois albums qui réunissent autant les suffrages et qui sont autant considérés comme les pierres angulaires du rock : Sergent Pepper’s Lonely Hearts Club Band, Dark Side Of The Moon et O.K. Computer. Trois albums qui jouissent de la même aura et provoquent la même dévotion de la part des fans. Et pourtant, tant d’autres galettes pourraient se vanter d’avoir inspiré des générations : The Velvet Underground and Nico, Pet Sounds, Unknown Pleasures, Surfer Rosa… Mais seuls trois se sont fait une place immuable au soleil.

Résultat, Pink Floyd se résume souvent à deux albums : Dark Side… et The Wall. Le délire créatif et paranoïaque de Roger Waters est tel sur The Wall que l’album ne peut qu’être culte… Mais combien des pistes sacrifiées pour hisser ces deux disques, l’un tout blanc et l’autre tout noir, au sommet des temples Floydistes ? Qui se souvient aujourd’hui d’un Relics, d’un More ou pour en causer aujourd’hui, d’un Obscured By Clouds ?

Ces albums sont tombés eux aussi du côté obscur de la lune, pour ainsi dire et pour faire dans l’humour fin et cultivé. Eclipsés (le festival continue) par des grands frères mieux jugés. Et pourtant, Obscured By Clouds a réellement tout ce qu’il faut pour être le grand album du Floyd. Ses défauts, être une bande originale et préparer l’alunissage (…) de Dark Side, sont peut être finalement des qualités. C’est vrai que son écoute attentive fait ressortir la préparation de l’album suivant… l’intro de Childhood’s End augure Time. Obscured By Coulds, l’ouverture, est un peu une ébauche de On The Run. Et Mudmen pourrait être l’alchimie qui donnera naissance à Great Gig In The Sky, les vocalises (j’ai failli écrire gargarismes) en moins. Il manque peut être à Obscured By Clouds la cohérence qui fera le triomphe de Dark Side of The Moon, ces thèmes récurrents qui ponctuent l’album de part en part.

Pourtant, Obscured by Clouds est constellé (ben voyons) de pépites, à l’image de ce Wot’s…Uh The Deal extrait du jour : . Le single parfait de Pink Floyd au début des années 1970. Juste ce qu’il faut de voix et de guitare. Une merveille d’équilibre et de finesse.
Quelqu’un avait dit en commentaire de je ne sais plus quel billet qu’il était aujourd’hui de bon ton de dénigrer Dark Side Of The Moon, pour être branché. Quand je vois ce que recèle un Obscured By Coulds, un Wish You Were Here ou même Animals, je me dis que oui, je vais dénigrer Dark Side. Juste histoire de piquer les gens au vif et de leur faire réaliser que Pink Floyd c’est quand même 40 ans d’histoire et que les pistes les moins connues sont loin d’être les moins bonnes !

Tracklist: 1. Obscured By Clouds / 2. When You’re In / 3. Burning Bridges / 4. The Gold It’s In The… / 5. Wot’s…Uh The Deal / 6. Mudmen / 7. Childhood’s End / 8. Free Four / 9. Stay / 10. Absolutely Curtains

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