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Archives de la catégorie Rock Progressif

William Sheller - Lux Aeterna

Mercredi 2 janvier 2008

William Sheller - Lux Aeterna

Avant d’attaquer le premier album de l’année - et quel énrome album - je tiens à présenter mes meilleurs voeux pour l’année 2008 à l’ensemble des lecteurs, fidèles et occasionnels, de DiscoBlog. Que cette nouvelle année soit remplie de découvertes musicales, de douces mélodies et de riffs tapageurs. Et puis si y reste à boire c’est pas mal non plus… bref, disque du jour !

Introuvable.
Sauf dans les quelques exemplaires de l’intégrale Chemin de traverse qui se vendent encore d’occasion ici et là sur le Web… et puis bon, aussi en téléchargement sur Internet pour peu qu’on se donne le mal de chercher.

Lux Aeterna est une putain d’oeuvre à part. Un ovni. Une merveille.
Composée en 1970 pour deux amis, avec les fonds récoltés avec la vente d’un éphémère premier succès - My Year Is a Day - cette messe de mariage sort en 1972 et s’avère être le premier véritable album de William Sheller. Oh, pas le Sheller du Carnet à Spirale ou de Rosanna Banana, pas le Sheller pop des années 1970. Non ! Le grand Sheller éclectique de toujours, celui composera aussi bien les violons d’Univers qu’un un Excalibur halluciné, rock et orchestral dans les années 1990… Ce Sheller incroyable, mélange d’influences et de talent !

Les guitares électriques donnent ici aussi une réponse aux violons et aux bois, des airs entêtants reviennent, d’un pincement de corde, le long des quarantes minutes de ce LP magnifique, des voix récitent des textes anglais sur des nappes musicales incroyablement denses. C’est élevé et envolé. Une sorte de rock progressif symphonique qui sera plus tard l’appanage d’un Mike Oldfield et de quelques autres, mais avec un aspect monumental et sollenel, là où Oldfield n’est que champètre et presque anecdotique ! C’est peut-être injuste pour Oldfield, mais Lux Aeterna plane tellement loin au dessus des 40 ans de musiques qui se sont écoulés depuis sa création…
Puisqu’il faut jouer aux comparaisons, on ne peut réellement rapprocher Lux Aeterna que d’une seule autre oeuvre : le Atom Earth Mother de Pink Floyd. Cette première face déjantée de l’album à la vache, les tronçonneuses en moins…

En fait, je voudrais bien vous en coller un extrait, histoire de vous mettre un peu l’eau à la bouche. Surtout à ces vieux vicelards de fan de Pink Floyd qui trainent souvent sur DiscoBlog. L’ouverture par exemple, ce décollage -pas si - en douceur - que ça - qu’est Introit. Ce mélange déjà d’orchestral et de psychédélisme…
Mais non… Lux Aeterna se doit de s’écouter dans son intégralité, tant la cohérence est grande et tant la musique a finalement été composée pour cela. Le découpage en piste n’est après tout qu’une facilité commerciale… c’est d’une messe dont il s’agit !

Et cette messe, monsieur Sheller, vaut bien une admiration sans cesse renouvellée !

Tracklist: 1. Introit / 2. Ave Frater, Rosae Et Aurae / 3. Opus Magnum (Part 1) / 4. Opus Magnum (Part 2) / 5. Lux Aeterna / 6. Sous Le Signe Des Poissons / 7. Hare Krishna / 8. Sous Le Signe Du Verseau

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Paavoharju - Tuote-akatemia

Mercredi 16 mai 2007

Paavoharju - Tuote-akatemia

Je ne suis pas à proprement parler un adepte du rock finlandais. Si celui-ci a parfois la puissance de son voisin suédois, les artistes finlandais ont gardé à côté de ça un côté psychédélique qu’il est parfois difficile d’assimiler pour nous autres, occidentaux biberonnés au Beatles et à Led Zeppelin. On évitera bien entendu de penser à Europe en lisant les lignes qui vont suivre.

Internet Archive est un réseau donnant un accès gratuit à bon nombre de média présent sur le Web, qu’il s’agisse d’images, de sons, de textes, de vidéo ou de n’importe quel autre type de données. L’avantage, c’est que la majorité de ces contenus est garanti comme étant libre de droits et donc légalement téléchargeable. Free Albums Galore se fait régulièrement l’écho des albums et autres EP disponibles sur ce réseau. Et je l’en remercie au passage.

c’est donc sur Internet Archive que j’ai trouvé Tuote-akatemia, EP 7 pistes du groupe finlandais Paavoharju, qui erre entre influences nordiques pleinement assumées (pensez très fort à Björk ou aux Nordic Roots plus traditionnels en écoutant par exemple le morceau d’ouverture Nuo Maisemat - extrait du jour : ) et folk plus classique et occidentale (Kuljin Kauas, enregistré en live).

L’ensemble est plutôt rafraichissant, et même si la qualité de l’enregistrement est loin d’être optimale, Paavoharju vous changera au moins pour un temps de la bande FM.

Tracklist: 1. Nuo Maisemat / 2. Kuljin Kauas (Lepovaunu-05 Live) / 3. Tavataan 12-7-2004 / 4. Mita Sina Et Ole / 5. Pepe / 6. Tartu Tahan Hetkeen / 7. Salatut Kayvat Julki

Télécharger Tuote-akatemia sur Internet Archive.
la page MySpace de Paavoharju.

Underwires - In Your Room Again

Mercredi 9 mai 2007

Underwires - In Your Room Again

Je causais de Thom Yorke en tout début de semaine, je me vois aujourd’hui dans l’obligation de causer un peu d’Underwires.
Il faut dire que je suis ce groupe presque régulièrement depuis pas mal d’années maintenant, et son évolution ne cesse de m’épater. Savoir que des artistes sont capables de produire une musique belle et envoutante, c’est une chose. Se rendre compte que des gens que l’on connait, dont on a suivi les débuts, évoluent au fil du temps pour servir une musique de plus en plus aboutie… c’est quelque chose qui force profondément le respect. Ne serait-ce que parce que je suis foncièrement incapable d’accomplir ne serait-ce qu’un dixième de ce qu’accomplissent les frères jumeaux d’Underwires et parce qu’une fois sur deux, je chante faux le Mam’zelle Angèle de Jacques Martin pour mon fils de bientôt 17 mois.

Underwires, c’est le Baker dont je vous ai parlé il y a de cela plus d’un an. En quelques années, le groupe s’est affranchi d’une musique quasiment progressive, proche des Dream Theater, ou parfois des Yes ou Genesis, pour créer quelque chose d’unique. A mi chemin entre la musique indépendante américaine (dans le style de ces morceaux qui plaisent intensément à la pub ces jours-ci, comme 350 Barcodes) et les expériences électroniques de Thom Yorke et Radiohead justement (là, c’est Doppleganger et Crawler Mounted Crab with Grab qu’il faudrait en extrait).
L’incroyable et vrai talent d’Underwires, c’est de savoir mixer ses deux influences sans aucun complexe, aucun scrupule, aucune hésitation. Par exemple, Glockenspiel, à mi route de l’album, débute comme une composition folk, acoustique, d’un folksinger américain… et dévie doucement, subtilement, vers quelque chose de plus actuel et d’électronique. Zou, Glockenspiel en extrait du jour, vous verrez vraiment ce que je veux dire : .

Si vous n’avez pas encore craqué pour Underwires, laissez-vous porter !

Tracklist: 1. Doppelganger / 2. Crawler Mounted Crab with Grab / 3. Watch New Things / 4. 350 Barcodes / 5. Groom Lake / 6. Glockenspiel / 7. Men are Trees / 8. Décembre / 9. Dr Benway / 10. Another Prick in the Crowd / 11. In your room again

Visiter le site officiel d’Underwires.

Mike Oldfield - Ommadawn

Lundi 11 septembre 2006

Mike Oldfield - Ommadawn

Je vous avais prévenus, on sort aujourd’hui de la musique folk…
Mike Oldfield est surtout connu pour ses chansons pop des années 1980 (comprendre Moonlight Shadow ou To France) et pour l’infime fraction des Tubular Bells qui sert d’introduction musicale au film l’Exorciste. Sorti de là, Mike Oldfield est inconnu du grand public…

A tort ?
A tort… oui. Rien que l’audition de Tubular Bells, cette symphonie pop moderne, devrait convaincre n’importe qui du talent, voire du génie de Mike Oldfield. Même si je n’apprécie sans doute pas Tubular Bells à sa juste valeur - trop haché à mon goût, trop recollé, pas assez uni - je dois bien admettre que cette utilisation d’instruments aussi divers que la guitare électrique et le grand piano, cette reprise de thèmes musicaux sur plus de 40 minutes d’une étrange symphonie force mon admiration. Tubular Bells est un morceau majeur des années 1970. Voilà, c’est dit.

Pourtant, Tubular Bells n’est rien au regard d’Ommadawn.
Troisième composition originale de Mike Oldfield, Ommadawn sort trois ans après Tubular Bells (soit 1975). Et là où Tubular Bells tenait ses influences rock, Ommadawn tire ses racines de l’environnement proche d’Oldfield, les chants et les groupes traditionnels d’Hereford. S’y noient ainsi des solos de guitares ennivrants et des airs traditionnels tout bonnement vertigineux. Le tout mixés dans une unité musicale à couper le souffle.
Jamais Mike Oldfield ne perd le thème principal de l’album de vue tout au long des presque 40 minutes de celui-ci, à la manière des compositeurs de symphonies du XIXe siècle. Des accords de guitares initiaux aux morceaux de flûtes qui peuplent la face B (oui, je parle en 33 tours), en passant par cet incroyable chant gaëlic (ou irlandais, les fans ne se sont toujours pas mis d’accord) qui clôture presque la première partie de l’album… Ommadawn reste emprunt d’un rythme unique, d’une atmosphère unqiue et ennivrante. Entêtante. Hypnotisante… Rares sont les albums dont l’unité musicale est telle ! Très rares…

Ommadawn est moins connu, et surtout moins médiatisé, que Tubular Bells. Dommage, car c’est derrière cette pochette au visage voilé de Mike Oldfield que se cache en fait le chef d’oeuvre du compositeur. Peut-être même toutes les racines d’une musique à la fois world et new-age…
C’est définitivement par Ommadawn qu’il faut passer pour comprendre la musique d’Oldfield et enfin toucher sa perfection !

Plus prosaiquement…
Au moins, avec cet album, je ne vais pas m’embêter à vous proposer un extrait du jour. Ommadawn ne regroupe que deux pistes d’environs 20 minutes chacunes, que je me garderais bien de couper d’une quelconque façon… A vous de vous montrer curieux si vous ne connaissez pas cette oeuvre majeure et de vous précipiter dans les bacs de votre discaire favori. Rassurez-vous, les oeuvres de Mike Oldfiled finissent maintenant régulièrement dans les bacs à moins de 8 euros.
Au rabais ?
mmh… Ca a au moins le mérite de les rendre accessibles à tous.

Tracklist: 1. Part One / 2. Part Two

MikeOldfield.org, le site officiel de Mike Oldfield.
Tubular.net, le plus grand site de fans consacré à Mike Oldfield.
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Genesis - Selling England By The Pound

Mardi 4 avril 2006

Genesis - Selling England By The Pound

J’ai mis énormément de temps avant de comprendre pourquoi Selling England By The Pound était ce grand album, ce chef d’oeuvre de Genesis que tout le monde me vantait.

Pas que je sois hermétique au rock progressif hein ! Loin de là. Les longues plages de Nursery Crime, Foxtrot ou Trespass, les premiers albums de Yes (oui, même Tales Of The Topographic Ocean), m’ont beaucoup inspiré et toujours étonné par leur virtuosité…
Mais voilà, Selling England By The Pound est moins clinquant que ses prédécesseurs. Là où Nursery Crime (The Musical Box, The Fountain Salmacis…) ou Foxtrot (Can-Utility And The Coastliners, Supper’s Ready…) affichaient des arrangements assez violents, toutes proportions gardées, Selling…
joue lui sur des enchaînements plus doux, moins tranchés. C’est sans doute cela qui l’a rendu si hermétique à mes oreilles pendant quelques années.

Sorti des deux morceaux les plus abordables de l’album (le solo de Dancing With The Moonlit Knight et la mélodie facile de The Cinema Show), le reste de l’album est plus ambigu. Moins évident… Il ne comporte pourtant qu’une suite continue de piano, de guitare et de voix, de Firth of Fifth à Asile Of Plenty. Des morceaux qui s’enchaînent tout naturellement.
Et c’est ça qui fait la force incroyable de cet album finalement. Il n’aurait pu être qu’une seule et même piste qu’on n’aurait pas forcément entendu la différence. Une sorte d’album parfait en somme. Une maîtrise totale…

Je ne l’ai compris que tard finalement.

Tracklist: 1. Dancing With The Moonlit Knight / 2. I Know What I Like (In Your Wardrobe) / 3. Firth Of Fifth / 4. More Fool Me / 5. The Battle Of Epping Forest / 6. After The Ordeal / 7. The Cinema Show / 8. Aisle Of Plenty

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Genesis - Wind And Wuthering

Jeudi 16 mars 2006

Genesis - Wind And Wuthering

Encore un album de Genesis. Et encore un de la première période Phil Collins.
Peter Gabriel parti s’exercer en solo, Genesis n’aurait dû rester qu’un groupe moribond. Un vaisseau fantôme déserté par son chanteur principal et leader d’origine. Même si Phil Collins avait déjà poussé sa voix sur Selling England By The Pound, le temps d’une chanson, rien ne destinait le batteur du groupe à en devenir le véritable leader.

Sous l’influence marquée de Collins, mais également sous la plume inspirée de Steeve Hackett, MikeRutherford et Tony Banks, Genesis signe de 1975 à 1979 quelques uns de ses plus beaux albums, dont ce Wind And Wuthering.

Toujours plus ou moins progressif, mais moins ciselé que les albums de la période Gabriel, Wind And Wuthering contient son lot de paroles allégoriques (One For The Wine, orchestré de superbe manière au passage) et de chansons douces et un peu tristes (Blood On The Rooftops, Afterglow- extrait du jour : ), surtout destinées à mettre la voix de Phil Collins en avant. C’est la force du groupe dans cette période. Ne pas avoir avoir cherché à recréer Nursery Crime ou Foxtrot et faire doucement évoluer la musique et les morceaux du groupe jusqu’au conceptuel Duke en 1979.

C’est comme ça que Genesis est resté Genesis
Du moins jusqu’à ce que Phil Collins ne décide lui aussi d’entamer une carrière solo…

Tracklist: 1. Elevent Earl Of Mar / 2. One Forr The Wine / 3. Your Own Special Way / 4. Wot Gorilla / 5. All In Mouse’s Night / 6. Blood On The Roooftops / 7. ‘unquiet Slumbers For The Sleepers / 8. … In That Quiet Earth’ / 9. Afterglow

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Genesis - A Trick Of The Tail

Mercredi 1 juin 2005

Genesis - A Trick Of The Tail

Genesis. Le groupe mythique du rock progressif une fois de plus sur DiscoBlog.
Période Phil Collins encore.

A Trick Of The Tail.
Sorti en 1976.
Juste après le départ de Peter Gabriel.
Juste avant celui de Steeve Hackett
période de transition où le groupe cherche ses marques entre le progressif qui s’essouffle et la pop facile vers laquelle Phil Collins tend de plus en plus. A Trick Of The Tail garde encore quelques-unes de ces envolées instrumentales, ces textes obscurs et oniriques, ces débauches d’instruments variés… qui ont fait la légende du groupe.
Le dernier album avant l’essoufflement. Avant le virage pop de …and then they were three… et l’implacable machine à vente que sera Abacab.
Le dernier des dinosaures !

Tracklist: 1. Dance On A Volcano / 2. Entangled / 3. Squonk / 4. Mad Man Moon / 5. Robbery Assault And Battery / 6. Ripples / 7. A Trick Of The Tail / 8. Los Endos

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