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Archives de la catégorie Hard/Metal

Death Magnetic : le nouvel aimant à décibel de Metallica

Lundi 8 septembre 2008

Metallica

Chose promise, chose due, quoi qu’en disent les mauvaises langues.
DiscoBlog fait sa rentrée aujourd’hui pour une nouvelle saison pleine de bon goût et de bon son. Et quoi de mieux pour commencer l’année qu’un petit groupe qui débute, débarquant tout droit des USA ?

Pour une génération d’internautes comme moi, Metallica est avant tout synonyme de Bande de gros cons technophobes. L’affaire date un poil, mais pour ceux qui s’en souviennent le groupe s’était fait incroyablement remarquer à la belle époque de Napster en intentant un procès contre le système de partage de fichiers. Ce dernier était accusé, principalement, de faire de l’ombre aux ventes du groupe phare de la scène métal et de mettre ses membres sur la paille. En reste dans ma tête un gigantesque Money Good !! qui résonne à chaque fois qu’on me parle du groupe.
Pour ce qui est de la musique, je ne suis pas un fan à proprement parler… Et après une discussion suivi sur le sujet avec mes collègues de bureau, nous sommes arrivé à la conclusion que Metallica est un peu ridicule et outrancier. Une caricature du métal qui, bizarrement, ne fait pas forcément recette dans l’héxagone. Ce n’est pourtant pas faute de ne pas aimer les caricatures en France… Metallica a beau être une sorte de Michel Sardou de la scène rock, il n’atteindra que difficilement le parterre de fans inconditionnels de l’auteur du Temps des Colonies.

Or donc, si je vous serine avec Metallica aujourd’hui, c’est avant tout grâce à Tonton Zézé. Toujours en dehors de la grille Linkin-Park-Bénabar-Renan-Luce-Police de RTL2, Francis Zégut assure la tranche 22h-minuit de cette radio le dimanche soir avec une programmation musicale qu’il est aujourd’hui le seul à pouvoir se permettre sur la bande FM. La preuve, hier soir avant le flash info de 11h, les graisseux de France ont pu profiter des 8 minutes assourdissantes de The Day That Never Comes, premier single de ce prochain album de Metallica . On y vient donc. Cet album se nomme Death Magnetic est sera disponible le 12 septembre dans l’ensemble des bonnes charcuteries.

Musicalement, le morceau est un genre de résumé de la carrière du groupe. Ca commence doucement, ça enchaîne avec des guitares qui font tzing-tzing et ça fini avec des caisses-claires qui font le même son qu’une rafale d’AK-47 dans un poulailler ossète. Le tout soutenu par une absence totale d’originalité quand on connait déjà les antécédents du groupe.

Des cinq autres extraits que j’ai pu me glisser dans l’oreille par l’intermédiaire du site officiel du groupe, je tire exactement la même conclusion. Metallica est devenu aujourd’hui une mécanique très bien huilée qui sort des morceaux brutaux avec une aisance rare. Il serait gonflé de parler d’une adhésion sans borne de ma part, mais il faut reconnaître aux quatuor un certain talent dans la continuité, et surtout, je l’espère, un sacré sens de la répartie et du ridicule pour sortir des machines pareilles à la volée. Pour ma part, quitte à écouter des métronomes, j’attendrai avec joie le prochain AC/DC, Black Ice, dont la sortie le 20 octobre prochain me fera faire le déplacement jusqu’à la Fnac.

A noter que, pour les plus tarés, Metallica sera en concert à Bercy en avril prochain pour deux dates. AC/DC débouleront eux en février dans la même salle. C’est la famille Quiès qui va faire des affaires avec ça !

PS : En parlant de concert, Someone Still Loves You Boris Yeltsin assurera son tout premier live français le 19 septembre à la Maroquinnerie (Paris, 20e arrondissement). Bien entendu, j’y serai…

Visiter le site officiel de Metallica.
Six morceaux de Death Magnetic en écoute.
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Metallica - Death MagneticTracklist: 1. That Was Just Your Life / 2. The End Of The Line / 3. Broken, Beat & Scarred / 4. The Day That Never Comes / 5. All Nightmare Long / 6. Cyanide / 7. The Unforgiven III / 8. The Judas Kiss / 9. Suicide & Redemption / 10. My Apocalypse

Krokus - Hellraiser

Mercredi 6 février 2008

Krokus - Hellraiser

Et comme presque tous les six mois, c’est reparti pour un tour. On va se pencher sur les fonds de tiroir du rock et de la zik en général et décortiquer des CD dénichés à 3 ou 5 euros dans les bacs à soldes de la Fnac. Une Fnac qui semble comprendre de plus en plus le jeu des soldes : de moins en moins de CD disponibles, de plus en plus d’acheteurs et de moins en moins de découvertes. Ce sont au contraire quelques valeurs sûres trop largement diffusées qui atterrissent désormais dans les bacs au rabais. Pas grave, je suis preneur quand même… Mais la belle époque des fouilles de soldes se terminera peut-être bientôt. Qui sait…
Disque du jour donc…

A la première écoute, cela n’a rien d’évident, mais Krokus est un groupe suisse. A croire que, contrairement à ce que pouvait dire Orson Welles dans Le Troisième Homme, ce pays a réussi à créer autre chose qu’une petite pendule qui fait coucou, coucouElle revient de loin celle-là, c’est pas évident de placer du Orson Welles sur un blog musical…

Bref, Krokus vient du pays des vaches violettes et des fleurs sauvages et sort depuis plus de vingt ans des disques qui le sont justement… sauvages. Krokus, c’est du métal dans tout ce qu’il peut avoir de gros, limite propre, énervé, et finalement pas très original. On va me traiter d’aigris et je connais des collègues de bureau qui n’en penseront pas moins… mais le métal c’est en gros la même histoire depuis Black Sabbath. Quelques solos de guitares bons techniquement, mais pas forcément transcendants… Quelques cris et énervements du chanteur sur le thème de “je suis l’antéchrist, all hail!“. Et enfin quelques ballades et chansons d’amour parce que Scorpions et Metallica ont prouvé qu’on ne se ridiculisait pas forcément en faisant l’homme amoureux. Viril, mais amoureux.

La caricature est un poil sauvage, mais l’écoute de Hellraiser (la piste éponyme en extrait du jour parce qu’il faut bien illustrer le propos : …), énième album du groupe sorti en 2006, est sans grande concession. Si la recette est bonne, et si la mayonnaise prend, ça reste tout de même une zik qu’on a entendu 4.000 fois depuis la fin des années 1960. Sympa, mais sans plus. Et surtout pas inventif…

Je vais faire mon culturé : Lester Bang, le dieu des critiques musicaux, disait que la différence entre Metal et Hard-rock, c’est que le Hard assume et joue de ses racines blues alors que le Metal préfère les enterrer. Krokus tape sans vergogne du côté du Metal, ce genre qui se caricature à force de ne plus avoir de racine justement. Je trouve le côté blusie d’un AC/DC tellement plus remuant et tellement plus énergique… Tellement plus rock. Pas que Krokus soit mauvais… juste que bon. Voilà…

Tracklist: 1. Hellraiser / 2. Too Wired to Sleep / 3. Hangman / 4. Angel of My Dreams / 5. Fight On / 6. So Long / 7. Spirit of the Night / 8. Midnite Fantasy / 9. No Risk No Gain / 10. Turnin’ Inside Out / 11. Take My Love / 12. Justice / 13. Love Will Survive / 14. Rocks Off!

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AC/DC - Stiff Upper Lip

Mercredi 16 janvier 2008

AC/DC - Stiff Upper Lip

L’album de la renaissance. Véritablement. Je me souviens très bien qu’à sa sortie, AC/DC était avant tout considéré comme un groupe ringard et un poil beauf… et que miracle, après quelques tours de platines, AC/DC redevenait une légende, un rock, le genre de groupe qui a marqué l’histoire et qui sera pour toujours au panthéon de la musique moderne. Même les inrocks s’y étaient mis… Comme quoi, il y a de ces revirements des fois…
Et je suis bien obligé d’admettre que moi aussi je l’ai fait mon mea culpa sur AC/DC. Highway To Hell me gavait, et AC/DC me semblait primaire et primitif. C’était vraiment pas la peine que je m’y intéresse, franchement… J’ai mis pas mal de temps à changer d’avis, surtout en fait en m’éloignant des sempiternelles rengaines du groupe et en me penchant sur ses racines blusies : Whole Lotta Rosie, The Jack… C’est avec de tels morceaux que j’ai réellement commencé à apprécier AC/DC, et à l’inclure de plus en plus à ma playlist. Aujourd’hui, je suis fan et convaincu…

Du blues ? Yep, du blues… plus j’écoute et plus j’en suis convaincu aussi. Je reviens toujours à mon billet sur Let There Be Rock, ce summum du groupe avec Back In Black. Et j’insiste encore aujourd’hui en parlant de Stiff Upper Lip. Si cet album était celui de la renaissance et du retour en grâce pour les australiens, ce n’est pas un hasard. C’est avant tout parce que c’est l’album du retour aux racines, aux lignes crasseuses, et aux accords qui fleurent bon la boue et le Mississippi. Comme The White Stripes, exactement !

Pas très difficile à prouver : Meltdown extrait du jour : . Dès les premières pincées de corde, on est loin du hard-rock… on nage ici en plein blues : finalement assez peu de riff, pas de solo de guitare monstrueux… juste quelques accords pliés par Angus Young au milieu de la piste… Meltdown est un morceau assez sage dans la discographie d’AC/DC. Mais ce putain de rythme binaire. Rha. Batterie et basse qui ne forment qu’une ligne de fond… Elle est là aussi la magie d’AC/DC… aussi bien que dans le costume d’écolier d’Angus ou dans la voix de taré de Brian Johnson. Une alchimie je vous dis !

L’album regorge de ces exemples. Hold Me Back est flagrant. Come And Get It, sous quelques habillages bizarres, n’est également rien d’autre qu’un gros morceau de blues. House Of Jazz ou Satellite Blues sonnent plus rock, mais tirent en gros sur les mêmes ficelles. Can’t Stand Still toque du côté de The Who, indéniablement, mais rejoint le tronc commun dans le rythme et l’esprit. Le morceau le moins blues de l’album, c’est sans doute Safe In New York City… Et encore. Mais on touche là à la légende. Un single interdit sur toutes les ondes américaines après les attentats du 11 septembre, un monument de subversion, dans la droite lignée du Highway To Hell que j’arrive enfin aujourd’hui à digérer. Moins fou, mais combien plus puissant.

Quand je vois les groupes vieillissant qui ont un mal de chien à aligner deux albums corrects, et quand j’écoute Stiff Upper Lip… je me dis que si Dieu a l’oreille musicale, il s’est peut-être plus souvent penché sur l’Australie qu’ailleurs !

Tracklist: 1. Stiff Upper Lip / 2. Meltdown / 3. House Of Jazz / 4. Hold Me Back / 5. Safe In Ny City / 6. Can’t Stand Still / 7. Can’t stop Rock’N Roll / 8. Satellite Blues / 9. Damned / 10. Come And Get It / 11. All Screwed Up / 12. Give It Up

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AC/DC - Back In Black

Vendredi 18 février 2005

ACDC - Back In Black

Que dire de plus ?

Tracklist: 1. Hells Bells / 2. Shoot To Thrill / 3. What Do You Do For Money Honey / 4. Givin The Dog A Bone / 5. Let Me Put My Love Into You / 6. Back In Black / 7. You Shook Me All Night Long / 8. Have A Drink On Me / 9. Shake A Leg / 10. Rock And Roll Ain’t Noise Pollution

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