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Archives de la catégorie Folk

Orouni, toujours la même pop low-fi et enchanteresse

Lundi 29 septembre 2008

Orouni

Pour ceux qui avaient bien aimé ça en mai dernier, petite séance bonus. Le second véritable album d’Orouni (Jump Out The Window) est disponible chez MonsterK7 depuis le début du mois. La chance d’une diffusion bien plus large pour ce petit groupe français que j’ai découvert via Facebook il n’y a pas si longtemps que ça. Si le premier album (A Matter Of Scale) ne m’avait pas entièrement accroché, je l’avoue, ce second opus me séduit totalement. Je réitère les éloges que j’avais eu en mai dernier : il était temps qu’un groupe français arrive enfin à obtenir ce son et cette légèreté low-fi !

Légèreté, le mot idéal. Ce n’est pas pour rien que l’album s’appelle Jump Out The Window. Tout au long de 10 pistes, c’est, d’un seul élan, à un véritable envol que nous invite Orouni. 10 chansons qui ont la finesse des morceaux de Belle & Sebastian, de Marissa Nadler (parce que les voix féminines de Mlie et Mina Tindle hantent l’album), Cat Stevens (pour la voix d’Orouni lui-même cette fois), voire même du Velvet Undergound. Et en fait, j’exagère à peine… si la réalisation est volontairement plus soignée que celle de Lou Reed, l’esprit mélodique est à mon sens bien là. D’entrée de disque, un morceau comme Panic At the Beehive - extrait du jour : - pose les bases de la magie Orouni.

Oh, bien entendu tout le monde n’accrochera pas à la prouesse pop qu’est Jump Out The Window. Mais pour les amateurs du genre, il sera difficile de ne pas admettre qu’en deux essais, Orouni pose là un album de référence pour le genre, du moins dans l’hexagone. La distribution via MonsterK7 ne peut que populariser le groupe, c’est tant mieux. Il en mérite tant en plus !

PS : Dans la série des nouveautés, le second album de Cindy Woolf est sorti en fin de semaine dernière également. Une musique toujours country-folk, mais cette fois plus électrique que sur Simple And Few. La voix est toujours est aussi belle, mais les racines s’éloingent malheureusement un peu. Des extraits en écoute sur le MySpace de l’artiste.

Visiter le site officiel d’Orouni.
Visiter le MySpace d’Orouni.

Orouni - Jump Out The WindowTracklist: 1. Panic At The Beehive / 2. A Story Of Ladder/ 3. A Greased & Golden Palm / 4. The Only Pictures I’ve Got / 5. The Perfume Conspiracy / 6. The Moneylenders / 7. Air Hostess On A Mission / 8. Open It In May / 9. The Tyrant’s Yoke / 10. Stomach Attack

Dolly Varden, une grosse sensation folk-pop-country…

Lundi 15 septembre 2008

Dolly Varden

Ma grosse sensation de la rentrée n’a rien du tout à voir avec l’actualité. C’est un groupe qui officie aux States depuis plus de dix ans et que j’ai eu la chance de découvrir au travers des soldes du label Undertow, diffuseur entre autres des albums de Someone Still Loves You Boris Yeltsin.

Ce groupe donc s’appelle Dolly Varden. Créé en 1995 autour du couple Stephen Dawson / Diane Christiansen, Dolly Varden doit son nom, assez bizarrement, à une race de truite. Et c’est à peu près le seul truc ras-de-l’eau qu’on pourrait trouver sur ce groupe. Dès qu’on va parler de sa musique, on va devenir tout de suite plus aérien.
Dolly Varden travaille un sorte de country-folk matinée d’éléments pop très très agréable à l’oreille. Une sorte de rencontre entre le génie australien des Crowded House et les racines texanes d’un Dixie Chicks. Le mélange semble assez bizarre dit comme ça, mais je peux vous garantir que la mayonnaise prend sans aucun souci. Pour s’en convaincre, un petit extrait du jour comme ce Trying To Live Up issu de l’album Forgiven Now sorti en 2002 et album du jour au passage : . C’est par cette piste que j’ai immédiatement plongé dans l’univers du groupe, une piste qui a réveillé en moi bien des amitiés avec la musique américaine.

Tout l’album suit cette trame avec plus ou moins de rigueur, mais avec toujours une fraicheur et une inventivité bienvenue. Les autres albums du groupe, j’attends simplement de les recevoir pour vous en dire plus. La bonne nouvelle de la journée, c’est que Dolly Varden devrait bientôt répondre à une interview pour DiscoBlog. On reparle donc de cet excellent groupe dans les jours qui viennent. Très certainement.

PS : Amoureux de Jazz, vous allez adorer The Crime Lounge, site dont je parlais la semaine dernière. Disponible sur ce blog depuis ce week-end, les deux bandes originales de L’Affaire Thomas Crown, dont celle signée Michel Legrand en 1968. Un must.

Visiter le site officiel de Dolly Varden.
Visiter la boutique du label Undertow.

Dolly Varden - Forgiven NowTracklist: 1. Surrounded By The Sound / 2. Trying To Live Up / 3. Forgiven Now / 4. The Lotus Hour / 5. Overwhelming / 6. Wish I Were Here / 7. There’s A Magic / 8. Time For Me To Leave / 9. Disappear / 10. 1000 Men Like Cigarettes / 11. Meant To Be

Oslo Swan chante, mais sans les Commotions

Mercredi 10 septembre 2008

Oslo Swan

Y’a parfois des nouveautés qu’on a l’impression d’avoir entendu une centaine de fois. Ainsi, si Oslo Swan est un jeune artiste aujourd’hui reconnu par la critique, on ne m’empêchera pas de penser qu’il gratte grave du côte de Lloyd Cole and the Commotions avec son tout premier single, On My Way :

Le reste de la production de monsieur Oslo est assez fun est aérien… on se rend compte à l’usage que On My Way n’est pas forcément représentatif… Information rapide, Oslo Swan est en concert au Réservoir (Métro Ledru Rollin) le 15 septembre prochain.

Visiter le site officiel d’Oslo Swan.

[album] Bumcello - Lychee Queen

Mardi 3 juin 2008

Le nouvel album de Bumcello est vachement bizarre. Un mélange d’une tonne de trucs qui semble pourtant prendre avec une facilité déconcertante. Mais bon, quand on connait la nature des cuisiniers on ne s’en étonne pratiquement pas… Bumcello est la réunion de Bum et Cello, alias Cyril Atef et Vincent Ségal. Le premier est un batteur né qui a baigné dans le beat de Los Angeles pendant des années, le second un contrebassiste, premier prix avec félicitations du Conservatoire National Supérieur de Lyon, immergé lui dans la musique de la cote est des States. La rencontre des deux artistes donne un mélange détonnant et étonnant. Histoire de finir le panégyrique, on n’oubliera pas que les deux lascars se balladent avec Mathieu Chédid depuis son tout premier album et participent régulièrement aux productions d’artistes phares (Elvis Costello pour ne citer que lui). Prenez tout ça. Mélangez bien. Vous obtiendrez bien entendu plus de 10 ans d’une carrière hors du commun.

Lychee Queen, donc, c’est la sixième et dernière production de ce duo touche-à-tout. Un album dont la couleur musicale transparaît d’emblée sur la pochette. Lychee Queen touche au son funk et soul de la côte est des Etats-Unis, mais pas seulement… Pour user de métaphore, c’est un peu comme si Gorillaz était produit par la Motown. On retrouve les mêmes accents rap/urban que dans le groupe de Damon Albarn (preuve flagrante à l’appui, One Two Three en extrait du jour : ), mais avec des couches beaucoup plus zen, funk, limite disco tout ça…

En fait, Lychee Queen n’est pas réellement un album. C’est une sorte de voyage comme l’avait été The Moonshine Sessions pour la musique americana. Bumcello prend sa grosse décapotable rouge pour parcourir la cote atlantique des US, de Philadelphie aux ghettos du sud, de la soul calme de Lychee Queen (l’ouverture de l’album qu’on rapprochera du Aquarius de Hair), aux faubourg d’Athens (Backin’ In The Sun qui fait très fort penser aux accents Fred Schneider et des B52’s), à la folk étrange, très seventies, de House Fire birdLychee Queen est un voyage complètement initiatique dans l’univers musical de deux originaux…

Pour la peine, parce que l’album est réellement bon (quoi qu’un peu énervant sur certaines pistes), je vous en redonne un coup. Bakin’ in the sun en live :

PS : Coldplay sera en concert le 9 septembre au Palais Omnisports de Paris-Bercy. Les places sont en vente, aujourd’hui, depuis 10h. Deux autres dates sont prévu en France jusqu’à présent : Strasbourg le 1e septembre et Lyon le 4. Réservation sur la FNAC. Bonne chance !

Bumcello - Lychee QueenTracklist: 1. Lychee Queen (Love Inside) / 2. Bakin’ in the sun / 3. Salvador / 4 No enemies / 5. House Fire bird / 6. Assiko Mintanan / 7. Ardi Built Half of L.A. / 8. One Two Three / 9. Mandragore / 10. Eurostar / 11. Hey hey hey hey hey / 12. Lychee Queen (instrumental)

Visiter le site officiel de Bumcello.
Tôt ou Tard, le label de Bumcello.
Acheter Lychee Queen sur Amazon France.

[album] Aimee Mann - @#%&! Smilers

Lundi 26 mai 2008

Je vous annonçais il y a quelques jours haut et fort que le prochain album d’Aimee Mann était encore une fois une perle, je vais tenter d’argumenter tout ça aujourd’hui, entre deux rendez-vous et trop de travail… Mais avant tout, je voudrais faire passer deux messages personnels.
D’abord, je tiens à remercier Eric N’Roll pour le travail soutenu de défricheur de l’actualité musicale qu’il effectue avec passion depuis des années sur son blog. C’est grâce à lui que j’ai appris qu’Aimee Mann préparait un nouvel album, que mille pétales de rose caressent ses pieds pour cela. Ensuite, je tiens à m’excuser publiquement auprès d’Aimee Mann pour tout le mal que j’ai pu lui faire. J’avoue que trop impatient d’entendre les nouvelles pépites qu’elle y interprète, j’ai téléchargé de manière assez illégale son nouvel album. Je m’en excuse mais je jure solennellement, et devant témoins, que je serais dans les rayons de la Fnac des Ternes le 3 juin pour trouver une copie physique de ce magnifique opus. Les préliminaires étant terminés, lançons nous maintenant dans l’autopsie de @#%&! Smilers. Rha !

Je propose de commencer tout de suite la chronique par l’extrait du jour, sans conteste le meilleur moreau de l’album. Eric lui-même ne s’y est pas trompé, c’est également l’extrait qui place sur son site… Ballantines - extrait du jour donc : - piste de clôture, est un duo d’Aimee Mann avec le folkeux ricain Sean Hayes. Ce qui m’a permis au passage de découvrir cet artiste. Assez jazzy, ce morceau d’une rare légèreté fait à la fois penser aux films de Frank Capra et aux comédies musicales américaines, là où les plus grands moments de désespoir finissent sur des chansons et des airs enjoués. Un moment de légèreté quelque chose que je n’avais pas entendu depuis longtemps sur un album quelconque… En réfléchissant, c’est sans doute le Modern Nature de Sondre Lerche et Lillian Samdal sur un album déjà sorti il y a quelques années qui sera la référence la plus proche de cet extrait. Au passage, allez écouter cet extrait là aussi, il vaut la chandelle…

En y réfléchissant plus, les quelques lignes rédigées plus haut valent pour l’entièreté de l’album. @#%&! Smilers est bien plus relevé, mais surtout enjoué, que The Forgotten Arm et même que Lost In Space. Les accords plus pops et synthétiques doivent y être pour quelque chose. Mais attention, musique légère ne veut pas dire chanson superficielle… les textes d’Aimee Mann sont toujours aussi proche de la vraie vie et décrivent toujours, quelque part, le monde de ceux qui essaient de s’en sortir et de ceux qui n’y arriveront pas. On est toujours loin des textes gnans gnans et des chansons pour midinettes, Aimee Mann a toujours été un songwritress engagée, elle ne va pas changer de trottoir aujourd’hui pour faire dans la mièvrerie. Freeway, ouverture de l’album et premier single a priori - audible au passage sur
le site officiel de madame - donne le ton avec sa critique à peine voilée des gens bourrés de fric et de complexes… le reste de l’album suit en général cette petite réécriture de la société… Ca rend encore le boulot d’Aimee Mann plus appréciable et agréable.

Du coup, avec un mélange de textes toujours aussi bien ficelés, et de musiques acidulées plutôt très sympas, j’aurais tendance à dire que @#%&! Smilers est sans doute l’album d’Aimee Mann le plus réussi depuis quelques années. Plus facile à aborder que les précédents et plus facile à garder dans l’oreille. Il faudra voir avec le temps, mais pour moi c’est un CD qui mérite un 5/5.

PS : Sans aucun rapport, je sais de source très sûre que Qurtis travaille actuellement sur un nouvel album après beaucoup d’années de silence et de projets. Et je sais également de source sûre que ça plaira à de nombreux lecteurs réguliers de DiscoBlog. Je n’ai eu qu’un mince aperçu du boulot et on ignore bien entendu la date de sortie, mais encore une fois, vivement !

Aimee Mann - @#%&! SmilersTracklist: 1. Freeway / 2. Stranger into Starman / 3. Looking for Nothing / 4. Phoenix / 5. Borrowing Time / 6. It’s Over / 7. Thirty One Today / 8. Great Beyond / 9. Medicine Wheel / 10. Columbus Ave. / 11. Little Tornado / 12. True Believer / 13. Ballantines

Visiter le site officiel d’Aimee Mann.
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[free] Orouni - Demos EP

Vendredi 16 mai 2008

Hop, un autre album gratuit pour finir la semaine, mais un album qui n’a vraiment rien à voir avec le Nine Inch Nails d’hier. Mais alors rien du tout. Les aficionados de la zik indépendante connaissent déjà Orouni parce que le groupe cavale depuis longtemps de bars en scènes et de pistes en salles. Moi qui ne traîne pas les bars, monsieur, je l’ai découvert tout récemment via un contact Facebook. Comme quoi les réseaux sociaux peuvent parfois servir à quelque chose.

Plutôt que de me précipiter sur leur dernière production, j’ai d’abord téléchargé le premier EP du groupe, composé d’un certain nombre de démos et disponible gratuitement sur leur site officiel. Curieux, mais pas téméraire… Eh bien j’ai très bien fait de télécharger ces quelques 10 pistes (dont 2 bonus), et tous les blogs que j’ai pu consultés semblent me dire la même chose. Orouni c’est bien. Orouni signe une folk minimaliste dont je croyais quelques seuls les américains capables. Qu’un groupe français soit foutu de sortir un truc acoustique pareil, doux, avec une voix sur le fil en permanence, ça me troue, tant la scène française n’a pas habitué mes oreilles à cette délicatesse. Paroxysme de l’album, un Experiments On The Threshold Of Pain - extrait du jour : - incroyablement audacieux, délicat mais pas faux. Une merveille d’équilibriste… Je vous avais prévenu, aucun lien avec Nine Inch Nails.

Les racines d’Orouni sont à chercher chez Neil Young ou chez les autres folksingers simples ricains. Simples, mais pas idiots. J’aimerai bien aussi rapprocher le groupe d’un Underwires sur la sonorité et sur certaines inspirations. P’tet un Underwires pendant une panne d’électricité - tiens, je me demande ce que ça donnerait si les deux groupes jouaient ensemble ? En tout cas, un excellent groupe.

PS : Histoire de montrer qu’il n’y a pas que Wikio dans la vie, le site Blog and Music s’est lancé récemment et entend bien trier les meilleurs blogs musicaux français. Si vous alliez y faire un tour histoire de crier haut et fort combien DiscoBlog mérite le titre ? mmmh ? nan ?

Orouni - Demos EPTracklist: 1. The Lamppost / 2. Danish Country Waltz / 3. The Spiders / 4. Green Blues / 5. Experiments On The Threshold Of Pain / 6. Back To The A / 7. Almen Kirkegård Lullaby / 8. I Will Never See You Again / 9. The Lamppost (Voice Mix) / 10. Vale Vale

Télécharger Demos EP sur le site officiel d’Orouni.

[clip] Someone Still Loves You Boris Yeltsin - Think I Wanna Die

Samedi 26 avril 2008

C’était déjà le premier extrait de l’album Pershing paru il y a un mois, c’est par la même occasion le premier clip officiel du groupe. Think I Wanna Die, par Someone Still Loves You Boris Yeltsin. Joie !