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Archives de la catégorie Eighties

Eurythmics - Revenge

Mardi 2 janvier 2007

Eurythmics - Revenge

Avant d’attaquer ce premier album du jour de la nouvelle année, trois petites résolutions pour 2007 en ce qui concerne discoBlog :
1 - Essayer de prendre un peu d’avance dans l’écriture de mes billets, hisoire d’avoir toujours de la musique neuve, ou pas, à vous glisser dans la boîte à persil.
2 - S’investir un peu plus du côté de la scène française, parce qu’elle mérite franchement qu’on s’y arrête. Par scène française, j’entends bien entendu la scène rock indépendante, et pas Pascal Obispo.
3 - Vous surprendre encore un peu de temps en temps ?

Bref… Disque du jour !
Je pose la question aux eightiesophobes convaincus qui trainent leurs guètres du côté du formulaire à commentaires : que peut-on sauver des années 1980 ? Je passerai bien rapidement sur mon goût immodéré pour Duran Duran et Nik Kershaw, histoire de ne pas débuter 2007 au milieu des sarcasmes… J’attaque directement par du plus assumable.
Revenge est, de mémoire, le troisième album de Eurythmics. Ou peut-être le quatrième… j’avoue que je me perds un peu dans la discographie détaillée des débuts d’Annie Lennox et Dave Stewart, tant seul Sweet Dreams (Are Made Of This) aura finalement fait sont trou jusqu’à nos glorieuses années 2000…

Revenge est en fait pour moi le summum de la carrière eighties de Eurythmics. Alors que Sweet Dreams (et le single suivant, 1984) sentait surtout l’expérimentation musicale et le coup de génie artistique, Revenge s’assagit et s’assume plus pop que New Wave. Il est vrai que l’invasion des musiques anglo-saxonnes se calme un temps après 1985 et que les rythmes des synthétiseurs laissent la place aux accords de guitare. La même tendance se remarque d’ailleurs chez The Cure (The Head On The Door en 1985) ou Depeche Mode (Black Celebration, et surtout Music For The Masses en 1987).
Revenge met du coup plus en avant les talents de guitaristes de Dave Stewart (The Miracle Of Love) ou la voix somptueuse d’Annie Lennox (When Tomorrow Comes), voire les deux en même temps (Thorn In My Side - extrait du jour : ). Et si quelques pistes plus expérimentales restent ici et là (Missionary Man en ouverture), elles sont là pour mettre en valeur cette délicate rupture dans la carrière du groupe. Quand les figures de proues des musiques New Wave deviennent les interprètes de quelques unes des plus belles ballades de tous les temps.

Tracklist: 1. Missionary Man / 2. Thorn In My Side / 3. When Tomorrow Comes / 4. The Last Time / 5. The Miracle Of Love / 6. Let’S Go! / 7. Take Your Pain Away / 8. A Little Of You / 9. In This Town / 10. I Remember You

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Phil Collins - Hello, I Must Be Going!

Mercredi 8 novembre 2006

Phil Collins - Hello, I Must Be Going!

Cela fait quelques semaines que l’idée me trotte dans la tête. Un billet de la blogothèque du week-end dernier à propos des plaisirs coupables de la rédaction sert de déclencheur. Convaincu par les discours répétés de JP et par les années de recul, voire le recul des années, j’ai décidé de lancer un grand mouvement de réhabilitation de Phil Collins au sein de la blogosphère trentenaire francophone.

25 ans après ses premiers albums solos et 25 ans après la conquête des hits parades par une machine Genesis endiablée, redonnons un peu de lustre à l’image du batteur chauve le plus célèbre de la planète.
Phil Collins n’a pas tué Genesis. Je dirais plutôt qu’il ne l’a pas tué seul. Si le départ de Peter Gabriel a précipité beaucoup de choses pour ce symbole du rock progressif, Phil Collins a tout de même un temps sauvé les meubles, faisant de A Trick Of The Tail et Wind And Wutherng deux 33 tours plus de respectables dans la discographie du groupe. Phil Collins est même à l’origine de Seconds Out, l’un des plus grands live que les années 1970 ont pu produire. Après le départ de Steeve Hackett en 1977, les choses se gâtent et les temps changent, comme dit l’autre. Alors que le rock instrumental s’enterre doucement sous la vague punk, Genesis négocie le virage pop jusqu’au déferlement d’Abacab dans les hits parades. Et ce sont bien Collins, Banks et Rutherford ensembles qui contribuent à cette mue du groupe. C’est un fait acquis pour moi désormais. Restent deux créations honnêtes de cette période, derniers relents de l’esprit progressif au sein de Genesis : …and Then There Were Three… et Duke.

Parallèlement, Phil Collins se lance en solo. Un, puis deux albums… ce fameux Hello, I Must Be Going! en 1982. On l’a oublié cet album, parce que best ofs et radios préfèrent faire tourner Against All Odds en boucle, mais Phil Collins est avant tout batteur et musicien, avant d’être businessman et icône pop. Et on a beau dire, sur Hello, I Must Be Going!, ça se sent encore. I Don’t Care Anymore - extrait du jour : - ou Do You Known, Do You Care sont des feux d’articfices de peaux et de percussion. De vraies partitions de batterie écrites par un expert en la matière. Mais bizarrement, c’est You Can’t Hurry Love, reprise d’un tube Motown sixties qui reste, 10 ans après, dans les mémoires. Pourquoi ? Parce que Hello, I Must Be Going! n’est pas un album facile ? Pas positif ? Parce qu’il a été écrit juste après le divorce de Phil Collins est la seule piste de l’album qui ne soit pas violente et qui ne sente pas le j’en ai plus rien à foutre ?

Peut-être…
Après tout, la culture pop a toujours préféré le rose bonbon aux réglements de compte… Du coup, Hello, I Must Be Going! est un peu l’album oublié de Phil Collins. C’est pourtant de loin l’album le plus rock de toute sa carrière !

Tracklist: 1. I Don’t Care Anymore / 2. I Cannot Believe It’s True / 3. Like China / 4. Do You Know, Do You Care? / 5. You Can’t Hurry Love / 6. It Don’t Matter To Me / 7. Thru These Walls / 8. Don’t Let Him Steal Your Heart Away / 9. The West Side / 10. Why Can’t It Wait ‘Til Morning

Le site officiel de Phil Collins.
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The Cure - Fascination Street

Mercredi 18 octobre 2006

The Cure - Fascination Street

Pas d’album du jour.
Pas même un maxi single.
Juste un morceau…

Babble… face B du single Fascination Street de The Cure (issu des sessions de Disintegration). Pour moi l’un des summums de la création musicale de Robert Smith… Je n’en dis pas plus, le morceau devrait se suffire à lui même :

Tracklist: 1. Fascination Street / 2. Babble / 3. Out of Mind / 4. Fascination Street [Extended Remix]

Dire Straits - On Every Street

Vendredi 11 août 2006

Dire Straits - On Every Street

Album testament d’un groupe mythique, On Every Street est surtout l’ultime répétition de la carrière solo de Mark Knopfler. Depuis 1977 et Communiqué, David Knopfler avait compris qu’il n’y avait de la place que pour une seule star dans le groupe : son guitar-hero de frère. Il avait d’ailleurs quitté le groupe dans la foulée.
Au fil des albums, Dire Straits s’est donc construit un son autour de la guitare magique de Mark Knopfler. Et avec On Every Street, le groupe se dilue autour des goûts musicaux du maître.

C’est que l’album fleure bon, très bon même, le blues et la country. Là où Brothers In Arms était insolément rock (Money For Nothing), voire limite rockabilly (Walk Of Life), On Every Street enchaîne les influences américaines, avec entre autre la guitare chantante de Ticket To Heaven ou les accords purement country de How Long.
Une belle préparation aux autres travaux, en solo, avec Chet Atkins, les Notting Hillbillies ou aujourd’hui Emmylou Harris, que Mark Knopfler achèvera dans les dix ans qui suivent la ritournelle Calling Elvis. Sur On Every Street, Knopfler assume enfin ses goûts musicaux et scelle du même coup le destin de son groupe.

Et puis…
Et puis, On Every Street contient surtout ce trésor d’émotion, de blues et de douceur qu’est le titre éponyme de l’album (extrait du jour : ). Moment de grâce dans la carrière du groupe, comme Brothers In Arms, la chanson, quelques années plus tôt. Equilibre parfait entre un piano, un saxophone et une guitare qui donne la chaire de poule.
Peut-être simplement le plus beau morceau de la carrière de Mark Knopfler

Tracklist: 1. Calling Elvis / 2. On Every Street / 3. When It Comes To You / 4. Fade To Black / 5. The Bug / 6. You And Your Friend / 7. Heavy Fuel / 8. Iron Hand / 9. Ticket To Heaven / 10. My Parties / 11. Planet Of New Orleans / 12. How Long

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Blondie - No Exit

Jeudi 10 août 2006

Blondie - No Exit

Ce soir, je me permets de vous servir sur un plateau une version live du Maria de Blondie. Groupe mythique du punk new-yorkais, dont il n’était pourtant le plus virulent représentant, Blondie s’est surtout fait connaître pour le son sophistiqué de ses tubes comme Heart Of Glass, Call Me ou les plus insulaires Denis ou The Tide is High.

Disparu dans la tourmente des années 1980, Blondie est revenu à la fin des années 1990 avec un nouvel album (No Exit) et ce single : Maria. Le style n’a pas trop changé et la pêche originelle du groupe est toujours là. Sans atteindre les sommets de ses débuts de carrière, le groupe s’en tire plutôt bien avec cette version concert de Maria et de quelques autres tubes :

Tracklist: 1. Screaming Skin / 2. Forgive And Forget / 3. Maria / 4. No Exit / 5. Double Take / 6. Nothing Is Real But The Girl / 7. Boom Boom In The Zoom Zoom Room / 8. Night Wind Sent / 9. Under The Gun (For Jeffery Lee Pierce) / 10. Out In The Streets / 11. Happy Dog (For Caggy) / 12. The Dream’s Lost On Me / 13. Divine / 14. Dig Up The Conjo

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INXS - Kick

Mercredi 9 août 2006

INXS - Kick

1987. Le rock australien se cherche. Elles semblent loin les heures de gloire de Bon Scott et d’AC/DC. Plus de dix ans déjà que le groupe martelaient son ‘74 Jailbreak. Depuis, comme beaucoup de groupes de hard, AC/DC est tombé dans le grand guignol et la redite à gros coups de solos de guitare et de spectacles pyrotechniques. Pas forcément ringard en soi, mais totalement déplacé dans un monde musical qui ne jure alors que par les synthés et la New Wave.

Alors, le rock australien se cherche. Il attend le sauveur qui remettra le son rude des Aussies au goût du jour. Loin des midinettes, de Kylie Minogue et de Jason Donovan. Et c’est d’un blanc sauvage que va enfin venir la délivrance !

1987. Michael Hutchence propulse d’un coup de pied génial son groupe en tête des hits-parades. INXS, et plus encore Kick, c’est alors un rock pur remis au goût du jour. Sur les géniaux Devil Inside ou d’un Need You Tonight, c’est Michael Hutchence qui transpose à la gratte les rythmes et les accords qui font le succès des autres sur synthés !
Et même si le son de Kick reste très eighties, boîte à rythme oblige, INXS déménage tout même plus fort et plus loin que les autres. Rythmes basiques. Influences penchant parfois sur le Blues. Et cette voix tellement rock dans ses imperfections de Hutchence (The Loved One, ou encore Mystify - extrait du jour : . Même les violons qui hantent l’album sur Never Tear Us Apart sont rock… et font du morceau, couplé avec Mystify, le point d’orgue de l’album !

Mais Kick, ce ne sont pas que des accords. Ce sont aussi ces paroles sulfureuses qui manquaient cruellement au rock depuis la vague punk de 1977. Pas de débat politique ou sociologique, pas de Combat Rock ou d’anarchie dans le Commonwealth. Les australiens d’INXS hurlent simplement de désir ! L’essence même du rock depuis Elvis et les Rolling Stones !

Tracklist: 1. Guns In The Sky / 2. New Sensation / 3. Devil Inside / 4. Need You Tonight / 5. Mediate / 6. The Loved One / 7. Wild Life / 8. Never Tear Us Apart / 9. Mystify / 10. Kick / 11. Calling All Nations / 12. Tiny Daggers

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Nik Kershaw - Somebody Loves You

Jeudi 27 juillet 2006

Plus de 10 ans après ses succès The Riddle et Wouldn’t It Be Good, Nik Kershaw écrivait encore sa merveilleuse pop anglaise dans son coin.
Bien sûr, le faste des années 1980 a disparu et le rythme des chansons s’est un peu aténué… Le clip d’aujourd’hui, Somebody Loves You date de 1998, et s’il n’a plus la puissance et la créativité de certains morceaux plus anciens, il prouve tout de même que Nik Kershaw est encore capable de nous séduire.