Accueil DiscoBlog

Archives de la catégorie Musique classique

[album] Mike Oldfield - Music Of The Spheres

Mardi 22 avril 2008

La musique des sphères, rien que ça… un titre un peu prétentieux pour le second album symphonique de Mike Oldfiled, en fait sa 25e production depuis le révolutionnaire Tubular Bells. La majorité des lecteurs de DiscoBlog, du moins ceux qui me lisent régulièrement, savent à quel point je suis capable d’encenser Mike Oldfiled et notamment ses premières productions comme Hergest Ridge ou Ommadawn. Quand JP m’a annoncé ici même qu’un nouvel album sortait à la mi-mars, je me suis jeté dessus, forcément. Trop curieux de voir la nouvelle symphonie à laquelle s’est livré le maître de l’instrumental… D’autant que cette fois, Mike Oldfiled donne réellement dans le symphonique. Pas de synthétiseur, pas de guitare électrique : un véritable orchestre avec cordes et tout de toutim. Alléchant.

Et… et… c’est maintenant que je vais devenir désagréable. Que dire de Music Of The Spheres, sinon qu’il ne m’a pas du tout convaincu, ni ensorcelé. Je regrette même un peu de l’avoir acheté, si ce n’était que je cherche à compléter mon Oldfieldothèque. Oh, bien entendu les compositions de Mike Oldfield sont toujours belles et réussies, et son utilisation d’un orchestre symphonique est fine. Je ne reviendrai pas sur le talent du compositeur, après plus de 35 ans de carrière, ça serait gonflé de ma part… C’est juste que j’ai l’impression que toutes les musiques et tous les accords de Music Of The Spheres, je les ai déjà entendues dans sa discographie seventies, de Tubular Bells à Incantations… et je préfère largement les morceaux originaux. Et si Mike Oldfield se rapproche parfois, dans ces élans symphoniques, d’une musique de film hollywoodienne, on me permettra d’aller butiner plutôt du côté de Maurice Jarre et de Lawrence of Arabia pour les grandes envolées lyriques et planantes…

Certes, l’album est beau, mais il est pour moi décousu, entendu et surtout il ne m’emporte pas. Nulle Part…

PS : quel silence ces derniers jours…

Mike Oldfield - Music Of The Spheres Tracklist: 1. harbinger / 2. animus / 3. silhouette / 4. shabda / 5. the tempest / 6. harbinger reprise / 7. on my heart / 8. aurora / 9. prophecy / 10. on my heart reprise / 11. harmonia mundi / 12. the other side / 13. empyrean / 14. musica universalis

Visiter le site officiel de Mike Oldfield.
Visiter Tubular Net, la plus grande communauté de fans de Mike Oldfield sur le Web.
Acheter Music Of The Spheres sur Amazon France.

[album] Sergei Prokofiev - Alexandre Nevski

Lundi 17 mars 2008

J’avoue.
Je n’y connais pas grand chose en musique classique. C’est pour cela, entre autre, que vous ne voyez pas traîner souvent violons et clavecins sur DiscoBlog… Peur d’un manque de culture flagrant dans les billets, manque d’émotion peut être aussi un peu. Et surtout syndrome de la page blanche sur le sujet… Enfin bon, tout cela s’arrange un peu ces derniers temps et je travaille doucement à l’amélioration de ma culture musicale classique, à grand coup de CDs et de téléchargements libres.

Mais il y a quand même deux trucs qui me font bien vibrer dans le classique : la musique sacrée baroque et les compositeurs soviétiques. Et pour qui est attentif au titre de ce disque du jour, il apparaît évident que c’est de la seconde catégorie dont je vais parler à présent.

Composée par Sergei Prokofiev dans les années 1930, la musique d’Alexandre Nevski est considérée par beaucoup comme l’une des musiques de film les plus marquantes et accomplies de l’histoire du cinéma. Pour ressituer un peu le film, c’est là l’une des grandes réalisations de Sergueï Eisenstein, qui retrace la défense du prince Alexandre Nevski de Novgorod face aux chevaliers teutoniques au XIIIe siècle. Moment fort de la constitution de l’identité russe, on comprend très bien comment un tel sujet a pu être traité par le pouvoir soviétique en 1938 et mis autant en valeur au cinéma. Le film est à mon avis moins puissant qu’Ivan le Terrible, plus marquant visuellement, même s’il bénéficie de scènes de bataille réellement hallucinantes !

Quid de la musique ? On pourrait croire qu’elle n’est pas forcément facile à détailler, détachée du film. Il n’en est rien. Le travail, à la fois de Prokofiev et d’Eisenstein, sur cette bande son est incroyable. Loin d’illustrer uniquement le film, la musique de Prokofiev raconte elle-même l’histoire du soulèvement russe face aux chevaliers. Des musiques douces du prélude aux sons distordus de la bataille, la bande originale retrace tous les passages du film. Prokofiev mêle à sa musique symphonique les heurts des armes, les cris des soldats, les vivats des foules, en un tableau sonore épique et éblouissant. C’est toute la bande son, dans sa diversité, qu’il faudrait caler en extrait du jour pour se convaincre de ce réalisme sonore et de l’ambiance enivrante que dégage Alexandre Nevski. Parce que je suis un vilain rat, on se contentera d’un sublime Debout Peuple de Russie ! - extrait du jour :
- mettant parfaitement en scène, presque en image, la levée de boucliers du peuple russe face à l’attaque des envahisseurs.

Oh bien sûr, l’engouement musical, le style, les envolées ont beaucoup à voir avec l’époque de composition et les fastes du régime stalinien… Mais la prouesse est là, la composition de Prokofiev donne vie à l’histoire et complète si admirablement la mise en image d’Einsentein qu’elle pourrait même se passer de cette dernière. Ce n’est pas pour rien que Sergei Prokofiev transformera sa bande originale en cantate à part entière un an après la sortie du film. C’est que la puissance de cette musique est infinie !

PS : si on aime la musique russe et Prokofiev en particulier, on se penchera sur deux enregistrements dont j’aime recauser de temps en temps. Tout d’abord, je rappelle qu’une nouvelle version de Pierre et le Loup est sortie en fin d’année dernière, contée cette fois par Valérie Lemercier. Toujours plaisant. Ensuite, pour la musique figurative russe, on n’échappera pas à la référence absolue qu’est le Zavod (la forge) d’Alexander Mosolov. Une énorme claque là aussi, un monument musical indispensable !

Sergei Prokofiev - Alexandre NevskiTracklist: 1. Prelude / 2. The 13th Century / 3. Plescheyevo Lake (Song About Alexander Nevsky) / 4. Pskov In Flames / 5. ‘Death To The Blasphemer!’ (Pereginus expectavi) / 6. Arise, People Of Russia / 7. The Teutonic Camp (Pereginus expectavi) / 8. Nevsky’s Camp: Night Before The Battle / 9. The Battle On The Ice: April 5, 1242 (Perigrinus expectavi) / 10. The Battle On The Ice: Fight For Russia! / 11. The Battle On The Ice: Spears And Arrows (Perigrinus expectavi) / 12. The Battle On The Ice: The Duel With The Grand Master / 13. The Battle On The Ice: The Battle Is Won / 14. The Battle On The Ice: The Ice Breaks / 15. The Field Of The Dead / 16. Pskov: ProcessionOf The Fallen And Judgement Of The Prisoners / 17. ‘And Now Let’s Celebrate!’ / 18. Final Chorus

Acheter la bande originale d’Alexandre Nevski sur Amazon France.

William Sheller - Lux Aeterna

Mercredi 2 janvier 2008

William Sheller - Lux Aeterna

Avant d’attaquer le premier album de l’année - et quel énrome album - je tiens à présenter mes meilleurs voeux pour l’année 2008 à l’ensemble des lecteurs, fidèles et occasionnels, de DiscoBlog. Que cette nouvelle année soit remplie de découvertes musicales, de douces mélodies et de riffs tapageurs. Et puis si y reste à boire c’est pas mal non plus… bref, disque du jour !

Introuvable.
Sauf dans les quelques exemplaires de l’intégrale Chemin de traverse qui se vendent encore d’occasion ici et là sur le Web… et puis bon, aussi en téléchargement sur Internet pour peu qu’on se donne le mal de chercher.

Lux Aeterna est une putain d’oeuvre à part. Un ovni. Une merveille.
Composée en 1970 pour deux amis, avec les fonds récoltés avec la vente d’un éphémère premier succès - My Year Is a Day - cette messe de mariage sort en 1972 et s’avère être le premier véritable album de William Sheller. Oh, pas le Sheller du Carnet à Spirale ou de Rosanna Banana, pas le Sheller pop des années 1970. Non ! Le grand Sheller éclectique de toujours, celui composera aussi bien les violons d’Univers qu’un un Excalibur halluciné, rock et orchestral dans les années 1990… Ce Sheller incroyable, mélange d’influences et de talent !

Les guitares électriques donnent ici aussi une réponse aux violons et aux bois, des airs entêtants reviennent, d’un pincement de corde, le long des quarantes minutes de ce LP magnifique, des voix récitent des textes anglais sur des nappes musicales incroyablement denses. C’est élevé et envolé. Une sorte de rock progressif symphonique qui sera plus tard l’appanage d’un Mike Oldfield et de quelques autres, mais avec un aspect monumental et sollenel, là où Oldfield n’est que champètre et presque anecdotique ! C’est peut-être injuste pour Oldfield, mais Lux Aeterna plane tellement loin au dessus des 40 ans de musiques qui se sont écoulés depuis sa création…
Puisqu’il faut jouer aux comparaisons, on ne peut réellement rapprocher Lux Aeterna que d’une seule autre oeuvre : le Atom Earth Mother de Pink Floyd. Cette première face déjantée de l’album à la vache, les tronçonneuses en moins…

En fait, je voudrais bien vous en coller un extrait, histoire de vous mettre un peu l’eau à la bouche. Surtout à ces vieux vicelards de fan de Pink Floyd qui trainent souvent sur DiscoBlog. L’ouverture par exemple, ce décollage -pas si - en douceur - que ça - qu’est Introit. Ce mélange déjà d’orchestral et de psychédélisme…
Mais non… Lux Aeterna se doit de s’écouter dans son intégralité, tant la cohérence est grande et tant la musique a finalement été composée pour cela. Le découpage en piste n’est après tout qu’une facilité commerciale… c’est d’une messe dont il s’agit !

Et cette messe, monsieur Sheller, vaut bien une admiration sans cesse renouvellée !

Tracklist: 1. Introit / 2. Ave Frater, Rosae Et Aurae / 3. Opus Magnum (Part 1) / 4. Opus Magnum (Part 2) / 5. Lux Aeterna / 6. Sous Le Signe Des Poissons / 7. Hare Krishna / 8. Sous Le Signe Du Verseau

Acheter Chemin de Traverse sur Amazon France.

Valérie Lemercier et l’Orchestre Du Capitole De Toulouse - Pierre et le Loup

Mardi 20 novembre 2007

Valérie Lemercier et l'Orchestre Du Capitole De Toulouse - Pierre Et Le Loup

Les grands garçons comme Pierre n’ont pas peur des loups.

Une nouvelle version de Pierre et le Loup, le chef-d’oeuvre de Serge Prokofiev. Disponible depuis le 30 octobre dans les meilleures pharmacies. Je ne vous raconte pas ma joie en voyant ça. Pierre et le Loup, c’est une composition culte, sans doute la plus belle pièce de musique classique composée pour les enfants. L’histoire du canard, de l’oiseau, du chat et du petit Pierre qui attrapa tout seul le grand méchant loup de la forêt. Les grands garçons comme Pierre n’ont pas peur des loups. Sous le regard réprobateur de son grand-père et celui admiratif des chasseurs. Pour les malheureux qui ne connaissent pas ce chef-d’oeuvre, ici Prokofiev met littéralement la musique en scène, attribuant à chaque personnage une partie de l’orchestre. Les violons pour Pierre, la clarinette pour le chat, les cymbales pour les chasseurs… une musique imagée qui vous transporte longtemps dans les plaines de Russie.

Ah oui, cette nouvelle version est narrée par Valérie Lemercier. Ca peut paraître bizarre, mais ce n’est pas incongru. Prokofiev, quelque part, sublime ses interprètes. Sauf peut être Gérard Philippe qui lui sublimait Serge Prokofiev !

Un peu comme Valérie Lemercier le dit dans le dossier de presse de l’album, moi aussi, j’ai été élevé avec Le Petit Prince et Pierre et Le Loup racontés par Gérard Philippe. Avec les chansons du Petit Ménestrel. C’est difficile de passer après ça.
Je ne pense pas que Valérie Lemercier ait voulu faire oublier cette version. Ca serait prétentieux et pas très raisonnable. Non, elle a voulu faire sa version à elle. Et au lieu d’interpréter l’histoire, de se pincer le nez comme Gérard Philippe quand le canard parle à l’oiseau - Quel genre d’oiseau es-tu qui ne sait pas nager ? - Valérie Lemercier raconte. Elle raconte admirablement une histoire inoubliable. Le poids de la nostalgie ne peut simplement pas me faire préférer cette nouvelle version au Pierre et le Loup que j’ai depuis 25 ans dans les oreilles. C’était couru d’avance.

En revanche, l’immense point positif de ce CD-Livre, c’est d’accompagner Pierre et le Loup de cinq autres pièces russes, composées par Liadov et Rimski-Korsakov (dont le célébrissime Vol du Bourdon) commentés par Valérie Lemercier. Cinq morceaux traditionnels, eux aussi estiné aux enfants, qu’on entend des plus rarement. Merci d’avoir ressorti ces quelques pièces qui vont faire redécouvrir la musique russe à beaucoup !

Et puis parce que c’est moderne, curieux et rigolo, DiscoBlog a maintenant son groupe sur Facebook ! Whaaa !

Tracklist: 1. Pierre et le Loup / 2. Baba Yaga / 3. Le Lac Enchanté / 4. Kikimora / 5. Les Trois Merveilles / 6. Le Vol du Bourdon

Acheter Pierre et le Loup par Valérie Lemercier sur Amazon France.
Acheter Pierre et le Loup par Gérard Philippe sur Amazon France.

Mike Oldfield - Hergest Ridge

Mardi 3 juillet 2007

Mike Oldfield - Hergest Ridge

Je suis bien obligé d’avouer toute mon admiration pour Mike Oldfiled et l’ensemble des compositeurs de sa trempe. Moi qui sais à peine chantonner Mam’selle Angèle correctement, et encore en me concentrant très très fort, je ne peux qu’être abasourdi par un gars qui est non seulement capable de composer pour une vingtaine d’instruments à la fois, qui est capable de superposer ceux-ci sur un thème musical parfaitement cohérent, et en plus est capable de jouer de pratiquement chacun d’eux sans fausse note.
Whahoo. Rien qu’à décrire tout cela en quelques lignes, j’ai le vertige…

Prenons l’exemple, puisque c’est le disque du jour, de Hergest Ridge. Deux faces, deux parties, 40 minutes d’une symphonie à la fois pastorale et moderne. Deuxième album de Mike Oldfield après la claque Tubular Bells - dont il faudra que je raconte l’histoire un jour même si tout le monde la connait - et avant le chef d’oeuvre absolu qu’est Ommadawn à mon goût. 40 minutes, et pourtant un seul thème musical. Fort et entêtant. Repris en quasi-boucle par tous les instruments imaginables dans le zodiaque de Mike Oldfield.
Ca commence par quoi, une flûte ? un fifre ? Je suis affreusement mauvais pour reconnaître des instruments quand j’écoute de la musique… C’est pour ça aussi que j’aime Tubular Bells d’ailleurs, parce qu’Oldfield y détaille les instruments sur lequel il étrenne le thème principal au fur et à mesure de leur apparition. A la façon, d’un Pierre et le Loup.

Bref, entre cuivres (il doit bien y a voir une trompette qui traîne sur cet album… ?), guitares sèches ou électriques, pianos ou synthétiseurs… tous les sons et tous les instruments se mêlent pour ne former qu’une seule musique logique et évidente. La question est un peu bateau bien entendu… mais messieurs/mesdames les musiciens qui venaient sur DiscoBlog… Comment faites-vous pour sortir de telles musiques de vos têtes ?

Tracklist: 1. Hergest Ridge (Part One) / 2. Hergest Ridge (Part Two)

Acheter Hergest Ridge sur Amazon France.

Uli Jon Roth - Metamorphosis

Samedi 15 juillet 2006

Allez zou, encore une petite vidéo.
Je ne résiste pas à l’envie de partager avec vous cet extrait de l’album Metamorphosis d’Uli Jon Roth, sorti en 2003. D’origine allemande, ancien guitariste de Scorpions avant que le groupe ne devienne un appât à midinettes avec Still Loving You, Uli Jon Roth aime toucher à tout ce qu’il peut avec son instrument fétiche…
Dans Metamorphosis justement, il revisite à la guitare électrique Les quatre saisons d’Antonio Vivaldi. Dans l’extrait vidéo ci-dessous, c’est au printemps qu’il met le feu.

C’est surprenant… Mais il faut reconnaître que ce gars est une sorte de virtuose de la gratte :


Antonio Vivaldi - Stabat Mater

Dimanche 25 juin 2006

Antonio Vivaldi - Stabat Mater

Un peu de musique classique et d’érudition en ce dimanche après-midi.
Un Stabat Mater, qu’il soit composé par Pergolèse ou Vivaldi, est toujours une prière narrant la douleur de la Vierge Marie lors de la crucifixion de son fils Jesus sur la croix. Poème latin immensément triste, on s’en doute, le Stabat Mater porté en musique, forcément sacrée, est souvent un morceau d’une très grande beauté.

Celui d’Antonio Vivaldi ne fait pas exception à la règle. Tout en légèreté et en nuances, sur une voix simple, posée et lente… Le Stabat Mater nous transmet simplement toute cette tristesse, ces larmes et la douleur d’une mère…

Tracklist: 1-6. Salve Regina / 7-15. Stabat Mater / 16-18. Concerto Pour Viole D’Amour En Ré Mineur, F Il N°2 / 19-27. Nisi Dominus, Rv608 / 28. Gloria (Nisi Dominus) (Version Viole De Gambe)

Acheter Stabat Mater sur Amazon France.