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Archives de la catégorie Gros son

[free] Nine Inch Nails - The Slip

Jeudi 15 mai 2008

Tout le monde a sans doute déjà vu passer l’actualité, mais elle vaut largement le coup d’être répandue sur le net encore une fois. Nine Inch Nails récidive en ce mois de mai en rendant accessible gratuitement (en échange d’une adresse mail) un nouvel album nommé The Slip. L’initiative suit de très près la sortie de Ghost I en mars dernier, mais les deux albums n’ont pas beaucoup de points communs.

Alors que Ghost I était plutôt étiqueté ambient et laissait planer une ambiance lourde dans les hauts parleurs, The Slip revient aux NiN que l’on connaît bien. Musique lourde, violente, limite industrielle… Gros gros samples, grosse batterie et guitares saturées à n’en plus finir. Une petite écoute de Head Down - extrait du jour :
- devrait à la fois vous en convaincre et déboucher vos tympans si vous êtes en panne de coton-tiges.
Trent Reznor gueule sur bon nombre de morceaux histoire d’être perceptible dans ce mix maëlstromique… Quelques balades se promènent aussi sur l’album (Lights In The Sky), mais en gros c’est surtout de la vraie musique lourde que les fans de Nine Inch Nails apprécieront sans doute à sa juste valeur !

Et puis, comme d’hab, le groupe prend l’initiative de rendre dispo un album inédit sur le Net. Rien que ça c’est une trop bonne nouvelle pour qu’on se passe réellement de l’écouter.

Nine Inch Nails - The SlipTracklist: 1. 999,999 / 2. 1,000,000 / 3. letting you / 4. discipline / 5. echoplex / 6. head down / 7. lights in the sky / 8. corona radiata / 9. the four of us are dying / 10. demon seed

Télécharger The Slip sur le site officiel de Nine Inch Nails.

[album] The Raconteurs - Consoler Of The Lonely

Lundi 28 avril 2008

Consoler Of The Lonely est le second album du genre de super-groupe formé par Jack White et quelques-uns de ses potes : The Raconteurs. Pour la petite histoire, et parce que le marketing c’est aussi mon travail, Consoler Of The Lonely a été annoncé à la presse une semaine seulement avant sa sortie, raccourcissant ainsi drastiquement les délais de promotions d’habitude tenus par les maisons de disque. Officiellement, c’est pour fournir aux fans, le plus rapidement possible et en tenant compte des délais incompressibles de production, la nouvelle mouture du groupe. Officieusement, il est possible que Jack White ait voulu couper l’herbe sous le pied des pirates et des web-critiques et s’assurer un maximum de ventes avant que l’album ne circule sous le manteau et que trop de monde en dise du mal. Possible… Ca a en tout cas fonctionné avec moi, puisque je le critique un mois après sa sortie et que j’ai acheté l’album le jour même de sa sortie le 25 mars dernier, en même que le dernier Alain Bashung. Sont forts ces gens qui marketing !

Comme j’essayais donc de le formuler il y a tout juste un mois, The Raconteurs sont pour moi les Crosby, Stills, Nash & Young du XXIe siècle. Ca paraît totalement idiot, mais je ne suis clairement pas à une prise de position idiote près sur ce blog… Pour argumenter un truc pareil, je vais avoir besoin de détailler une grosse partie de l’album, et surtout quelques pistes-phares que je peux difficilement passer sous silence. Et forcément, je vais aussi avoir besoin de causer de CSNY et notamment du meilleur album du groupe ricain : Déjà-vu.

Sorti au tout début des années 1970, Déjà Vu est un gros concentré de talents ricains. Quelque chose d’assez planant et d’unique… Mais bizarrement, ce n’est pas la combinaison des talents de Stephen Stills, de Neil Young et des deux autres qui fait la puissance de l’album, ce serait plutôt leur juxtaposition. Ainsi, si les membres du groupe participent à chaque morceau de l’album, on sent tout de même la patte de chacun d’eux sur des morceaux bien précis, des ballades soft de Young sur Helpless aux accords country de Graham Nash sur Teach Your Children Well. Déjà Vu n’est pas un album uni, c’est une mosaïque… c’est ce qui fait sa force.

Vous l’aurez deviné, Consoler Of The Lonely n’est pas non plus un album uni, c’est aussi une grande mosaïque, même si l’identification des talents au travers des pistes est plus délicate (en dehors de Jack White, personne n’est réellement connu en Europe dans le groupe). Avant tout, pour ceux qui ne se sont pas encore précipité sur cette nouvelle production, sachez que la galette est incroyablement bonne, rock et ambitieuse. Le niveau de la production des White Stripes est incroyablement élevée, celle des Raconteurs est de tout aussi haut niveau, quoi que plus accessible. On est finalement bien obligé de comparer les deux groupes tant la personnalité de Jack White est forte.

Consoler Of The Lonely donc et une juxtaposition de talents et de pistes à-la-manière-de. On est très loin de l’album concept, mais ce n’est finalement pas si grave. Consoler Of The Lonely déchire les oreilles tout de même… Le groupe y joue successivement des morceaux proches de Black Sabbath (Consoler Of The Lonely, la piste d’entrée, mais les influences de Icky Thump, le dernier White Stripes, pouvaient laisser présager de ce genre de virage), du Yes des grandes heures (You Don’t Understand Me - extrait du jour après beaucoup d’hésitations :
), voire des tous premiers Rolling Stones (Many Shades Of Black), Bob Dylan (Carolina Drama) et une fois encore de Led Zeppelin (Rich Kid Blues), une influence naturelle et très forte chez Jack White. Un gigantesque mix de culture rock, 40 ans d’influences, dont la plus grande prouesse est d’être égale en qualité et en puissance. Et surtout en puissance, car je l’avoue, Consoler Of The Lonely est une telle tornade qu’il me fait trouver Diamond Hoo Ha, le dernier Supergrass, plutôt mou du genou. C’est dire la claque et les décibels déployées par les instruments du groupe !

En fait, s’il ne reste qu’un seul héritier au rock des seventies, ce doit être Jack White. La legacy de Clapton, Page, des Yardbirds, de Cream, de Led Zep, de Blind Faith… c’est sans doute dans les files d’attente des chômeurs de Détroit qu’elle s’incarne aujourd’hui. Le jour où Mr. White a décidé de prendre une gratte dans ses mains, il a sauvé le rock d’une mort lente et des héritiers trop mous de la brit-pop. Il a ressuscité un esprit, forcément frappeur, qui s’était endormi depuis longtemps aux US et que les années 90, malgré tout le potin qu’elles ont fait, n’ont jamais réussi à déranger…

L’esprit du rock est désormais avec nous, Jack White est son prophète !
Hallelujah mes frères !

The Raconteurs - Consoler Of The LonelyTracklist: 1. Consoler Of The Lonely / 2. Salute Your Solution / 3. You Don’t Understand Me / 4. Old Enough / 5. The Switch And The Spur / 6. Hold Up / 7. Top Yourself / 8. Many Shades Of Black / 9. Five On The Five / 10. Attention / 11. Pull This Blanket Off / 12. Rich Kid Blues / 13. These Stones Will Shout / 14. Carolina Drama

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[clip] The Raconteurs - Salute Your Solution

Vendredi 28 mars 2008

The Raconteurs sont sans doute les Crosby, Stills, Nash and Young des années 2000. Thèse osée, mais le rassemblement de compétences, et le mélange des genres, de ce groupe est à la hauteur de la formation mythique américaine…
En attendant de décortiquer le très bon Consolers Of The Lonely sorti à toute vitesse en début de semaine, régalez-vous avec le clip de Salute Your Solution, premier single de l’album et extrait incroyablement pas représentatif du travail du groupe.


On en recause bientôt.

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[live] The Teenage Prayers @ SXSW’08

Vendredi 14 mars 2008

SXSW, ou South by South-West est un gros gros festival de rock indépendant américain qui se tient tous les ans à Austin, au Texas, depuis 1987… D’ailleurs, c’est en ce moment que ça se passe. Là, depuis deux jours…
On y trouve de tout… du très gros comme R.E.M. ou Coldplay, au plus petit groupe indépendant US comme Someone Still Loves You Boris Yeltsin

Comme on vit en plein dans l’ère de l’Internet et de la vidéo, pas mal d’extraits de mauvaise qualité traînent sur la Toile. Seuls quelques groupes un peu sérieux filment leur prestation d’une manière à peu près professionnelle. Comme par exemple The Teenage Prayers, groupe rock-indie de New-York. 15 minutes sur une des petites scènes du festival, ça donne ça :



C’est pas la grosse claque, mais ils sont sympathiques tout plein ces petits ricains à s’agiter sur leurs micros et leurs grattes. Ca détend…

Visiter le site officiel de The Teenage Prayers.
Visiter le MySpace de The Teenage Prayers.
Visiter le site officiel du festival SXSW.

AC/DC - Stiff Upper Lip

Mercredi 16 janvier 2008

AC/DC - Stiff Upper Lip

L’album de la renaissance. Véritablement. Je me souviens très bien qu’à sa sortie, AC/DC était avant tout considéré comme un groupe ringard et un poil beauf… et que miracle, après quelques tours de platines, AC/DC redevenait une légende, un rock, le genre de groupe qui a marqué l’histoire et qui sera pour toujours au panthéon de la musique moderne. Même les inrocks s’y étaient mis… Comme quoi, il y a de ces revirements des fois…
Et je suis bien obligé d’admettre que moi aussi je l’ai fait mon mea culpa sur AC/DC. Highway To Hell me gavait, et AC/DC me semblait primaire et primitif. C’était vraiment pas la peine que je m’y intéresse, franchement… J’ai mis pas mal de temps à changer d’avis, surtout en fait en m’éloignant des sempiternelles rengaines du groupe et en me penchant sur ses racines blusies : Whole Lotta Rosie, The Jack… C’est avec de tels morceaux que j’ai réellement commencé à apprécier AC/DC, et à l’inclure de plus en plus à ma playlist. Aujourd’hui, je suis fan et convaincu…

Du blues ? Yep, du blues… plus j’écoute et plus j’en suis convaincu aussi. Je reviens toujours à mon billet sur Let There Be Rock, ce summum du groupe avec Back In Black. Et j’insiste encore aujourd’hui en parlant de Stiff Upper Lip. Si cet album était celui de la renaissance et du retour en grâce pour les australiens, ce n’est pas un hasard. C’est avant tout parce que c’est l’album du retour aux racines, aux lignes crasseuses, et aux accords qui fleurent bon la boue et le Mississippi. Comme The White Stripes, exactement !

Pas très difficile à prouver : Meltdown extrait du jour :
. Dès les premières pincées de corde, on est loin du hard-rock… on nage ici en plein blues : finalement assez peu de riff, pas de solo de guitare monstrueux… juste quelques accords pliés par Angus Young au milieu de la piste… Meltdown est un morceau assez sage dans la discographie d’AC/DC. Mais ce putain de rythme binaire. Rha. Batterie et basse qui ne forment qu’une ligne de fond… Elle est là aussi la magie d’AC/DC… aussi bien que dans le costume d’écolier d’Angus ou dans la voix de taré de Brian Johnson. Une alchimie je vous dis !

L’album regorge de ces exemples. Hold Me Back est flagrant. Come And Get It, sous quelques habillages bizarres, n’est également rien d’autre qu’un gros morceau de blues. House Of Jazz ou Satellite Blues sonnent plus rock, mais tirent en gros sur les mêmes ficelles. Can’t Stand Still toque du côté de The Who, indéniablement, mais rejoint le tronc commun dans le rythme et l’esprit. Le morceau le moins blues de l’album, c’est sans doute Safe In New York City… Et encore. Mais on touche là à la légende. Un single interdit sur toutes les ondes américaines après les attentats du 11 septembre, un monument de subversion, dans la droite lignée du Highway To Hell que j’arrive enfin aujourd’hui à digérer. Moins fou, mais combien plus puissant.

Quand je vois les groupes vieillissant qui ont un mal de chien à aligner deux albums corrects, et quand j’écoute Stiff Upper Lip… je me dis que si Dieu a l’oreille musicale, il s’est peut-être plus souvent penché sur l’Australie qu’ailleurs !

Tracklist: 1. Stiff Upper Lip / 2. Meltdown / 3. House Of Jazz / 4. Hold Me Back / 5. Safe In Ny City / 6. Can’t Stand Still / 7. Can’t stop Rock’N Roll / 8. Satellite Blues / 9. Damned / 10. Come And Get It / 11. All Screwed Up / 12. Give It Up

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Nine Inch Nails - The Limitless Potential

Mardi 18 décembre 2007

Nine Inch Nails - The Limitless Potential

Un album qui avait fait un peu de bruit en octobre dernier, juste après l’annonce du In Rainbows de Radiohead. Nine Inch Nails a en effet rendu disponible gratuitement un album de 21 remixes de ses morceaux sous le titre The Limitless Potential. Je ne suis habituellement pas fan de ce genre de sortie et de musique, mais l’initiative est belle et le résultat l’est quelque part tout autant.

Les 21 pistes de l’album sont en général d’une grande qualité et d’une grande inventivité. Elles laissent en tout cas à des mixers de talent, et pas forcément très connus, la possibilité de s’exprimer officiellement, avec le soutient officiel d’un grand groupe et de bénéficier de fait d’un large spectre de diffusion. L’opération a au moins le mérite d’agir comme un révélateur sur certains noms de la scène underground.

Un gros regret tout de même : 6 mix de Survivalism sur un même album, ça fait un peu beaucoup !

Tracklist: 1. “Everything Is Zero” remixed by Lithium Dawn / 2. “Me, I’m Not (Withdrawal)” remixed by Dirty Scarab / 3. “God Given (Resistance Mix)” remixed by DJ Brut / 4. “Survivalism (Synth Death Mix)” remixed by Matt Whitbread / 5. “Only (Dispyz Rmx)” remixed by Dispyz / 6. “Survivalism (Terminated Mix)” remixed by erasemoi / 7. “Me, I’m Not (Attvcks Remix)” remixed by Attvcks / 8. “My Violent Heart (I Am The Pestilence)” remixed by Ewun / 9. “Vessel (Losing Control Remix)” remixed by Pushing Reality 10. “Survivalism (Defy Mix)” remixed by Defy / 11. “(Can’t Stop) Me I’m Not” remixed by Halo33 / 12. “Survivalism (Celebmix)” remixed by Celebutante / 13. “Only (Kobold Remix)” remixed by Kobold / 14. “God Given (Shattered Static Remix)” remixed by Sam Swiech / 15. “Survivalism (Swamp Mix)” remixed by M J McLean / 16.”My Violent Heart (Prevention; Rejection)” remixed by Dirty Scarab / 17. “Me, I’m Not (Void Mix)” remixed by the:pawn.project / 18. “The Beginning Of The End (CTV)” remixed by crashtv / 19. “Survivalism (The Laudanum Remix)” remixed by laudanum / 20. “Capital G (Streetlab Mix)” remixed by Streetlab / 21. “Me, I’m Not (Virus That Is Me Mix)” remixed by Unknown Artist

Télécharger gratuitement The Limitless Potential sur le site officiel de Nine Inch Nails.

Led Zeppelin - Live @ Long Beach 1975

Mardi 11 décembre 2007

C’est l’évènement de la semaine. Que dis-je de la semaine, peut-être même de l’année entière. Led Zeppelin était en concert hier soir à l’O2 Arena de Londres pour sa première reformation depuis 1988 (corrigez-moi si je me fous dedans…). Un concert 5 étoiles d’après le Guardian, et qui devrait ouvrir les portes d’une tournée en 2008 avec espérons-le une date en France. Un évènement énorme, puisque Led Zeppelin est, ne l’oublions pas, lui aussi le plus grand groupe rock du monde…
Le concert de hier soir a duré quelques deux heures, avec des morceaux de légende comme Dazed And Confused, In My Time Of Dying ou Trampled Underfoot. Deux heures seulement, mais il est vrai que les papys du rock peuvent difficilement aligner trois heures et demi de scène comme dans les années 1970. Certains ne vont pas aimer ce que je dis là, mais avec toute l’énergie qu’ils peuvent dégager, ils vieillissent quand même les cocos…

Histoire de fêter cette réunion de manière digne et rock’n'roll, DiscoBlog se met en quatre aujourd’hui et sacrifie allégrement sa bande passante pour vous proposer un petit bootleg qui traine sur le Net depuis quelques semaines (et proposé originellement par Ryan’s Smashing Life). Enregistré en 1975 à Long Beach (Californie, USA), ce live fait partie de ce qui est aujourd’hui considéré comme la plus grande tournée américaine du groupe, juste après la sortie de Physical Grafitti. 15 pistes et presque 3 heures de son, avec des morceaux comme un No Quarter de 21 minutes, un Dazed and Confused de 29 minutes ou un Moby Dick de 23 minutes.
Certaines de ces pistes sont au passage reprise sur le live How The West Was Won, sorti officiellement il y a quelques années… Mais ce bootleg offre l’occasion d’entendre un concert du groupe dans son intégralité ! yeah !

Et en complément, l’unique vidéo du concert d’hier, trouvable avec un son potable sur le net : une petite minute de Black Dog offerte par la BBC :


Tracklist: 1. Opening / 2. Rock N Roll / 3. Sick Again / 4. Over The Hills And Far Away / 5. In My Time Of Dying / 6. The Song Remains The Same / 7. The Rain Song / 8. Kashmir / 9. No Quarter / 10. Trampled Under Foot / 11. Moby Dick / 12. Dazed And Confused / 13. Stairway To Heaven / 14. Whole Lotta Love / 15. Black Dog

Téléchargez le live complet sur DiscoBlog (228 Mo).