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Archives de la catégorie Gros son

Chinese Democracy, enfin une réponse à la crise mondiale

Mardi 25 novembre 2008

Guns N’ Roses

Il fallait bien en parler, c’est le plus beau coup de marketing de ces 14 dernières années. Chinese Democracy, l’album le plus cher jamais mis en production, le plus long projet de l’histoire du rock, est disponible en écoute et en achat depuis la fin de semaine dernière. Et vu comment le Web francophone s’est enflammé en quelques jours sur le sujet, quoi de mieux pour relancer un peu un DiscoBlog inerte depuis de trop longues semaines ? Franchement ?

La genèse de l’album ? Pas réellement la peine d’y revenir, je pense que tous les lecteurs de ce blog connaissent l’histoire par coeur. En gros, Axl Rose commence à bosser sur un nouvel album des Guns N’ Roses en 1994 après avoir viré le guitariste Slash du groupe. Annoncé comme un album énorme, Chinese Democracy va épuiser arrangeurs, guitaristes et autres musicos au fur et à mesure des exigences et changements d’opinion du leader. Moby et Brian May, entre autre, s’y seront cassés les dents. Devenu l’arlésienne du rock, l’album se dévoile au fur et à mesure des tournées du groupe et sort finalement en 2008. 14 ans d’attente pour les fans.
Oui, on est en droit d’avoir un sourire en coin à la première écoute tellement l’aventure est démesurée et finalement un peu ridicule.

Mais au final, après quelques jours d’écoute sur le Net, ça donne quoi cet Ovni ? C’est réellement le plus grand album de rock du monde ? Ou simplement un gros pétard mouillé ?
Difficile de trancher un aussi vaste débat. Pas aussi difficile que de désigner un premier secrétaire du Parti Socialiste mais presque. Simplement parce que là aussi le débat est passionné à mort, entre les vieux fans des Guns, les afficionados de Slash et ceux qui s’en foutent finalement complément… Ma première réaction a été très positive. Chinese Democracy dépote. Grave. Plus que le dernier Metallica, assurément, puisqu’il faut reprendre des comparatifs qui parlent aux masses. Mais la comparaison est bancale parce qu’Axl Rose et ses potes ne font pas réellement du métal, juste du gros rock qui tache. La puissance du son est toujours là, les miaulements d’Axl aussi… la signature Guns est assez incroyable et n’a pas tant vieilli que ça. Les solos et accords de guitare ont aussi une énergie dingue. Franchement, je dois dire ça tous les deux mois, mais je n’avais pas senti une telle patate sur un album depuis quelques temps.

Maintenant, est-ce l’album de rock du siècle. Nan, faut pas rêver. Chinese Democracy serait sorti il y a 10 ans, il aurait consacré les Guns N’ Roses comme le plus grand groupe du monde. Clairement. Chinese Democracy est puissant et inspiré. Je suis encore sous le charme du morceau titre ou de There Was A Time qui avait trainé sur le Net il y a deux ans. Mais voilà, même si la zik est énorme, elle a vieilli et ne sonne plus trop aux oreilles actuelles. Chinese Democracy est un album pour fan et l’épopée de sa création en fait clairement plus une curiosité qu’autre chose. Les Guns d’aujourd’hui ne dépasseront sans doute pas ceux de Appetite For Destruction ou Use Your Illusions, en talent ou en importance. Mais ce nouveau chapitre de leur histoire est loin d’être, musicalement, le plus mauvais !

PS : Dans la série c’est nouveau et ça tient la route, le nouveau Dido (Safe Trip Home) est pas mal non plus. Pas une grande lune de miel comme les deux premiers albums, mais la belle anglaise se laisse encore écouter.

Visiter le site officiel des Guns N’ Roses.
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Guns N’ Roses - Chinese DemocracyTracklist: 1. Chinese Democracy / 2. Shackler’s Revenge / 3. Better / 4. Street of Dreams / 5. If the World / 6. There Was a Time / 7. Catcher in the Rye / 8. Scraped / 9. Riad n’ the Bedouins / 10. Sorry / 11. I.R.S. / 12. Madagascar / 13. This I Love / 14. Prostitute

Death Magnetic : le nouvel aimant à décibel de Metallica

Lundi 8 septembre 2008

Metallica

Chose promise, chose due, quoi qu’en disent les mauvaises langues.
DiscoBlog fait sa rentrée aujourd’hui pour une nouvelle saison pleine de bon goût et de bon son. Et quoi de mieux pour commencer l’année qu’un petit groupe qui débute, débarquant tout droit des USA ?

Pour une génération d’internautes comme moi, Metallica est avant tout synonyme de Bande de gros cons technophobes. L’affaire date un poil, mais pour ceux qui s’en souviennent le groupe s’était fait incroyablement remarquer à la belle époque de Napster en intentant un procès contre le système de partage de fichiers. Ce dernier était accusé, principalement, de faire de l’ombre aux ventes du groupe phare de la scène métal et de mettre ses membres sur la paille. En reste dans ma tête un gigantesque Money Good !! qui résonne à chaque fois qu’on me parle du groupe.
Pour ce qui est de la musique, je ne suis pas un fan à proprement parler… Et après une discussion suivi sur le sujet avec mes collègues de bureau, nous sommes arrivé à la conclusion que Metallica est un peu ridicule et outrancier. Une caricature du métal qui, bizarrement, ne fait pas forcément recette dans l’héxagone. Ce n’est pourtant pas faute de ne pas aimer les caricatures en France… Metallica a beau être une sorte de Michel Sardou de la scène rock, il n’atteindra que difficilement le parterre de fans inconditionnels de l’auteur du Temps des Colonies.

Or donc, si je vous serine avec Metallica aujourd’hui, c’est avant tout grâce à Tonton Zézé. Toujours en dehors de la grille Linkin-Park-Bénabar-Renan-Luce-Police de RTL2, Francis Zégut assure la tranche 22h-minuit de cette radio le dimanche soir avec une programmation musicale qu’il est aujourd’hui le seul à pouvoir se permettre sur la bande FM. La preuve, hier soir avant le flash info de 11h, les graisseux de France ont pu profiter des 8 minutes assourdissantes de The Day That Never Comes, premier single de ce prochain album de Metallica . On y vient donc. Cet album se nomme Death Magnetic est sera disponible le 12 septembre dans l’ensemble des bonnes charcuteries.

Musicalement, le morceau est un genre de résumé de la carrière du groupe. Ca commence doucement, ça enchaîne avec des guitares qui font tzing-tzing et ça fini avec des caisses-claires qui font le même son qu’une rafale d’AK-47 dans un poulailler ossète. Le tout soutenu par une absence totale d’originalité quand on connait déjà les antécédents du groupe.

Des cinq autres extraits que j’ai pu me glisser dans l’oreille par l’intermédiaire du site officiel du groupe, je tire exactement la même conclusion. Metallica est devenu aujourd’hui une mécanique très bien huilée qui sort des morceaux brutaux avec une aisance rare. Il serait gonflé de parler d’une adhésion sans borne de ma part, mais il faut reconnaître aux quatuor un certain talent dans la continuité, et surtout, je l’espère, un sacré sens de la répartie et du ridicule pour sortir des machines pareilles à la volée. Pour ma part, quitte à écouter des métronomes, j’attendrai avec joie le prochain AC/DC, Black Ice, dont la sortie le 20 octobre prochain me fera faire le déplacement jusqu’à la Fnac.

A noter que, pour les plus tarés, Metallica sera en concert à Bercy en avril prochain pour deux dates. AC/DC débouleront eux en février dans la même salle. C’est la famille Quiès qui va faire des affaires avec ça !

PS : En parlant de concert, Someone Still Loves You Boris Yeltsin assurera son tout premier live français le 19 septembre à la Maroquinnerie (Paris, 20e arrondissement). Bien entendu, j’y serai…

Visiter le site officiel de Metallica.
Six morceaux de Death Magnetic en écoute.
Acheter Death Magnetic sur Amazon France.

Metallica - Death MagneticTracklist: 1. That Was Just Your Life / 2. The End Of The Line / 3. Broken, Beat & Scarred / 4. The Day That Never Comes / 5. All Nightmare Long / 6. Cyanide / 7. The Unforgiven III / 8. The Judas Kiss / 9. Suicide & Redemption / 10. My Apocalypse

[free] Nine Inch Nails - The Slip

Jeudi 15 mai 2008

Tout le monde a sans doute déjà vu passer l’actualité, mais elle vaut largement le coup d’être répandue sur le net encore une fois. Nine Inch Nails récidive en ce mois de mai en rendant accessible gratuitement (en échange d’une adresse mail) un nouvel album nommé The Slip. L’initiative suit de très près la sortie de Ghost I en mars dernier, mais les deux albums n’ont pas beaucoup de points communs.

Alors que Ghost I était plutôt étiqueté ambient et laissait planer une ambiance lourde dans les hauts parleurs, The Slip revient aux NiN que l’on connaît bien. Musique lourde, violente, limite industrielle… Gros gros samples, grosse batterie et guitares saturées à n’en plus finir. Une petite écoute de Head Down - extrait du jour : - devrait à la fois vous en convaincre et déboucher vos tympans si vous êtes en panne de coton-tiges.
Trent Reznor gueule sur bon nombre de morceaux histoire d’être perceptible dans ce mix maëlstromique… Quelques balades se promènent aussi sur l’album (Lights In The Sky), mais en gros c’est surtout de la vraie musique lourde que les fans de Nine Inch Nails apprécieront sans doute à sa juste valeur !

Et puis, comme d’hab, le groupe prend l’initiative de rendre dispo un album inédit sur le Net. Rien que ça c’est une trop bonne nouvelle pour qu’on se passe réellement de l’écouter.

Nine Inch Nails - The SlipTracklist: 1. 999,999 / 2. 1,000,000 / 3. letting you / 4. discipline / 5. echoplex / 6. head down / 7. lights in the sky / 8. corona radiata / 9. the four of us are dying / 10. demon seed

Télécharger The Slip sur le site officiel de Nine Inch Nails.

[album] The Raconteurs - Consoler Of The Lonely

Lundi 28 avril 2008

Consoler Of The Lonely est le second album du genre de super-groupe formé par Jack White et quelques-uns de ses potes : The Raconteurs. Pour la petite histoire, et parce que le marketing c’est aussi mon travail, Consoler Of The Lonely a été annoncé à la presse une semaine seulement avant sa sortie, raccourcissant ainsi drastiquement les délais de promotions d’habitude tenus par les maisons de disque. Officiellement, c’est pour fournir aux fans, le plus rapidement possible et en tenant compte des délais incompressibles de production, la nouvelle mouture du groupe. Officieusement, il est possible que Jack White ait voulu couper l’herbe sous le pied des pirates et des web-critiques et s’assurer un maximum de ventes avant que l’album ne circule sous le manteau et que trop de monde en dise du mal. Possible… Ca a en tout cas fonctionné avec moi, puisque je le critique un mois après sa sortie et que j’ai acheté l’album le jour même de sa sortie le 25 mars dernier, en même que le dernier Alain Bashung. Sont forts ces gens qui marketing !

Comme j’essayais donc de le formuler il y a tout juste un mois, The Raconteurs sont pour moi les Crosby, Stills, Nash & Young du XXIe siècle. Ca paraît totalement idiot, mais je ne suis clairement pas à une prise de position idiote près sur ce blog… Pour argumenter un truc pareil, je vais avoir besoin de détailler une grosse partie de l’album, et surtout quelques pistes-phares que je peux difficilement passer sous silence. Et forcément, je vais aussi avoir besoin de causer de CSNY et notamment du meilleur album du groupe ricain : Déjà-vu.

Sorti au tout début des années 1970, Déjà Vu est un gros concentré de talents ricains. Quelque chose d’assez planant et d’unique… Mais bizarrement, ce n’est pas la combinaison des talents de Stephen Stills, de Neil Young et des deux autres qui fait la puissance de l’album, ce serait plutôt leur juxtaposition. Ainsi, si les membres du groupe participent à chaque morceau de l’album, on sent tout de même la patte de chacun d’eux sur des morceaux bien précis, des ballades soft de Young sur Helpless aux accords country de Graham Nash sur Teach Your Children Well. Déjà Vu n’est pas un album uni, c’est une mosaïque… c’est ce qui fait sa force.

Vous l’aurez deviné, Consoler Of The Lonely n’est pas non plus un album uni, c’est aussi une grande mosaïque, même si l’identification des talents au travers des pistes est plus délicate (en dehors de Jack White, personne n’est réellement connu en Europe dans le groupe). Avant tout, pour ceux qui ne se sont pas encore précipité sur cette nouvelle production, sachez que la galette est incroyablement bonne, rock et ambitieuse. Le niveau de la production des White Stripes est incroyablement élevée, celle des Raconteurs est de tout aussi haut niveau, quoi que plus accessible. On est finalement bien obligé de comparer les deux groupes tant la personnalité de Jack White est forte.

Consoler Of The Lonely donc et une juxtaposition de talents et de pistes à-la-manière-de. On est très loin de l’album concept, mais ce n’est finalement pas si grave. Consoler Of The Lonely déchire les oreilles tout de même… Le groupe y joue successivement des morceaux proches de Black Sabbath (Consoler Of The Lonely, la piste d’entrée, mais les influences de Icky Thump, le dernier White Stripes, pouvaient laisser présager de ce genre de virage), du Yes des grandes heures (You Don’t Understand Me - extrait du jour après beaucoup d’hésitations : ), voire des tous premiers Rolling Stones (Many Shades Of Black), Bob Dylan (Carolina Drama) et une fois encore de Led Zeppelin (Rich Kid Blues), une influence naturelle et très forte chez Jack White. Un gigantesque mix de culture rock, 40 ans d’influences, dont la plus grande prouesse est d’être égale en qualité et en puissance. Et surtout en puissance, car je l’avoue, Consoler Of The Lonely est une telle tornade qu’il me fait trouver Diamond Hoo Ha, le dernier Supergrass, plutôt mou du genou. C’est dire la claque et les décibels déployées par les instruments du groupe !

En fait, s’il ne reste qu’un seul héritier au rock des seventies, ce doit être Jack White. La legacy de Clapton, Page, des Yardbirds, de Cream, de Led Zep, de Blind Faith… c’est sans doute dans les files d’attente des chômeurs de Détroit qu’elle s’incarne aujourd’hui. Le jour où Mr. White a décidé de prendre une gratte dans ses mains, il a sauvé le rock d’une mort lente et des héritiers trop mous de la brit-pop. Il a ressuscité un esprit, forcément frappeur, qui s’était endormi depuis longtemps aux US et que les années 90, malgré tout le potin qu’elles ont fait, n’ont jamais réussi à déranger…

L’esprit du rock est désormais avec nous, Jack White est son prophète !
Hallelujah mes frères !

The Raconteurs - Consoler Of The LonelyTracklist: 1. Consoler Of The Lonely / 2. Salute Your Solution / 3. You Don’t Understand Me / 4. Old Enough / 5. The Switch And The Spur / 6. Hold Up / 7. Top Yourself / 8. Many Shades Of Black / 9. Five On The Five / 10. Attention / 11. Pull This Blanket Off / 12. Rich Kid Blues / 13. These Stones Will Shout / 14. Carolina Drama

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[clip] The Raconteurs - Salute Your Solution

Vendredi 28 mars 2008

The Raconteurs sont sans doute les Crosby, Stills, Nash and Young des années 2000. Thèse osée, mais le rassemblement de compétences, et le mélange des genres, de ce groupe est à la hauteur de la formation mythique américaine…
En attendant de décortiquer le très bon Consolers Of The Lonely sorti à toute vitesse en début de semaine, régalez-vous avec le clip de Salute Your Solution, premier single de l’album et extrait incroyablement pas représentatif du travail du groupe.

On en recause bientôt.

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[live] The Teenage Prayers @ SXSW’08

Vendredi 14 mars 2008

SXSW, ou South by South-West est un gros gros festival de rock indépendant américain qui se tient tous les ans à Austin, au Texas, depuis 1987… D’ailleurs, c’est en ce moment que ça se passe. Là, depuis deux jours…
On y trouve de tout… du très gros comme R.E.M. ou Coldplay, au plus petit groupe indépendant US comme Someone Still Loves You Boris Yeltsin

Comme on vit en plein dans l’ère de l’Internet et de la vidéo, pas mal d’extraits de mauvaise qualité traînent sur la Toile. Seuls quelques groupes un peu sérieux filment leur prestation d’une manière à peu près professionnelle. Comme par exemple The Teenage Prayers, groupe rock-indie de New-York. 15 minutes sur une des petites scènes du festival, ça donne ça :

C’est pas la grosse claque, mais ils sont sympathiques tout plein ces petits ricains à s’agiter sur leurs micros et leurs grattes. Ca détend…

Visiter le site officiel de The Teenage Prayers.
Visiter le MySpace de The Teenage Prayers.
Visiter le site officiel du festival SXSW.

AC/DC - Stiff Upper Lip

Mercredi 16 janvier 2008

AC/DC - Stiff Upper Lip

L’album de la renaissance. Véritablement. Je me souviens très bien qu’à sa sortie, AC/DC était avant tout considéré comme un groupe ringard et un poil beauf… et que miracle, après quelques tours de platines, AC/DC redevenait une légende, un rock, le genre de groupe qui a marqué l’histoire et qui sera pour toujours au panthéon de la musique moderne. Même les inrocks s’y étaient mis… Comme quoi, il y a de ces revirements des fois…
Et je suis bien obligé d’admettre que moi aussi je l’ai fait mon mea culpa sur AC/DC. Highway To Hell me gavait, et AC/DC me semblait primaire et primitif. C’était vraiment pas la peine que je m’y intéresse, franchement… J’ai mis pas mal de temps à changer d’avis, surtout en fait en m’éloignant des sempiternelles rengaines du groupe et en me penchant sur ses racines blusies : Whole Lotta Rosie, The Jack… C’est avec de tels morceaux que j’ai réellement commencé à apprécier AC/DC, et à l’inclure de plus en plus à ma playlist. Aujourd’hui, je suis fan et convaincu…

Du blues ? Yep, du blues… plus j’écoute et plus j’en suis convaincu aussi. Je reviens toujours à mon billet sur Let There Be Rock, ce summum du groupe avec Back In Black. Et j’insiste encore aujourd’hui en parlant de Stiff Upper Lip. Si cet album était celui de la renaissance et du retour en grâce pour les australiens, ce n’est pas un hasard. C’est avant tout parce que c’est l’album du retour aux racines, aux lignes crasseuses, et aux accords qui fleurent bon la boue et le Mississippi. Comme The White Stripes, exactement !

Pas très difficile à prouver : Meltdown extrait du jour : . Dès les premières pincées de corde, on est loin du hard-rock… on nage ici en plein blues : finalement assez peu de riff, pas de solo de guitare monstrueux… juste quelques accords pliés par Angus Young au milieu de la piste… Meltdown est un morceau assez sage dans la discographie d’AC/DC. Mais ce putain de rythme binaire. Rha. Batterie et basse qui ne forment qu’une ligne de fond… Elle est là aussi la magie d’AC/DC… aussi bien que dans le costume d’écolier d’Angus ou dans la voix de taré de Brian Johnson. Une alchimie je vous dis !

L’album regorge de ces exemples. Hold Me Back est flagrant. Come And Get It, sous quelques habillages bizarres, n’est également rien d’autre qu’un gros morceau de blues. House Of Jazz ou Satellite Blues sonnent plus rock, mais tirent en gros sur les mêmes ficelles. Can’t Stand Still toque du côté de The Who, indéniablement, mais rejoint le tronc commun dans le rythme et l’esprit. Le morceau le moins blues de l’album, c’est sans doute Safe In New York City… Et encore. Mais on touche là à la légende. Un single interdit sur toutes les ondes américaines après les attentats du 11 septembre, un monument de subversion, dans la droite lignée du Highway To Hell que j’arrive enfin aujourd’hui à digérer. Moins fou, mais combien plus puissant.

Quand je vois les groupes vieillissant qui ont un mal de chien à aligner deux albums corrects, et quand j’écoute Stiff Upper Lip… je me dis que si Dieu a l’oreille musicale, il s’est peut-être plus souvent penché sur l’Australie qu’ailleurs !

Tracklist: 1. Stiff Upper Lip / 2. Meltdown / 3. House Of Jazz / 4. Hold Me Back / 5. Safe In Ny City / 6. Can’t Stand Still / 7. Can’t stop Rock’N Roll / 8. Satellite Blues / 9. Damned / 10. Come And Get It / 11. All Screwed Up / 12. Give It Up

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