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Archives de la catégorie Nineties

Bon Jovi - These Days

Mardi 25 septembre 2007

Bon Jovi - These Days

Je sens que pour certains, ce billet va sonner comme une véritable casserole. Afficher Bon Jovi sur un blog qui se veut d’habitude proche d’une scène relativement indépendante et de bon goût, ça peut paraître étrange. Mais après tout pourquoi pas ? C’est comme Bon Jovi est symptomatique d’une époque et d’un style et que tout cela lui colle finalement assez bien au corps. Derrière son côté beau-gosse et ses cheveux de rebelle, Bon Jovi ne serait-il pas le seul représentant respectable d’un rock pour midinettes qui ne s’assument pas totalement ?

Bon Jovi voit le jour en 1983, dans une Amérique qui essaie de se convaincre qu’elle sait jouer du Hard rock aussi bien que les anciens bagnards australiens. Et qui parce qu’elle est le pays de tous les excès se croit obligé d’accompagner ses riffs de guitares de paillettes et de coiffures ridicules. Ce qu’on appellera le Hair-Rock et ses accords lourds tient le devant de la scène avant d’être dynamité par les Pixies et les Nirvana des deux cotes. Avec ses musiques propres et son image bad-boy, Bon Jovi rend présentable aux yeux du grand public la grande scène rock héritée des années 1970. Oui, ils sont rebelles mais pas vraiment méchants. Ils ne chantent que des chansons d’amour et font des rimes avec leurs doutes sur l’existence. La guitare est un peu forte, mais il faut bien que jeunesse se passe.

Bon Jovi se la trimbale encore en 1995 son image de groupe pour lycéenne. Et pas qu’un peu. Pourtant, ça serait vilain de pas reconnaître ce côté rock au groupe. Un extrait ? Un extrait : My Guitar Lies Bleeding In My Arms - . Bien entendu ça ne vitriole pas comme du Alice Cooper. C’est plus sage. Mais ça reste rock dans l’esprit… et la majorité des morceaux de These Days suivent l’esprit justement…
Bien entendu, l’album est également perlé de ballades acidulées et pompeuses. Des morceaux comme Lie To Me, (it’s Hard) Letting You Go ou Something To Believe In qui ne sont pas loin de rendre l’ensemble de l’album totalement inaudible. Des chansons trop sucrées pour un groupe sérieux. On les laissera de côté sans regrets pour se concentrer sur ce qui fait le côté rock de Bon Jovi : les batteries finalement bien enflammées et les grincements de guitare.

Oui, Bon Jovi reste mainstream et conserve en lui tout l’esprit du Hair Rock tant tourné en dérision depuis l’avènement de Nirvana et des Guns. Justement, c’est ce côté survivant qui devrait peut-être plaire.

Tracklist: 1. Hey God / 2. Something For The Pain / 3. This Ain’t A Love Song / 4. These Days / 5. Lie To Me / 6. Damned / 7. My Guitar Lies Bleeding In My Arms / 8. (it’s Hard) Letting You Go / 9. Hearts Breaking Even / 10. Something To Believe In / 11. If That’s What It Takes / 12. Diamond Ring / 13. Bitter Wine

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Tenacious D - Tribute

Lundi 9 juillet 2007

La sortie cette semaine de Tenacious D: The Pick Of Destiny - le Médiator du Destin en français, la plus mauvaise adaptation d’un titre anglais depuis longtmps - me permet de mettre en avant Tenacious D aujourd’hui.
D’abord le film : JB, fan-raide-dingue de rock’n roll mais coincé dans une famille ultra-religieuse s’enfuit de chez lui pour découvrir le secret du rock’n roll ! Il arrivera à Hollywood et y trouvera le Médiator du destin, capable de transformer n’importe quel débutant en guitariste de génie.
Un extrait ? OK… voici quelques minutes du film starring Meat Loaf ! Yeah !

Mais Tenacious D alors ? Tenacious D c’est le groupe de l’acteur Jack Black qui avait déjà massacré Steevie Wonder dans High Fidelity, on enflammé les salles de classe dans Rock Academy. Sacrémment rock et bourré de références, Tenacious D sort un son à la limite du blues gras et du rock seventies, comme en témoinge le clip de Tribute, mélange que Stairway To Heaven et de Devil Came Down On Georgia :

La fiche de Tenacious D: The Pick Of Destiny sur AlloCiné.
Le site officiel du film.

Supergrass - In It For The Money

Mardi 22 mai 2007

Supergrass - In It For The Money

Plus j’explore la discographie de Supergrass, plus ce groupe m’épate par son inventivité et sa patate infinie. On se gargarise des humeurs rock’n roll d’Oasis et on idolâtre Blur pour son audace sonore et la patte de Damon Albarn… Dans le paysage de la brit’pop, Supergrass est pourtant loin d’être en reste et mérite peut-être autant que les deux autres (peut-être plus qu’Oasis ?) d’être sous les feux de la rampe. Leur a sans doute manqué ce tube absolu, leur Wonderwall ou leur Girls And Boys pour être propulsé au Hall of Fame de la pop anglaise.

Pourtant, en écoutant Road To Rouen, leur dernier album daté de 2005, et en se replongeant dans la discographie du groupe (et notamment le In It For The Money dont à propos duquel il est question ici), on se rend compte à quel point le trio Supergrass touche à tout. Ici, point de pointe de Beatles, mais un disque qui oscille entre vrai rock anglais (Richard III, premier single de l’album et petite bombe brit-rock !) et la brit’pop dans la plus pure tradition d’Oasis justement (Late In The Day…). Et entre les deux, des morceaux qui sont eux estampillés Supergrass (hop, le très bon You Can See Me en extrait du jour : ).

La force de Supergrass, c’est la même que celle de Blur. Etre capable de tirer n’importe quel type de son de leurs instruments, ne pas se laisser cataloguer dans un univers clos. Toucher aussi bien au rock chevelu qu’à la pop, voire au psychédélisme. Comme Blur, acclamé par les critiques dès Parklife, Supergrass mérite cet accueil enthousiasme dès ce second album.

Tracklist: 1. In It For The Money / 2. Richard III / 3. Tonight / 4. Late In The Day / 5. G-Song / 6. Sun Hits The Sky / 7. Going Out / 8. It’s Not Me / 9. Cheapskake / 10. You Can See Me / 11. Hollow Little Reign / 12. Sometimes I Make You Sad

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Sheryl Crow - Live @ VH1 Storytellers

Mardi 8 mai 2007

Je vous avais déjà fait le coup en février avec un concert de K’s Choice… et ben rebelote ! Aujourd’hui vous avez le droit à un live entier de Sheryl Crow à télécharger sur DiscoBlog !
Enregistré en 1998, ce concert enregistré pour la chaîne américaine VH1 contient quelques uns des classiques de la chanteuse folk de l’époque : All I Wanna Do, le tube qui l’a révélée au grand public, My Favorite Mistake ou encore Everyday Is A Winding Road. Mais il contient surtout un duo, très émouvant, avec Stevie Nicks sur Strong Enough, chanson malheureusement trop méconnue de la discographie de la belle. Rien que pour cela, ce live mérite l’écoute…

Tracklist: 1. Everyday is a Winding Road / 2. welcome to storytellers / 3. about if it makes you happy / 4. If It Makes You Happy / 5. about my favorite mistake / 6. My Favorite Mistake / 7. introduction Stevie Nicks / 8. Strong Enough / 9. landmines speech / 10. about ode to billy joe / 11. Ode To Billy Joe / 12. about riverwide / 13. Riverwide / 14. Leaving Las Vegas / 15. about all i wanna do / 16. All I Wanna Do / 17. about home / 18. Home

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Björk - Homogenic

Mercredi 2 mai 2007

Björk - Homogenic

En voilà encore une. Une production qui pourrait se battre pour la position de meilleur album des années 1990 aux côtés Automatic For The People et O.K. Computer. Troisième album de l’islandaise Björk, sorti en 1997, Homogenic est l’exemple parfait de l’influence des musiques électroniques dans les sons plus traditionnellement pop et rock. Avec des groupes comme Massive Attack ou Portishead, Björk se fait l’égérie d’un nouveau son, infiniment à la mode au tournant du millénaire et qui va influencer musicalement une bonne partie de la décennie suivante.

D’une rare intensité émotionnelle, Homogenic va beaucoup plus loin que Debut ou Post dans la conquête du son électro. Les deux premiers albums gardaient quelques traces évidentes d’influences jazz et de musiques plus traditionnellement américaines (Björk n’a jamais caché son amour des comédies musicales avec des morceaux comme It’s Oh So Quiet sur Post). Homogenic est lui 100% électro, composé de rythmes, de samples et de drums entremêlés. Et c’est pourtant l’un des albums les moins désincarné qui pouvait exister.
De Joga - extrait du jour : - à All Is Full Of Love, tous les morceaux de l’album mettent admirablement en valeur la voix de Björk et transportent une émotion quasi-palpable. Et si les deux morceaux cités plus haut sont des mélodies douces et émouvantes, des morceaux comme Pluto ou l’ouverture Hunter lâche l’auditeur au pays de l’électro pure. Sans filet et avec pour seule protection son casque réglé sur le volume maximal. Un pur bonheur.

Non seulement heureux de ne comporter que 10 pépites sur 10 morceaux, Homogenic cultive également les enchaînements avec un rare virtuosité. Joga et Unravel étaient, c’est certain, composés pour se suivre. Pluto et All Is Full Of Love, plus étonnant, s’enchaînent avec un naturel hallucinant. En plus d’être une suite de pistes exemplaires, Homogenic est une symphonie en dix mouvements qui prépare le XXIe siècle avec délectation. Une révolution dans le monde de la musique. Peut-être le Sergent Pepper’s Lonely Hearts Club Band de la fin de siècle.

Et puisqu’il faut bien parler un peu de Björk et de sa suite… Après Homogenic, Vespertine et Medulla iront voir ailleurs, dans un registre plus pop déjà exploré par Selmasongs (la bande originale de Dancers In The Dark). Moins réussis ? Peut-être, mais deux albums surtout moins percutants que cette bombe qu’est Homogenic. Volta, le cinquième album studio de Björk sortira dans les semaines qui viennent. J’ignore à quoi il ressemble. Que sera sera

Tracklist: 1. Hunter / 2. Joga / 3. Unravel / 4. Bachelorette / 5. All Neon Like / 6. 5 Years / 7. Immature / 8. Alarm Call / 9. Pluto / 10. All Is Full Of Love

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Les Béruriers Noirs - Porcherie

Mercredi 25 avril 2007

OK, j’ai 30 balais, mais c’est pas pour ça qu’il faut perdre de vue certaines choses essentielles ! Et en plus c’est toujours d’actualité.

Ensemble, nous sommes de la dynamite !

Tori Amos - From the Choirgirl Hotel

Vendredi 20 avril 2007

Tori Amos - From the Choirgirl Hotel

Allez, je vous avais bien dit qu’on reparlerait d’album ici… Les semaines passées n’ont pas été de tout repos, c’est vrai, mais je ne vais pas laisser tomber Discoblog pour autant tout de même. Après l’interview d’Andrea Revel avant-hier, on va continuer dans la catégorie des chanteuses et songwriteuses de talent. Hop, aujourd’hui, on cause de Tori Amos.

Depuis son arrivée tonitruante dans les télévisions avec le clip de Crucify, ses baignoires et ses pianos, au milieu des années 1990, Tori Amos a surtout été “vendue” comme une interprète de talent et l’égérie du modèle chanteuse+piano qui a fait de multiples adeptes depuis. Il n’y a qu’à voir les principaux singles sortis par les maisons de disque tout au long de sa carrière pour s’en convaincre : Crucify, Winter, Cornflake Girl, Jackie’s Strength, A Sorta Fairytale… Tous donnent la part belle au piano. Les reprises qui circulent également sur le net, du Smells Like Teen Spirit de Nirvana au Out of Time de R.E.M. ou au Lovesong de The Cure participent également à cette image… tous sont d’immenses moments…
Il est vrai que c’est le piano qui est l’instrument de prédilection de Tori Amos. Mais cela me semble terriblement injuste de résumer la carrière de la chanteuse à cet instrument, tant son implication dans différents types de musique est grande. Qu’on se penche par exemple sur le remix de Profesional Widow sorti sur les dernières versions de Boys for Pelé pour s’en convaincre. Tori Amos touche à tout, musiques électroniques, rocks et acoustiques, avec autant de talent et de succès.

C’est pourquoi, en parlant de From The Choirgirl Hotel, je ne vais pas vous sortir un Jackie’s Strength ou un Spark comme extrait du jour. Je vais aller chercher quelque chose d’un peu plus original. Hop : Cruel - extrait du jour donc : . Batterie, samples, guitares… Cruel est un morceau très dense sur lequel pourtant la voix de Tori Amos repose parfaitement, et prend toute son ampleur. Preuve s’il en est besoin, que la belle ne demande pas seulement à s’exprimer dans les espaces feutrés du unplugged. From The Choirgirl Hotel, sorti en 1998 après Little Earthquakes et Under The Pink, regroupent d’autres morceaux de la même eau (Raspberry Swirl pour aller encore plus loin…). Une sorte de révélation, montrant qu’on ne peut réduire Tori Amos à son piano et qu’il faut la compter comme un “poids lourds” de la scène féminine internationale. A une époque où Björk balaie tout sur son passage, le phénomène Tori Amos ne se fait pas oublier, loin de là. Elle s’impose une fois de plus comme incontournable. La suite de sa discographie, et surtout Scarlet’s Walk le confirmera avec brio.

Tracklist: 1. Spark / 2. Cruel / 3. Black-Dove (January) / 4. Raspherry Swirl / 5. Jackie’s Strenght / 6. Iieee / 7. Liquid Diamonds / 8. She’s Your Cocaine / 9. Nothern Lad / 10. Hotel / 11. Playboy Mommy / 12. Pandora’s Aquarium

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