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Archives de la catégorie Nineties

[free] Enjoyed: A Tribute To Björk’s Post

Lundi 2 juin 2008

Bizarrement, l’album dont je vais causer aujourd’hui n’a pas fait tant de bruit que ça sur le Web francophone. J’en ai vu des bouts sur l’Oreille en Feu (que je salue au passage), mais c’est tout. D’autant plus bizarre que l’album en question est dû à l’un des sites phares de la sphère musicale anglophone, est disponible gratuitement, et qu’il touche de près l’une des artistes les plus reconnues par les trentenaires du Web, ceux qui ont mûri avec le Web, des bulles et des accords électroniques plein la tronche. Oui, je parle de Björk, vous aurez reconnus ces yeux vifs là au dessus.

Enjoyed, donc, est un album hommage à la dame islandaise au travers de 12 pistes reprises et réinterprétées par quelques artistes clés de la scène indépendante américaine. Suivant un concept déjà éprouvé avec R.E.M. et Radiohead (voir Drive XV et OKX), le portail américain Stereogum met ainsi à disposition gratuite des internautes un album entier pour le simple plaisir de la musique. L’enjeu est double : diffuser gratuitement de la zik de qualité, c’est de moins en moins rare mais toujours aussi plaisant, et faire découvrir aux internautes des groupes et artistes inconnus par le biais de reprises de morceaux eux plus connus. Double pari plutôt réussi à l’écoute d’Enjoyed.
Ah oui, une dernière branche du concept : les albums hommages de Stereogum s’articule toujours autour d’un anniversaire. Il y avait les 10 ans de O.K. Computer, les 15 ans d’Automatic For The People… aujourd’hui ce sont les 12 ans de Post qui font l’évènement…

Vous savez tout du concept, on peut passer à la musique. Pour mieux causer de Enjoyed, j’ai envie de faire un parallèle avec un autre album de Björk : Telegram. Sorti en 1996, l’album bleu était une compilation de remix de certaines pistes de ses deux premiers opus (Debut, et Post justement). Des remix parfois très très étranges (le nouveau mix d’Enjoy, brrrr) mais qui n’étaient pas si perturbants que ça, la voix familière de Björk hantant toujours les pistes. L’un dans l’autre, par sa diversité et son large spectre musical, Telegram est peut-être ce qui s’est fait de mieux dans la carrière de Björk, juste après ce voyage atomique qu’est Homogenic.

Telegram touchait à tous mais restait un peu uni. Enjoyed explose lui totalement l’univers de Björk. C’est bien entendu la diversité des artistes choisis par Stereogum qui en est la cause. Pas mal de folk-électro (Bell sur It’s Oh So Quiet, ou Dirty Projectors sur le divin Hyperballad), des trucs à peine audibles (Dirty Projectors sur Enjoy, Liars sur Army Of Me)… mais au final des pistes dont l’émotion est incroyablement palpable, presque physique. Telle cette reprise sur le fil du rasoir d’Isobel par Xiu Xiu - extrait du jour donc : . Troublant. Intense. Etrange.

Tout Enjoyed a cette incroyable densité, sonore et émotionnelle. Quelque chose qui fait qu’à la première écoute, on se dit qu’on n’écoutera plus jamais ça… mais auquel finalement au revient. Comme un plat épicé, qu’on trouve un peu désagréable à la première bouchée mais qui révèle toutes ses saveurs au fur et à mesure du repas. J’ai l’impression d’écrire comme André Manoukian, c’est affreux. J’arrête là.
Enjoyed est disponible gratuitement sur le site de Stereogum et en surprendra plus d’un. Foncez !

PS : Ç rage, ô désespoir… DiscoBlog se vautre en ce début de mois à la 27e place du classement Wikio Musique. Une sacrée gamelle…

Enjoyed: A Tribute To Björk's PostTracklist: 1. Liars - “Army of Me” / 2. Dirty Projectors - “Hyperballad” / 3. High Places - “Modern Things” / 4. Bell - “It’s Oh So Quiet” / 5. Pattern Is Movement - “Enjoy” / 6. Evangelicals - “You’ve Been Flirting Again” / 7. Xiu Xiu - “Isobel” / 8. Final Fantasy & Ed Droste - “Possibly Maybe” / 9. White Hinterland - “I Miss You” / 10. El Guincho - “Cover Me” / 11. Atlas Sound - “Headphones” / 12. No Age - “It’s Oh So Quiet” (Alternate Take)

Télécharger gratuitement Enjoyed sur le site de Stereogum.
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[free] The Charlatans - You Cross My Path

Vendredi 14 mars 2008

La musique n’est jamais aussi bonne que quand elle est gratuite… la chance c’est que de plus en plus d’artistes le comprennent ! Yeah ! Alors, pour aujourd’hui, c’est encore un disque en téléchargement gratuit que je vous propose de découvrir, et pas n’importe lequel. You Cross My Path est le dixième album studio du groupe anglais The Charlatans. Il sortira officiellement en CD le 12 mai prochain, a priori dans toutes les bonnes boucheries… mais en attendant, les angliches de la bande ont décidé de l’offrir en téléchargement gratuit via le site de la radio XFM. Bonheur.

Pour ceux qui ne connaissent pas trop la scène anglaise, The Charlatans trainent leurs guêtres dans la rock britton depuis un album number #1 en 1990. Sorte d’héritiers contestataires de la New Wave, The Charlatans sont assez représentatifs de la scène indie UK des années 1990, avant le déferlement d’Oasis et de la Brit-Pop. Une grosse influence venant de The Cure, quelques rapprochements à faire avec les Stone Roses… une musique assez lourde est sombre mais quand même grave efficace.

You Cross My Path, dixième album donc, suit de près les sillons tracés pendant les presque 20 ans de carrière du groupe. Une grosse influence New/Cold-Wave venue encore une fois de Joy Division et de The Cure… Pour les petits jeunes, ça se rapproche de la déferlante d’un Interpol, en plus british, plus classe et peut-être moins torturé. Un morceau comme Bad Days - extrait du jour : ) - pourrait être un bon exemple du son de l’album… mais c’est restrictif. Avec 18 ans derrières les cordes, The Charlatans vont un poil plus loin que la simple nappe de décibel de ce morceau : You Cross My Path regroupe des pistes bien plus grave comme ce My Name Is Despair, avec lequel là, pour le coup, on replonge en plein Joy Division… Cold/New-Wave je vous dis !

Les personnes avec qui j’ai partagé le lien de l’album m’ont pour l’instant toutes dit un grand merci, tant ce dixième opus studio est de qualité… On est loin des déferlantes jeunes de Bloc Party (il va falloir que je change de tête de Turc à l’occasion), You Cross My Path, c’est du lourd, c’est du sérieux… c’est la zik anglaise dans ce qu’elle a gardé de meilleur depuis les années 1980.

Et en plus c’est gratuit… Pourquoi s’en priver ?

Tracklist: 1. Oh! Vanity / 2. Bad Days / 3. Mis-takes / 4. The Misbegotten / 5. A Day For Letting Go / 6. You Cross My Path / 7. Missing Beats (Of A Generation) / 8. My Name Is Despair / 9. Bird / 10. This Is The End

Visiter le site officiel de The Charlatans.
Télécharger gratuitement You Cross My Path.

Fat Boy Slim - Palookaville

Jeudi 7 février 2008

Fat Boy Slim - Palookaville

On continue, encore aujourd’hui, à racler les fonds de tiroir de la musique commerciale… avec un truc que j’aurais jamais cru trouver à 3 euros… Analyse de Soldes

Fat Boy Slim est un mec très gentil. J’en suis persuadé. Seulement, voilà… il doit être de ces gens qui ont besoin de faire des sons bizarres et de sampler à peu près tout ce qui leur passe sous la main. Ca arrive à plein de monde. Moby a eu sa période comme ça aussi. Damon Albarn aussi… Le truc de Fat Boy Slim, c’est qu’il n’en est jamais réellement sorti.

Je dois bien admettre que trouver un album de Fat Boy Slim à 3 euros m’a énormément surpris. Pour moi, assez bêtement, Fat Boy Slim fait partie des références bobos que les gens doivent s’arracher. Son succès initial avec The Rockafeller Skank (j’adore ce morceau, du coup la vidéo est un peu plus bas dans ce post…) a été tel, à l’image du Porcelain (Play) de Moby, que j’imaginais toujours Fat Boy Slim dans les CD branchés à 25 euros pièce minimum. Image peut-être un peu bête, mais l’électro-branchouille est un sujet que je maîtrise assez mal au quotidien. Alors, Palookaville à 3 euros, il s’est retrouvé immédiatement dans ma pile de soldes… et hop, direction la caisse !

Interlude, comme promis, la vidéo de The Rockafeller Skank :

J’ai été bien moins déçu que quand j’ai fait l’acquisition du Come With Us des Chemical Brothers il y a deux ans, pendant les soldes également. Il faut dire que la différence entre le garçon gras et les frères chimiques, c’est que Fat Boy Slim ne se prend pas au sérieux. Il fait de la zik pour l’éclate. En tout cas c’est ce qu’il me semble… en écoutant l’intro d’un Wonderful Light, la reprise du Joker de Steeve Miller Band ou encore les onomatopées d’un Slash Dot Dash.
Mais sous ce côté potache, Fat Boy Slim n’en est pas moins un as de la platine. Rien que le morceau d’intro de Palookaville, Don’t Let The Man Get You Down - extrait du jour : - montre qu’il ne fait pas que visiter les fonds de tiroir des samples et d’en coller les bouts ensemble. On ne fait pas une musique aussi prenante sans avoir un minimum de talent… Un minimum.

Sérieusement, Palookaville n’est sans doute pas le meilleur album du Slim. C’est You’ve Come a Long Way, Baby qui mériterait largement ce titre… Palookaville est un poil désordonné et part parfois dans tous les sens, voire n’importe où.
Reste que Fat Boy Slim, en plus quand il collabore avec Damon Albarn sur certains morceaux (Put Back Together sonne un peu comme un Tender - de Blur - sous acide…) fait une putain de bonne musique. Et que tout ses albums valent sans problème un plus-que-la-moyenne.

A 3 euros, j’aurais vraiment eu tort de laisser celui-là de côté !

Tracklist: 1. Don’t Let the Man Get You Down / 2. Slash Dot Dash / 3. Wonderful Night / 4. Long Way from Home / 5. Put It Back Together / 6. Mi Bebé Masoquista / 7. Push and Shove / 8. North West Three / 9. Journey / 10. Jin-Go-Lo-Ba / 11. Song for Chesh / 12. Joker

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AC/DC - Stiff Upper Lip

Mercredi 16 janvier 2008

AC/DC - Stiff Upper Lip

L’album de la renaissance. Véritablement. Je me souviens très bien qu’à sa sortie, AC/DC était avant tout considéré comme un groupe ringard et un poil beauf… et que miracle, après quelques tours de platines, AC/DC redevenait une légende, un rock, le genre de groupe qui a marqué l’histoire et qui sera pour toujours au panthéon de la musique moderne. Même les inrocks s’y étaient mis… Comme quoi, il y a de ces revirements des fois…
Et je suis bien obligé d’admettre que moi aussi je l’ai fait mon mea culpa sur AC/DC. Highway To Hell me gavait, et AC/DC me semblait primaire et primitif. C’était vraiment pas la peine que je m’y intéresse, franchement… J’ai mis pas mal de temps à changer d’avis, surtout en fait en m’éloignant des sempiternelles rengaines du groupe et en me penchant sur ses racines blusies : Whole Lotta Rosie, The Jack… C’est avec de tels morceaux que j’ai réellement commencé à apprécier AC/DC, et à l’inclure de plus en plus à ma playlist. Aujourd’hui, je suis fan et convaincu…

Du blues ? Yep, du blues… plus j’écoute et plus j’en suis convaincu aussi. Je reviens toujours à mon billet sur Let There Be Rock, ce summum du groupe avec Back In Black. Et j’insiste encore aujourd’hui en parlant de Stiff Upper Lip. Si cet album était celui de la renaissance et du retour en grâce pour les australiens, ce n’est pas un hasard. C’est avant tout parce que c’est l’album du retour aux racines, aux lignes crasseuses, et aux accords qui fleurent bon la boue et le Mississippi. Comme The White Stripes, exactement !

Pas très difficile à prouver : Meltdown extrait du jour : . Dès les premières pincées de corde, on est loin du hard-rock… on nage ici en plein blues : finalement assez peu de riff, pas de solo de guitare monstrueux… juste quelques accords pliés par Angus Young au milieu de la piste… Meltdown est un morceau assez sage dans la discographie d’AC/DC. Mais ce putain de rythme binaire. Rha. Batterie et basse qui ne forment qu’une ligne de fond… Elle est là aussi la magie d’AC/DC… aussi bien que dans le costume d’écolier d’Angus ou dans la voix de taré de Brian Johnson. Une alchimie je vous dis !

L’album regorge de ces exemples. Hold Me Back est flagrant. Come And Get It, sous quelques habillages bizarres, n’est également rien d’autre qu’un gros morceau de blues. House Of Jazz ou Satellite Blues sonnent plus rock, mais tirent en gros sur les mêmes ficelles. Can’t Stand Still toque du côté de The Who, indéniablement, mais rejoint le tronc commun dans le rythme et l’esprit. Le morceau le moins blues de l’album, c’est sans doute Safe In New York City… Et encore. Mais on touche là à la légende. Un single interdit sur toutes les ondes américaines après les attentats du 11 septembre, un monument de subversion, dans la droite lignée du Highway To Hell que j’arrive enfin aujourd’hui à digérer. Moins fou, mais combien plus puissant.

Quand je vois les groupes vieillissant qui ont un mal de chien à aligner deux albums corrects, et quand j’écoute Stiff Upper Lip… je me dis que si Dieu a l’oreille musicale, il s’est peut-être plus souvent penché sur l’Australie qu’ailleurs !

Tracklist: 1. Stiff Upper Lip / 2. Meltdown / 3. House Of Jazz / 4. Hold Me Back / 5. Safe In Ny City / 6. Can’t Stand Still / 7. Can’t stop Rock’N Roll / 8. Satellite Blues / 9. Damned / 10. Come And Get It / 11. All Screwed Up / 12. Give It Up

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Nine Inch Nails - The Limitless Potential

Mardi 18 décembre 2007

Nine Inch Nails - The Limitless Potential

Un album qui avait fait un peu de bruit en octobre dernier, juste après l’annonce du In Rainbows de Radiohead. Nine Inch Nails a en effet rendu disponible gratuitement un album de 21 remixes de ses morceaux sous le titre The Limitless Potential. Je ne suis habituellement pas fan de ce genre de sortie et de musique, mais l’initiative est belle et le résultat l’est quelque part tout autant.

Les 21 pistes de l’album sont en général d’une grande qualité et d’une grande inventivité. Elles laissent en tout cas à des mixers de talent, et pas forcément très connus, la possibilité de s’exprimer officiellement, avec le soutient officiel d’un grand groupe et de bénéficier de fait d’un large spectre de diffusion. L’opération a au moins le mérite d’agir comme un révélateur sur certains noms de la scène underground.

Un gros regret tout de même : 6 mix de Survivalism sur un même album, ça fait un peu beaucoup !

Tracklist: 1. “Everything Is Zero” remixed by Lithium Dawn / 2. “Me, I’m Not (Withdrawal)” remixed by Dirty Scarab / 3. “God Given (Resistance Mix)” remixed by DJ Brut / 4. “Survivalism (Synth Death Mix)” remixed by Matt Whitbread / 5. “Only (Dispyz Rmx)” remixed by Dispyz / 6. “Survivalism (Terminated Mix)” remixed by erasemoi / 7. “Me, I’m Not (Attvcks Remix)” remixed by Attvcks / 8. “My Violent Heart (I Am The Pestilence)” remixed by Ewun / 9. “Vessel (Losing Control Remix)” remixed by Pushing Reality 10. “Survivalism (Defy Mix)” remixed by Defy / 11. “(Can’t Stop) Me I’m Not” remixed by Halo33 / 12. “Survivalism (Celebmix)” remixed by Celebutante / 13. “Only (Kobold Remix)” remixed by Kobold / 14. “God Given (Shattered Static Remix)” remixed by Sam Swiech / 15. “Survivalism (Swamp Mix)” remixed by M J McLean / 16.”My Violent Heart (Prevention; Rejection)” remixed by Dirty Scarab / 17. “Me, I’m Not (Void Mix)” remixed by the:pawn.project / 18. “The Beginning Of The End (CTV)” remixed by crashtv / 19. “Survivalism (The Laudanum Remix)” remixed by laudanum / 20. “Capital G (Streetlab Mix)” remixed by Streetlab / 21. “Me, I’m Not (Virus That Is Me Mix)” remixed by Unknown Artist

Télécharger gratuitement The Limitless Potential sur le site officiel de Nine Inch Nails.

Suede - Head Music

Lundi 22 octobre 2007

Suede - Head Music

C’est JP, sur Coffee Cup, qui a définitivement raison. Une fois encore. Suede est un groupe glam. Avant tout. Et c’est peut-être même le dernier…

Suede.
Voilà un groupe qui provoque des réactions épidermiques chez pas mal d’auditeurs. Et chez pas mal de monde avec qui j’ai eu la chance de parler zik. Parce que pour pas mal de monde, Suede c’est avant tout la voix de Brett Anderson sur Trash, le single le plus connu du groupe, ouverture de Coming Up en 1996. Et cette voix, on en n’avait plus réellement l’habitude en 1996, à une époque où les styles sont plutôt mâles et affirmés et où Oasis ou Pulp font la loi sur les ondes.

C’est peut-être justement cette voix, et les incroyables arrangements de Coming Up qui m’ont convaincu en 1997, quand je piquais le disque dans les rayons de la médiathèque de Valenciennes. Du jamais entendu pour moi… j’avais beau fouiller ma mémoire New Wave et Prog, Suede restait inédit, incroyable, inespéré. Et pourtant je suis resté longtemps accroché à Coming Up, sans chercher à tester le reste de la discographie du groupe. Et c’est donc en toute logique que je me penche sur Head Music aujourd’hui. Normal.

Head Music c’est le vilain canard de la discographie de Suede. Le début de fin, l’album de la déception. Parce que trop glam peut-être ? Avec les moyens modernes, Suede embarque là pour un nouveau Electric Warrior, une référence, tellement plus déjanté et furieux que Coming Up. Un seul exemple. Ecoutez Can’t Get Enough - extrait du jour : . Sur les quelques minutes de ce morceau, le temps d’une réincarnation, Suede est T Rex, Brett Anderson est Marc Bolan, Can’t Get Enough est le Children of the Revolution des années 1990.
Plus synthétique bien entendu, parce que sorti 25 ans après l’original. Mais le parallèle est évident… Et c’est pour cela peut-être que Head Music a eu ce mauvais accueil, parce qu’il laisse de côté les guitares tonitruantes pour quelque chose de plus glam à l’heure où ce sont soit le Trip-hop soit la pop qui font la loi dans les charts britanniques. A l’heure où la musique se doit de danser et où c’est alors Garbage qui fait office de sauveur de la pop anglaise… L’album tient aussi ses slows plus ou moins bizarres (Everything Will Flow, merveille, She’s In Fashion…) est ses inventions pop comme le single Electricity. Mais peut-être qu’avec Head Music Suede est allé trop, là où la majorité du public ne pouvait pas le suivre…

Tracklist: 1. Electricity / 2. Savoir Faire / 3. Can’t Get Enough / 4. Everything Will Flow / 5. Down / 6. She’s In Fashion / 7. Asbestos / 8. Head Music / 9. Elephant Man / 10. Hi-Fi / 11. Indian Strings / 12. He’s Gone / 13. Crack In The Union Jack

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Bon Jovi - These Days

Mardi 25 septembre 2007

Bon Jovi - These Days

Je sens que pour certains, ce billet va sonner comme une véritable casserole. Afficher Bon Jovi sur un blog qui se veut d’habitude proche d’une scène relativement indépendante et de bon goût, ça peut paraître étrange. Mais après tout pourquoi pas ? C’est comme Bon Jovi est symptomatique d’une époque et d’un style et que tout cela lui colle finalement assez bien au corps. Derrière son côté beau-gosse et ses cheveux de rebelle, Bon Jovi ne serait-il pas le seul représentant respectable d’un rock pour midinettes qui ne s’assument pas totalement ?

Bon Jovi voit le jour en 1983, dans une Amérique qui essaie de se convaincre qu’elle sait jouer du Hard rock aussi bien que les anciens bagnards australiens. Et qui parce qu’elle est le pays de tous les excès se croit obligé d’accompagner ses riffs de guitares de paillettes et de coiffures ridicules. Ce qu’on appellera le Hair-Rock et ses accords lourds tient le devant de la scène avant d’être dynamité par les Pixies et les Nirvana des deux cotes. Avec ses musiques propres et son image bad-boy, Bon Jovi rend présentable aux yeux du grand public la grande scène rock héritée des années 1970. Oui, ils sont rebelles mais pas vraiment méchants. Ils ne chantent que des chansons d’amour et font des rimes avec leurs doutes sur l’existence. La guitare est un peu forte, mais il faut bien que jeunesse se passe.

Bon Jovi se la trimbale encore en 1995 son image de groupe pour lycéenne. Et pas qu’un peu. Pourtant, ça serait vilain de pas reconnaître ce côté rock au groupe. Un extrait ? Un extrait : My Guitar Lies Bleeding In My Arms - . Bien entendu ça ne vitriole pas comme du Alice Cooper. C’est plus sage. Mais ça reste rock dans l’esprit… et la majorité des morceaux de These Days suivent l’esprit justement…
Bien entendu, l’album est également perlé de ballades acidulées et pompeuses. Des morceaux comme Lie To Me, (it’s Hard) Letting You Go ou Something To Believe In qui ne sont pas loin de rendre l’ensemble de l’album totalement inaudible. Des chansons trop sucrées pour un groupe sérieux. On les laissera de côté sans regrets pour se concentrer sur ce qui fait le côté rock de Bon Jovi : les batteries finalement bien enflammées et les grincements de guitare.

Oui, Bon Jovi reste mainstream et conserve en lui tout l’esprit du Hair Rock tant tourné en dérision depuis l’avènement de Nirvana et des Guns. Justement, c’est ce côté survivant qui devrait peut-être plaire.

Tracklist: 1. Hey God / 2. Something For The Pain / 3. This Ain’t A Love Song / 4. These Days / 5. Lie To Me / 6. Damned / 7. My Guitar Lies Bleeding In My Arms / 8. (it’s Hard) Letting You Go / 9. Hearts Breaking Even / 10. Something To Believe In / 11. If That’s What It Takes / 12. Diamond Ring / 13. Bitter Wine

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