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[album] The Raconteurs - Consoler Of The Lonely

Consoler Of The Lonely est le second album du genre de super-groupe formé par Jack White et quelques-uns de ses potes : The Raconteurs. Pour la petite histoire, et parce que le marketing c’est aussi mon travail, Consoler Of The Lonely a été annoncé à la presse une semaine seulement avant sa sortie, raccourcissant ainsi drastiquement les délais de promotions d’habitude tenus par les maisons de disque. Officiellement, c’est pour fournir aux fans, le plus rapidement possible et en tenant compte des délais incompressibles de production, la nouvelle mouture du groupe. Officieusement, il est possible que Jack White ait voulu couper l’herbe sous le pied des pirates et des web-critiques et s’assurer un maximum de ventes avant que l’album ne circule sous le manteau et que trop de monde en dise du mal. Possible… Ca a en tout cas fonctionné avec moi, puisque je le critique un mois après sa sortie et que j’ai acheté l’album le jour même de sa sortie le 25 mars dernier, en même que le dernier Alain Bashung. Sont forts ces gens qui marketing !

Comme j’essayais donc de le formuler il y a tout juste un mois, The Raconteurs sont pour moi les Crosby, Stills, Nash & Young du XXIe siècle. Ca paraît totalement idiot, mais je ne suis clairement pas à une prise de position idiote près sur ce blog… Pour argumenter un truc pareil, je vais avoir besoin de détailler une grosse partie de l’album, et surtout quelques pistes-phares que je peux difficilement passer sous silence. Et forcément, je vais aussi avoir besoin de causer de CSNY et notamment du meilleur album du groupe ricain : Déjà-vu.

Sorti au tout début des années 1970, Déjà Vu est un gros concentré de talents ricains. Quelque chose d’assez planant et d’unique… Mais bizarrement, ce n’est pas la combinaison des talents de Stephen Stills, de Neil Young et des deux autres qui fait la puissance de l’album, ce serait plutôt leur juxtaposition. Ainsi, si les membres du groupe participent à chaque morceau de l’album, on sent tout de même la patte de chacun d’eux sur des morceaux bien précis, des ballades soft de Young sur Helpless aux accords country de Graham Nash sur Teach Your Children Well. Déjà Vu n’est pas un album uni, c’est une mosaïque… c’est ce qui fait sa force.

Vous l’aurez deviné, Consoler Of The Lonely n’est pas non plus un album uni, c’est aussi une grande mosaïque, même si l’identification des talents au travers des pistes est plus délicate (en dehors de Jack White, personne n’est réellement connu en Europe dans le groupe). Avant tout, pour ceux qui ne se sont pas encore précipité sur cette nouvelle production, sachez que la galette est incroyablement bonne, rock et ambitieuse. Le niveau de la production des White Stripes est incroyablement élevée, celle des Raconteurs est de tout aussi haut niveau, quoi que plus accessible. On est finalement bien obligé de comparer les deux groupes tant la personnalité de Jack White est forte.

Consoler Of The Lonely donc et une juxtaposition de talents et de pistes à-la-manière-de. On est très loin de l’album concept, mais ce n’est finalement pas si grave. Consoler Of The Lonely déchire les oreilles tout de même… Le groupe y joue successivement des morceaux proches de Black Sabbath (Consoler Of The Lonely, la piste d’entrée, mais les influences de Icky Thump, le dernier White Stripes, pouvaient laisser présager de ce genre de virage), du Yes des grandes heures (You Don’t Understand Me - extrait du jour après beaucoup d’hésitations :
), voire des tous premiers Rolling Stones (Many Shades Of Black), Bob Dylan (Carolina Drama) et une fois encore de Led Zeppelin (Rich Kid Blues), une influence naturelle et très forte chez Jack White. Un gigantesque mix de culture rock, 40 ans d’influences, dont la plus grande prouesse est d’être égale en qualité et en puissance. Et surtout en puissance, car je l’avoue, Consoler Of The Lonely est une telle tornade qu’il me fait trouver Diamond Hoo Ha, le dernier Supergrass, plutôt mou du genou. C’est dire la claque et les décibels déployées par les instruments du groupe !

En fait, s’il ne reste qu’un seul héritier au rock des seventies, ce doit être Jack White. La legacy de Clapton, Page, des Yardbirds, de Cream, de Led Zep, de Blind Faith… c’est sans doute dans les files d’attente des chômeurs de Détroit qu’elle s’incarne aujourd’hui. Le jour où Mr. White a décidé de prendre une gratte dans ses mains, il a sauvé le rock d’une mort lente et des héritiers trop mous de la brit-pop. Il a ressuscité un esprit, forcément frappeur, qui s’était endormi depuis longtemps aux US et que les années 90, malgré tout le potin qu’elles ont fait, n’ont jamais réussi à déranger…

L’esprit du rock est désormais avec nous, Jack White est son prophète !
Hallelujah mes frères !

The Raconteurs - Consoler Of The LonelyTracklist: 1. Consoler Of The Lonely / 2. Salute Your Solution / 3. You Don’t Understand Me / 4. Old Enough / 5. The Switch And The Spur / 6. Hold Up / 7. Top Yourself / 8. Many Shades Of Black / 9. Five On The Five / 10. Attention / 11. Pull This Blanket Off / 12. Rich Kid Blues / 13. These Stones Will Shout / 14. Carolina Drama

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Un seul commentaire to “[album] The Raconteurs - Consoler Of The Lonely”

  1. saab
    mai 14th, 2008 07:50
    1

    Des autres rescapés des années 70’s sont aussi les balck keys, Led Zep n’est vraiment pas loin !

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