[album] The B52s - Funplex

C’est le réchauffement climatique qui veut ça. 20° dehors, et hop, les dinosaures sortent de leur tanière pour se secouer les jambons. 2008 sera, encore plus que 2007, l’année des comebacks et des reformations. Alors qu’on nous rabat les oreilles avec une industrie du disque moribonde et agonisantes, les vieux artistes n’ont sans doute jamais autant pensé qu’il y avait encore des royalties à tirer et de nouveaux albums à sortir… Travailler plus pour gagner plus ? C’est juste une humeur comme ça, je ne dit pas que tous sont uniquement attirés par le gain, mais l’emballement est curieux…
Donc, dans la série la vie commence à 60 ans, ce sont les 4 tarés de The B52s qui se sont réunis l’année dernière pour réenregistrer un album. Le résultats s’appelle Funplex et est disponible dans les bacs depuis fin mars. Une véritable petite bombe…
Et pourtant, The B52s, c’était pas vraiment évident qu’ils reviennent comme ça. Fondé en 1976 après une soirée trop arrosée dans un resto chinois (ça s’invente à peine), le groupe est originaire d’Athen en Georgie. Oui. Comme R.E.M. Ca explique au passage les irruptions de Kate Pierson sur Automatic For The People de l’autre groupe. Passons… The B52’s (avec apostrophe à l’époque) n’explose réellement qu’en 1989 avec Love Shack, son hit planétaire. Pourtant sa discographie compte un nombre impressionnant de titres déjantés et graves accrocheurs (Rock Lobster, Planet Claire, Own Private Idaho…) qui doivent énormément aux voix de Kate Pierson et Cindy Wilson, respectivement la rousse et la blonde, et au phrasé haché de Fred Schneider. The B52’s, c’est une alchimie d’autant plus improbable qu’elle fonctionne parfaitement. Un petit miracle.
Plus de 30 ans après sa formation, et quelques liftings après aussi, le groupe m’épate toujours. Funplex ? Une bombe, une vraie bombe pour qui aime le groupe. C’est un peu moins inventif que la zik dans tous débuts, mais beaucoup plus festif. Ca déborde d’énergie et de rythmes qui sont un peu plus électroniques qu’avant. On est en 2008, obligé. Kate Pierson m’hallucine pour avoir gardé une telle voix à presque 60 balais, et Fred Schneider est toujours aussi taré dans ses speechs. Et l’album est bourré de références cachées à la pop-culture. Les clips aussi sont toujours aussi barrés :
Après, bien sûr, on aime ou on n’aime pas. Le moins que l’on puisse dire c’est en tout cas que l’album ne surprend pas : du B52s tout craché. Moi, j’adore… yeah !
Tracklist: 1. Pump / 2. Hot Corner / 3. Ultraviolet / 4. Juliet of the Spirits / 5. Funplex / 6. Eyes Wide Open / 7. Love in the Year 3000 / 8. Deviant Ingredient / 9. Too Much to Think About / 10. Dancing Now / 11. Keep This Party Going
Visiter le site officiel de The B52s.
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avril 25th, 2008 14:52
Si toute la galette est de la trempe de ce morceau, c’est sûr qu’on ne s’ennuie pas.
Ah les vieux fous, c’est quand même le pied ! Ca va swinguer dans les maisons de retraite.
Bien conservées les mémères, la déconnade ça a du bon ;-)
Et ce clip bien barré, nan là vraiment je redécolle avec les B52s !