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Krokus - Hellraiser

Krokus - Hellraiser

Et comme presque tous les six mois, c’est reparti pour un tour. On va se pencher sur les fonds de tiroir du rock et de la zik en général et décortiquer des CD dénichés à 3 ou 5 euros dans les bacs à soldes de la Fnac. Une Fnac qui semble comprendre de plus en plus le jeu des soldes : de moins en moins de CD disponibles, de plus en plus d’acheteurs et de moins en moins de découvertes. Ce sont au contraire quelques valeurs sûres trop largement diffusées qui atterrissent désormais dans les bacs au rabais. Pas grave, je suis preneur quand même… Mais la belle époque des fouilles de soldes se terminera peut-être bientôt. Qui sait…
Disque du jour donc…

A la première écoute, cela n’a rien d’évident, mais Krokus est un groupe suisse. A croire que, contrairement à ce que pouvait dire Orson Welles dans Le Troisième Homme, ce pays a réussi à créer autre chose qu’une petite pendule qui fait coucou, coucouElle revient de loin celle-là, c’est pas évident de placer du Orson Welles sur un blog musical…

Bref, Krokus vient du pays des vaches violettes et des fleurs sauvages et sort depuis plus de vingt ans des disques qui le sont justement… sauvages. Krokus, c’est du métal dans tout ce qu’il peut avoir de gros, limite propre, énervé, et finalement pas très original. On va me traiter d’aigris et je connais des collègues de bureau qui n’en penseront pas moins… mais le métal c’est en gros la même histoire depuis Black Sabbath. Quelques solos de guitares bons techniquement, mais pas forcément transcendants… Quelques cris et énervements du chanteur sur le thème de “je suis l’antéchrist, all hail!“. Et enfin quelques ballades et chansons d’amour parce que Scorpions et Metallica ont prouvé qu’on ne se ridiculisait pas forcément en faisant l’homme amoureux. Viril, mais amoureux.

La caricature est un poil sauvage, mais l’écoute de Hellraiser (la piste éponyme en extrait du jour parce qu’il faut bien illustrer le propos : …), énième album du groupe sorti en 2006, est sans grande concession. Si la recette est bonne, et si la mayonnaise prend, ça reste tout de même une zik qu’on a entendu 4.000 fois depuis la fin des années 1960. Sympa, mais sans plus. Et surtout pas inventif…

Je vais faire mon culturé : Lester Bang, le dieu des critiques musicaux, disait que la différence entre Metal et Hard-rock, c’est que le Hard assume et joue de ses racines blues alors que le Metal préfère les enterrer. Krokus tape sans vergogne du côté du Metal, ce genre qui se caricature à force de ne plus avoir de racine justement. Je trouve le côté blusie d’un AC/DC tellement plus remuant et tellement plus énergique… Tellement plus rock. Pas que Krokus soit mauvais… juste que bon. Voilà…

Tracklist: 1. Hellraiser / 2. Too Wired to Sleep / 3. Hangman / 4. Angel of My Dreams / 5. Fight On / 6. So Long / 7. Spirit of the Night / 8. Midnite Fantasy / 9. No Risk No Gain / 10. Turnin’ Inside Out / 11. Take My Love / 12. Justice / 13. Love Will Survive / 14. Rocks Off!

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Un seul commentaire to “Krokus - Hellraiser”

  1. Le Colonel
    février 6th, 2008 14:57
    1

    Je l'ai écouté ce disque et bien que je sois un fan de métal, c'est vrai qu'il n'est pas transcendant.
    Pour info le chanteur de Krokus, Marc Storace, avait failli remplacé Bon Scott à sa mort, son timbre de voix étant assez proche de l'ancien chanteur d'AC/DC.

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