Cela fait quelques mois, voire peut-être 2 ans, que je n’étais pas allé au cinéma. Alors vendredi, à la faveur d’un jour de congé, on s’est fait plaisir et on est allé voir Juno au cinoche de Torcy. La critique est quasi unanime sur le film, et pour moi le charme a pleinement fait son effet. Juno est un petit chef d’œuvre de fraicheur, avec en ligne de fond un truc du genre “c’est pas l’âge qui fait qu’on est adulte“. Genre.
Pour ceux qui n’ont pas encore vu le film, la bande annonce est là :
Et vu qu’on est sur DiscoBlog, on va surtout essayer de causer de la bande originale de ce petit film d’1h30. Une B.O. qui colle grave au film puisqu’elle est quasiment faite à 100% de musique indépendante anglo-saxone cool.
On retiendra en vrac que Belle & Sebastian n’ont jamais été employés aussi fort à propos dans un film. Que Kimya Dawson est une artiste qu’il va falloir que je pense à ajouter à ma collection de CD, en compagnie de son groupe Moldy Peaches. Qu’on peut toujours découvrir un morceau des Kinks qu’on ne connaissait pas, et que ce morceau est toujours meilleur que ceux qu’on connaissait. Que Sonic Youth, non merci pour cette fois. Qu’une reprise de David Bowie ressemble toujours énormément à du David Bowie. Que le Velvet Underground, on y revient toujours un peu aussi. Et que Belle & Sebastian n’ont jamais été employés aussi fort à propos dans un film.
Ca me fait un peu le même effet que la BO de High Fidelity que j’avais vu y’a tout ça déjà.
Allez voir Juno, et écoutez sa bande originale aussi. Ca fait du bien !
Tracklist: 1. All I Want Is You / 2. My Rollercoaster / 3. A Well Respsected Man / 4. Dearest / 5. Up the Spout / 6. Tire Swing / 7. Piazza, New York Catcher / 8. Loose Lips / 9. Superstar / 10. Sleep / 11. Expectations / 12. All The Young Dudes / 13. So Nice So Smart / 14. Sea of Love / 15. Tree Hugger / 16. I’m Sticking With You / 17. Anyone Else But You / 18. Vampire / 19. Anyone Else But You
Allez, hop… rapidement et sans trop se prendre la tête, on se détend avec une pub-buzz signée Smirnoff (la vodka), qui surfe sur la mode rap-bon-chic-bon-genre. Enjoy :
Sortie le 10 mars prochain de Autrement Dit, un genre d’album hommage à Claude François, chanté en chœur par les rescapés de la Star Ac’ et quelques-uns des trublions de la nouvelle scène française. En vrac, Aldebert, Elodie Frégé, La Grande Sophie et quelques autres noms dont les sonorités me sont totalement inconnues.
Quand j’ai vu débouler l’album, je suis bien obligé de reconnaître que j’étais loin d’être enthousiasmé. Déjà, Claude François intéresse beaucoup plus ma grande sœur que moi-même.. Et la nouvelle scène française, je pense que certains des lecteurs réguliers de ce blog savent ce que j’en pense. Pas qu’il n’y ait rien à sauver, on va dire que Renan Luce ou certains Cali sont assez sympa… mais je n’ai jamais réellement compris le foin qu’on est aujourd’hui capable de faire autour de cette soi-disant nouvelle scène. Ils chantent à peu près tous de la même façon, des histoires déprimantes, et en général avec un air enroué ou malheureux. Un peu comme si Jeanne Moreau sortait un album de reprises de Leonard Cohen, a capella. Ca fait pas spécialement plaisir et ça a l’air chiant.
Sans aucun rapport avec Cloclo, mais puisqu’on aborde Leonard Cohen… Alain Bashung sort un nouvel album cette année, Bleu Pétrole, qui s’annonce plutôt bon et sur lequel, justement, se trouvera une reprise francisée du Suzanne de Leonard Cohen. Tout se recoupe.
Sans m’étendre sur le tableau que je viens de peindre, vous vous doutez bien que je n’ai pas mis avec enthousiasme le premier pressage de Autrement Dit dans le lecteur CD de mon ordinateur. Mais bon, j’étais curieux tout de même. Claude François, ça reste de la chanson populaire… Et mine de rien j’ai eu deux bonnes surprises en écoutant ce CD.
Tout d’abord, même chanté par un stade terminal de cancer du larynx, du Claude François reste du Claude François. C’est fait de tous petits riens, ça se chante et ça se danse et ça revient, ça se retient Comme une chanson populaire… Et n’importe quelle chanson de Claude François un peu connue présente sur Autrement Dit provoque instantanément un balancement de la tête et un sourire con. Ca ne se contrôle pas et c’était sans doute une grande partie du génie de Cloclo de savoir nous entrainer là dessus. Même si la reprise de Chanson populaire fait plus penser à un Te Deum qu’à un bal de 14 juillet au fin fond de la Lozère, c’est plus fort que tout. Les premières mesures font bouger.
La seconde énorme surprise tient elle en une piste. La dixième de l’album. Les Choses De La Maison reprise par Alain Chamfort. Un énorme clin d’oeil quand on sait ce que la carrière du chanteur de Manureva doit à Claude François. A bien y réfléchir, maître Chamfort pouvait difficilement être absent d’un disque hommage, même s’il semble être comme un géant au milieu de tous les moutards qui toussotent sur les autres pistes. Sa reprise d’une chanson pas si connue du Cloclo est une merveille. L’orchestration tient presque du Velvet Underground, période Venus in Furs, et Alain Chamfort pose sa voix limpide là-dessus avec bonheur. Allez, convainquez-vous vous même, Les Choses De La Maison en extrait du jour : . Rien à redire avec Alain Chamfort, depuis des années dès qu’il ouvre sa bouche pour chanter c’est toujours la classe et la claque. J’adore Chamfort. Je regrette vraiment de m’être séparé de 9, mais je suis bien content d’en avoir toujours de vinyles qui trainent.
Ne soyons pas fous, je n’irai pas jusqu’à dire qu’une reprise d’Alain Chamfort peut sauver un album. Mais qu’est-ce que ça fait du bien !
Tracklist: 1. Une Petite Larme m’a Trahi / 2. 17 Ans / 3. Le Lundi Au Soleil / 4. Chanson Populaire / 5. Belle, Belle, Belle / 6. Je Te Demande Pardon / 7. Mais Quand Le Matin / 8. Même Si Tu Revenais / 9. Gordie / 10. Les Choses De La Maison / 11. Miss Felicity Gray / 12. Au Coin De Mes Rêves / 13. Sale Bonhomme / 14. Le Jouet Extraordinaire / 15. Qu’est Ce Que Tu Deviens ? / 16. Le Mal Aimé / 17. Dis Lui Pour Moi / 18. Comme D’Habitude
Yeah !
Le prochain album de Supergrass sortira le 25 mars prochain dans toutes les bonnes pharmacies, au rayon antidépresseur. Il s’appelle Diamond Hoo Ha, et après l’avoir écouté 3-4 fois ce week-end, je peux vous dire que ça s’annonce comme une véritable tuerie ! Le groupe est aujourd’hui assez loin du son Beatles/posé de Road To Rouen, sorti en 2005… Diamond Hoo Ha est viscéralement rock, avec grosses guitares et cris de singe. Un vrai bonheur !
Histoire de vous mettre l’eau à la bouche, en attendant le chronique complète de l’album, voici le clip de Diamond Hoo Ha Man, le premier single et piste de tête de l’album, qui donne bien le ton du nouveau Supergrass.
Plus encore que Radiohead, Supergrass est pour moi LE groupe anglais qu’il faut suivre, et chez qui chaque album est une folie sonique et un furieux carton ! C’est peut-être finalement lui, le groupe britons des années 90/2000…
Si Robert Smith avait plutôt écouté Donovan que Ian Curtis, je pense que The Cure ressemblerait beaucoup à Tsui. Les similitudes de voix son parfois flagrantes, certaines partitions de guitare rappellent les délires acoustiques ou andalous d’un Head On The Door ou d’un Kiss Me, Kiss Me, Kiss Me…
Mais hors c’est association auditive un peu facile, Tsui tape complètement du bon côté de la scène acoustique/folk UK. Y’a même un peu de José Gonzales dans les morceaux si on creuse bien.
Le premier album du groupe, Half Man Army, est dispo en téléchargement gratuit sur son site officiel (et vice-versa). Faites-vous plaisir une fois de plus !
Histoire de prouver qu’on peut vraiment faire de la musique avec n’importe quoi… voilà comment transformer une publicité pour des produits ménagers en un mix techno hardcore :
On continue, encore aujourd’hui, à racler les fonds de tiroir de la musique commerciale… avec un truc que j’aurais jamais cru trouver à 3 euros… Analyse de Soldes
Fat Boy Slim est un mec très gentil. J’en suis persuadé. Seulement, voilà… il doit être de ces gens qui ont besoin de faire des sons bizarres et de sampler à peu près tout ce qui leur passe sous la main. Ca arrive à plein de monde. Moby a eu sa période comme ça aussi. Damon Albarn aussi… Le truc de Fat Boy Slim, c’est qu’il n’en est jamais réellement sorti.
Je dois bien admettre que trouver un album de Fat Boy Slim à 3 euros m’a énormément surpris. Pour moi, assez bêtement, Fat Boy Slim fait partie des références bobos que les gens doivent s’arracher. Son succès initial avec The Rockafeller Skank (j’adore ce morceau, du coup la vidéo est un peu plus bas dans ce post…) a été tel, à l’image du Porcelain (Play) de Moby, que j’imaginais toujours Fat Boy Slim dans les CD branchés à 25 euros pièce minimum. Image peut-être un peu bête, mais l’électro-branchouille est un sujet que je maîtrise assez mal au quotidien. Alors, Palookaville à 3 euros, il s’est retrouvé immédiatement dans ma pile de soldes… et hop, direction la caisse !
Interlude, comme promis, la vidéo de The Rockafeller Skank :
J’ai été bien moins déçu que quand j’ai fait l’acquisition du Come With Us des Chemical Brothers il y a deux ans, pendant les soldes également. Il faut dire que la différence entre le garçon gras et les frères chimiques, c’est que Fat Boy Slim ne se prend pas au sérieux. Il fait de la zik pour l’éclate. En tout cas c’est ce qu’il me semble… en écoutant l’intro d’un Wonderful Light, la reprise du Joker de Steeve Miller Band ou encore les onomatopées d’un Slash Dot Dash.
Mais sous ce côté potache, Fat Boy Slim n’en est pas moins un as de la platine. Rien que le morceau d’intro de Palookaville, Don’t Let The Man Get You Down - extrait du jour : - montre qu’il ne fait pas que visiter les fonds de tiroir des samples et d’en coller les bouts ensemble. On ne fait pas une musique aussi prenante sans avoir un minimum de talent… Un minimum.
Sérieusement, Palookaville n’est sans doute pas le meilleur album du Slim. C’est You’ve Come a Long Way, Baby qui mériterait largement ce titre… Palookaville est un poil désordonné et part parfois dans tous les sens, voire n’importe où.
Reste que Fat Boy Slim, en plus quand il collabore avec Damon Albarn sur certains morceaux (Put Back Together sonne un peu comme un Tender - de Blur - sous acide…) fait une putain de bonne musique. Et que tout ses albums valent sans problème un plus-que-la-moyenne.
A 3 euros, j’aurais vraiment eu tort de laisser celui-là de côté !
Tracklist: 1. Don’t Let the Man Get You Down / 2. Slash Dot Dash / 3. Wonderful Night / 4. Long Way from Home / 5. Put It Back Together / 6. Mi Bebé Masoquista / 7. Push and Shove / 8. North West Three / 9. Journey / 10. Jin-Go-Lo-Ba / 11. Song for Chesh / 12. Joker