William Sheller - Lux Aeterna

Avant d’attaquer le premier album de l’année - et quel énrome album - je tiens à présenter mes meilleurs voeux pour l’année 2008 à l’ensemble des lecteurs, fidèles et occasionnels, de DiscoBlog. Que cette nouvelle année soit remplie de découvertes musicales, de douces mélodies et de riffs tapageurs. Et puis si y reste à boire c’est pas mal non plus… bref, disque du jour !
Introuvable.
Sauf dans les quelques exemplaires de l’intégrale Chemin de traverse qui se vendent encore d’occasion ici et là sur le Web… et puis bon, aussi en téléchargement sur Internet pour peu qu’on se donne le mal de chercher.
Lux Aeterna est une putain d’oeuvre à part. Un ovni. Une merveille.
Composée en 1970 pour deux amis, avec les fonds récoltés avec la vente d’un éphémère premier succès - My Year Is a Day - cette messe de mariage sort en 1972 et s’avère être le premier véritable album de William Sheller. Oh, pas le Sheller du Carnet à Spirale ou de Rosanna Banana, pas le Sheller pop des années 1970. Non ! Le grand Sheller éclectique de toujours, celui composera aussi bien les violons d’Univers qu’un un Excalibur halluciné, rock et orchestral dans les années 1990… Ce Sheller incroyable, mélange d’influences et de talent !
Les guitares électriques donnent ici aussi une réponse aux violons et aux bois, des airs entêtants reviennent, d’un pincement de corde, le long des quarantes minutes de ce LP magnifique, des voix récitent des textes anglais sur des nappes musicales incroyablement denses. C’est élevé et envolé. Une sorte de rock progressif symphonique qui sera plus tard l’appanage d’un Mike Oldfield et de quelques autres, mais avec un aspect monumental et sollenel, là où Oldfield n’est que champètre et presque anecdotique ! C’est peut-être injuste pour Oldfield, mais Lux Aeterna plane tellement loin au dessus des 40 ans de musiques qui se sont écoulés depuis sa création…
Puisqu’il faut jouer aux comparaisons, on ne peut réellement rapprocher Lux Aeterna que d’une seule autre oeuvre : le Atom Earth Mother de Pink Floyd. Cette première face déjantée de l’album à la vache, les tronçonneuses en moins…
En fait, je voudrais bien vous en coller un extrait, histoire de vous mettre un peu l’eau à la bouche. Surtout à ces vieux vicelards de fan de Pink Floyd qui trainent souvent sur DiscoBlog. L’ouverture par exemple, ce décollage -pas si - en douceur - que ça - qu’est Introit. Ce mélange déjà d’orchestral et de psychédélisme…
Mais non… Lux Aeterna se doit de s’écouter dans son intégralité, tant la cohérence est grande et tant la musique a finalement été composée pour cela. Le découpage en piste n’est après tout qu’une facilité commerciale… c’est d’une messe dont il s’agit !
Et cette messe, monsieur Sheller, vaut bien une admiration sans cesse renouvellée !
Tracklist: 1. Introit / 2. Ave Frater, Rosae Et Aurae / 3. Opus Magnum (Part 1) / 4. Opus Magnum (Part 2) / 5. Lux Aeterna / 6. Sous Le Signe Des Poissons / 7. Hare Krishna / 8. Sous Le Signe Du Verseau










janvier 4th, 2008 10:08
alala, tu fais envie avec cet album et ce coffret… je l'avais commandé au pere noel mais il me l'a pas amené :(
Du coup j'ai encore plus envie de me l'offrir :)
janvier 5th, 2008 11:04
Salut François !
Joli billet en effet et album très étonnant. Quand tu fais la comparaison avec le sublime Atom Heart Mother des Pink Floyd tu es dans le vrai ! A un point tel que je me demande si il n'y a pas un peu pompage. Les deux albums sont sortis en même temps et à l'époque le Floyd jouait souvent ses album en concert avant de presser une galette.
Dans le morceau Opus Magnum (Part 2) c'est flagrant ce que les morceaux se ressemblent…
Mais bon, peu importe, disons que c'est de la bonne inspiration, et ce Sheller là est de la bombe, même si certains passages sont un peu cul(cul) bénis.