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Archive for janvier, 2008

Dave Gahan - Hourglass

Mardi 22 janvier 2008

Dave Gahan - Hourglass

Dave Gahan en solo me touche décidément plus que Depeche Mode. Aussi bizarre que cela puisse paraître, son univers propre me semble plus proche du Depeche Mode des débuts que la dernière mouture, Playing The Angel, du groupe… Je ne relancerai pourtant pas la polémique sur le sujet. Je resterai si possible assez factuel…

Hourglass est sorti fin novembre dernier. Comme souvent, je suis tombé dessus entièrement par hasard, au fur et à mesure de mes surfs et des liens qu’on m’envoie parfois sur ICQ. Un petit coup de téléchargement et hop, dans l’iPod. Histoire de voir ce que Dave Gahan a à nous dire de bon cette fois… Et comme toujours, c’est un titre porte d’entrée (A Little Lie cette fois) qui m’a permis de m’accrocher à l’album.
L’univers de Dave Gahan est ici musicalement sombre. Assez malmené. Si j’osais, je dirais que Hourglass se rapproche des aventures d’un David Bowie sur Earthling. Moins inventif, peut-être, et plus dark, incontestablement, il porte la marque du rock industriel d’un Nine Inch Nail. Une marque que je n’avais pas senti chez Depeche Mode depuis Songs Of Faith And Devotion ou Ultra. Ca commence à dater.
Résultat, un album dense, parfois trop, sur lequel se baladent quelques perles comme Use You - extrait du jour :
-, Down ou le single Kingdom.

J’admets facilement que le reste est assez inégal, mais Dave Gahan reste un beau parti musical…

Tracklist: 1. Saw Something / 2. Kingdom / 3. Deeper + Deeper / 4. 21 Days / 5. Miracles / 6. Use You / 7. Insoluble / 8. Endless / 9. A Little Lie / 10. Down

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Nick Cave & The Bad Seeds - Dig, Lazarus, Dig!!!

Lundi 21 janvier 2008

Le prochain album de Nick Cave sort en mars prochain… et le premier single s’appelle Dig, Lazarus, Dig!!!. Plutôt que de s’attarder sur les paroles de la chanson, obscures comme celles de n’importe quel autre morceau de Nick Cave, on s’attachera surtout à commenter le nouveau look de la mauvaise graine…


AC/DC - Stiff Upper Lip

Mercredi 16 janvier 2008

AC/DC - Stiff Upper Lip

L’album de la renaissance. Véritablement. Je me souviens très bien qu’à sa sortie, AC/DC était avant tout considéré comme un groupe ringard et un poil beauf… et que miracle, après quelques tours de platines, AC/DC redevenait une légende, un rock, le genre de groupe qui a marqué l’histoire et qui sera pour toujours au panthéon de la musique moderne. Même les inrocks s’y étaient mis… Comme quoi, il y a de ces revirements des fois…
Et je suis bien obligé d’admettre que moi aussi je l’ai fait mon mea culpa sur AC/DC. Highway To Hell me gavait, et AC/DC me semblait primaire et primitif. C’était vraiment pas la peine que je m’y intéresse, franchement… J’ai mis pas mal de temps à changer d’avis, surtout en fait en m’éloignant des sempiternelles rengaines du groupe et en me penchant sur ses racines blusies : Whole Lotta Rosie, The Jack… C’est avec de tels morceaux que j’ai réellement commencé à apprécier AC/DC, et à l’inclure de plus en plus à ma playlist. Aujourd’hui, je suis fan et convaincu…

Du blues ? Yep, du blues… plus j’écoute et plus j’en suis convaincu aussi. Je reviens toujours à mon billet sur Let There Be Rock, ce summum du groupe avec Back In Black. Et j’insiste encore aujourd’hui en parlant de Stiff Upper Lip. Si cet album était celui de la renaissance et du retour en grâce pour les australiens, ce n’est pas un hasard. C’est avant tout parce que c’est l’album du retour aux racines, aux lignes crasseuses, et aux accords qui fleurent bon la boue et le Mississippi. Comme The White Stripes, exactement !

Pas très difficile à prouver : Meltdown extrait du jour :
. Dès les premières pincées de corde, on est loin du hard-rock… on nage ici en plein blues : finalement assez peu de riff, pas de solo de guitare monstrueux… juste quelques accords pliés par Angus Young au milieu de la piste… Meltdown est un morceau assez sage dans la discographie d’AC/DC. Mais ce putain de rythme binaire. Rha. Batterie et basse qui ne forment qu’une ligne de fond… Elle est là aussi la magie d’AC/DC… aussi bien que dans le costume d’écolier d’Angus ou dans la voix de taré de Brian Johnson. Une alchimie je vous dis !

L’album regorge de ces exemples. Hold Me Back est flagrant. Come And Get It, sous quelques habillages bizarres, n’est également rien d’autre qu’un gros morceau de blues. House Of Jazz ou Satellite Blues sonnent plus rock, mais tirent en gros sur les mêmes ficelles. Can’t Stand Still toque du côté de The Who, indéniablement, mais rejoint le tronc commun dans le rythme et l’esprit. Le morceau le moins blues de l’album, c’est sans doute Safe In New York City… Et encore. Mais on touche là à la légende. Un single interdit sur toutes les ondes américaines après les attentats du 11 septembre, un monument de subversion, dans la droite lignée du Highway To Hell que j’arrive enfin aujourd’hui à digérer. Moins fou, mais combien plus puissant.

Quand je vois les groupes vieillissant qui ont un mal de chien à aligner deux albums corrects, et quand j’écoute Stiff Upper Lip… je me dis que si Dieu a l’oreille musicale, il s’est peut-être plus souvent penché sur l’Australie qu’ailleurs !

Tracklist: 1. Stiff Upper Lip / 2. Meltdown / 3. House Of Jazz / 4. Hold Me Back / 5. Safe In Ny City / 6. Can’t Stand Still / 7. Can’t stop Rock’N Roll / 8. Satellite Blues / 9. Damned / 10. Come And Get It / 11. All Screwed Up / 12. Give It Up

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Bruce Springsteen - Glory Day

Mardi 15 janvier 2008

Kotcha, si là-haut tu peux à choper un bout de connexion pas trop tarte, cette vidéo elle est rien que pour toi… Tu vas vraiment manquer à beaucoup de monde, ’spèce de gros ours.


Solal - The Moonshine Sessions

Vendredi 4 janvier 2008

Solal - The Moonshine Sessions

J’ai vaguement parlé de The Moonshine Sessions à la mi-décembre. Surtout en fait au travers de la vidéo de Luna’s Song, le premier single de cet album folk/americana assez à part. Je prends en ce début d’année un peu plus de temps pour me pencher sur l’album entier, parce qu’il faut bien admettre que ce dernier vaut un petit détour.

Mas tout d’abord, quelques mots sur Philippe Solal. J’avoue qu’avant la découverte des Moonshine Sessions, ce nom m’était parfaitement inconnu. Mais comme je suis un vilain curieux, et comme l’album en question est clair comme du jus de boudin sur les qualités de son auteur/producteur, j’ai creusé un peu. Pour tous les bobos parisiens, Philippe Solal est avant tout l’instigateur du projet argentino-électro The Gotan Project, sorte de remise à jour du tango argentin avec des arrangements tout ce qu’il y a de plus actuels. Gotan Project avait défrayé quelques chroniques il y a de cela quelques années, et en défraie encore quelques autres aujourd’hui, par son audacieux mélange de traditions et de modernité. Rien que ça… Mais Philippe Solal ne fait pas que du tango, c’est également un sacré touche-à-tout qui a l’immense mérite de pouvoir faire à peu près tout ce qui lui passe par la tête…

C’est comme ça qu’il s’est fourré dans ce que certains qualifie d’Americana, et qui n’est jamais que de la folk et de la country. Sorti en octobre 2007 et réalisé en collaboration avec pas mal d’artistes américains (Shawn Camp, Ronnie Bowman, Melonie Cannon, The Nashville Bluegrass Band…), The Moonshine Sessions est une compile improvisée sur le thème de la musique américaine. On y retrouve violons (Luna’s Song), harmonica (Psycho Girls & Psycow Boys), voix trainante (The Roads To Nowhere) comme sur tout album folk qui se respecte.
On y trouve aussi une sorte de slam-western-mixé assez hallucinant (Seven Guns & Seven Holes), des ballades folk qui me font grave penser à Cindy Woolf (I Lost in Him) et deux reprises incroyables qui méritent à elles seules l’achat de l’album : Dancing Queen (signé Abba et interprété par Melonie Cannon, extrait du jour :
) et Pretty Vacant (signé des Sex Pistols et interprété par Rosie Flores)…

Bref, un album bizarre, mais indispensable à tout curieux de musique ricaine. Vraiment.
Pour moi, c’est un coup de coeur !

Tracklist: 1. The Academy of Trust / 2. Luna’s Song / 3. The Roads to Nowhere / 4. Psycho Girls & Psycow Boys / 5. I Lost in Him / 6. Fade Away / 7. Always Alone / 8. Dancing Queen / 9. The Private Song / 10. Pretty Vacant / 11. I’m Rollin’ / 12. Seven Guns & Seven Holes / 13. Bonus Track

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William Sheller - Lux Aeterna

Mercredi 2 janvier 2008

William Sheller - Lux Aeterna

Avant d’attaquer le premier album de l’année - et quel énrome album - je tiens à présenter mes meilleurs voeux pour l’année 2008 à l’ensemble des lecteurs, fidèles et occasionnels, de DiscoBlog. Que cette nouvelle année soit remplie de découvertes musicales, de douces mélodies et de riffs tapageurs. Et puis si y reste à boire c’est pas mal non plus… bref, disque du jour !

Introuvable.
Sauf dans les quelques exemplaires de l’intégrale Chemin de traverse qui se vendent encore d’occasion ici et là sur le Web… et puis bon, aussi en téléchargement sur Internet pour peu qu’on se donne le mal de chercher.

Lux Aeterna est une putain d’oeuvre à part. Un ovni. Une merveille.
Composée en 1970 pour deux amis, avec les fonds récoltés avec la vente d’un éphémère premier succès - My Year Is a Day - cette messe de mariage sort en 1972 et s’avère être le premier véritable album de William Sheller. Oh, pas le Sheller du Carnet à Spirale ou de Rosanna Banana, pas le Sheller pop des années 1970. Non ! Le grand Sheller éclectique de toujours, celui composera aussi bien les violons d’Univers qu’un un Excalibur halluciné, rock et orchestral dans les années 1990… Ce Sheller incroyable, mélange d’influences et de talent !

Les guitares électriques donnent ici aussi une réponse aux violons et aux bois, des airs entêtants reviennent, d’un pincement de corde, le long des quarantes minutes de ce LP magnifique, des voix récitent des textes anglais sur des nappes musicales incroyablement denses. C’est élevé et envolé. Une sorte de rock progressif symphonique qui sera plus tard l’appanage d’un Mike Oldfield et de quelques autres, mais avec un aspect monumental et sollenel, là où Oldfield n’est que champètre et presque anecdotique ! C’est peut-être injuste pour Oldfield, mais Lux Aeterna plane tellement loin au dessus des 40 ans de musiques qui se sont écoulés depuis sa création…
Puisqu’il faut jouer aux comparaisons, on ne peut réellement rapprocher Lux Aeterna que d’une seule autre oeuvre : le Atom Earth Mother de Pink Floyd. Cette première face déjantée de l’album à la vache, les tronçonneuses en moins…

En fait, je voudrais bien vous en coller un extrait, histoire de vous mettre un peu l’eau à la bouche. Surtout à ces vieux vicelards de fan de Pink Floyd qui trainent souvent sur DiscoBlog. L’ouverture par exemple, ce décollage -pas si - en douceur - que ça - qu’est Introit. Ce mélange déjà d’orchestral et de psychédélisme…
Mais non… Lux Aeterna se doit de s’écouter dans son intégralité, tant la cohérence est grande et tant la musique a finalement été composée pour cela. Le découpage en piste n’est après tout qu’une facilité commerciale… c’est d’une messe dont il s’agit !

Et cette messe, monsieur Sheller, vaut bien une admiration sans cesse renouvellée !

Tracklist: 1. Introit / 2. Ave Frater, Rosae Et Aurae / 3. Opus Magnum (Part 1) / 4. Opus Magnum (Part 2) / 5. Lux Aeterna / 6. Sous Le Signe Des Poissons / 7. Hare Krishna / 8. Sous Le Signe Du Verseau

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