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Interpol - Our Love To Admire

Interpol - Our Love To Admire

Our Love To Admire
Troisième album des new-yorkais d’Interpol.
Que certains sur la planète musicale attendaient plus encore que l’apocalypse ou le retour du Messie avec un M majuscule.

Il faut dire qu’après deux albums électriques (un Turn On The Bright Light déjà bien remuant et un Antics qui m’a carrément pris au ventre), le groupe s’est hissé sans peine au soleil et à pris, avec The Stroke, l’étiquette encombrante de sauveur du rock New-Yorkais. Quand on parle d’Interpol, on voit tout le renouveau de la scène anglo-saxonne d’un coup, une image hallucinante qui ne s’est pas réellement ternie en deux albums. Là où Franz Ferdinand ou Bloc Party ont un peu de mal à tenir la longueur (si You Could Have It So Much Better était bien une bombe, le second Bloc Party, dont le nom m’échappe, m’a nettement moins sonné), Interpol est aujourd’hui simplement attendu comme le nouveau maître étalon de la musique rock sérieuse. Pas forcément les résurecteurs d’un genre, mais plutôt le groupe à copier sur la scène actuelle. Ca impressionne, et ça fait peur en même temps, de voir un groupe se balader avec cette énorme valise et être attendu au tournant par tous les critiques de la planète. Moi y compris.

Après avoir été aspiré par Antics, je l’attendais aussi ce troisième album. Le premier single - Heinrich Maneuver - semblait donner le ton. Une copie de l’album précédent, dans le ton du Evil ou du génialissime Slow Hands. Miam. Je me régalais d’avance, c’est pour ces pistes que j’avais adoré Antics. Mais… A l’écoute de Our Love To Admire, j’ai déchanté. J’avoue. Ma foi a vacillé. Rapidement. Pas pour très longtemps, mais quand même…
Our love To Admire n’est pas Antics. Définitivement. Et Heinrich Maneuver n’est pas représentatif de l’album. C’est un faux single… Un genre d’appât conçu par la maison de disque pour ne pas décevoir les aficionados affichés du groupe. Non pas que Our Love To Admire n’a plus aucun rapport musical avec les deux albums précédents, juste qu’il est différent. Toujours aussi hypnotique, assourdissant et ahurissant. Mais plus lent et plus posé. A l’image de Scale - extrait du jour : - qui est finalement l’une des véritables portes d’entrée (avec Pace Is the Trick) de l’album.
On reparle du coup volontiers de Joy Division ou de The Cure dans les ascendants assumés du groupe de New-York, même si la chose n’est pas aussi évidente qu’il n’y paraît. Mais il apparaît certain aux oreilles averties que Our Love To Admire n’aurait pas vu le jour sans 30 ans de Cold Wave…

Pour déstabilisant qu’il soit, ce troisième album d’Interpol reste un album culte. Un troisième joyau dans une discograpghie jusqu’ici sans faute. Interpol, avec encore une fois The Stroke et The White Stripes est le groupe américain à suivre ces derniers temps. Et je pense que comme Antics, Our Love To Admire tournera encore régulièrement dans l’iPod l’année prochaine. Je ne vois pas ce rock s’user de sitôt !

Tracklist: 1. Pioneer to the Falls / 2. No I in Threesome / 3. Scale / 4. Heinrich Maneuver / 5. Mammoth / 6. Pace Is the Trick / 7. All Fired Up / 8. Rest My Chemistry / 9. Who Do You Think? / 10. Wrecking Ball / 11. Lighthouse

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Un seul commentaire to “Interpol - Our Love To Admire”

  1. lyle
    septembre 22nd, 2007 15:04
    1

    Très intéressante critique.
    Je ne suis pas un grand fan d'Interpol.
    De bonnes chansons, oui, mais aussi une façon de récupérer le passé qui me gène un peu.
    Alors ce troisième album fur plutôt une bonne surprise car il est bien plus personnel et moins immédiat que les précédents.

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