Les Béruriers Noirs - Porcherie
Mercredi 25 avril 2007OK, j’ai 30 balais, mais c’est pas pour ça qu’il faut perdre de vue certaines choses essentielles ! Et en plus c’est toujours d’actualité.
OK, j’ai 30 balais, mais c’est pas pour ça qu’il faut perdre de vue certaines choses essentielles ! Et en plus c’est toujours d’actualité.
Réédition, en 1994, du tout premier best of de Téléphone, avant la grande série des Rappels, Le Meilleur de Téléphone permet de redécouvrir quelques morceaux des tous débuts du groupe, période La Bombe Humaine et d’éviter les éternels Un Autre Monde, Le Jour s’est Levé et Ca (C’est Vraiment Toi), fond de commerce du plus grand groupe de rock français.
On y retrouve du coup un vrai rock engagé, politique… le vrai téléphone de la fin des années 1970. Celui d’avant que Louis Bertignac et Jean-Louis Aubert ne puissent plus s’encadrer, que le succès ne leur monte à la tête et que le groupe n’éclate sur un air de drame national ! Au programme, La Bombe Humaine, évidemment, Hygiaphone et Argent Trop Cher aussi. Morceaux contestataires évidents.
Mais aussi des morceaux moins connus comme l’incroyablement d’actualité Ploum Ploum - extrait du jour : , Metro (C’est Trop), Faits Divers ou encore le tonitruant Flipper. Toute la puissance, et le message politique de Téléphone en un seul CD finalement.
Pour moi, c’est LA compil’ de Téléphone qu’il faut posséder. Et tant pis s’il y manque quelques tubes
Tracklist: 1. Anna / 2. Le Vaudou (Est Toujours Debout) / 3. Hygiaphone / 4. Metro (C’est Trop) / 5. Flipper / 6. Crache Ton Venin / 7. Faits Divers / 8. La Bombe Humaine / 9. J’sais Pas Quoi Faire / 10. Un Peu De Ton Amour / 11. Au Coeur De La Nuit / 12. Ploum Ploum / 13. Un Homme + Un Homme / 14. Argent Trop Cher / 15. Ordinaire / 16. Fleur De Ma Ville
Allez, je vous avais bien dit qu’on reparlerait d’album ici… Les semaines passées n’ont pas été de tout repos, c’est vrai, mais je ne vais pas laisser tomber Discoblog pour autant tout de même. Après l’interview d’Andrea Revel avant-hier, on va continuer dans la catégorie des chanteuses et songwriteuses de talent. Hop, aujourd’hui, on cause de Tori Amos.
Depuis son arrivée tonitruante dans les télévisions avec le clip de Crucify, ses baignoires et ses pianos, au milieu des années 1990, Tori Amos a surtout été “vendue” comme une interprète de talent et l’égérie du modèle chanteuse+piano qui a fait de multiples adeptes depuis. Il n’y a qu’à voir les principaux singles sortis par les maisons de disque tout au long de sa carrière pour s’en convaincre : Crucify, Winter, Cornflake Girl, Jackie’s Strength, A Sorta Fairytale… Tous donnent la part belle au piano. Les reprises qui circulent également sur le net, du Smells Like Teen Spirit de Nirvana au Out of Time de R.E.M. ou au Lovesong de The Cure participent également à cette image… tous sont d’immenses moments…
Il est vrai que c’est le piano qui est l’instrument de prédilection de Tori Amos. Mais cela me semble terriblement injuste de résumer la carrière de la chanteuse à cet instrument, tant son implication dans différents types de musique est grande. Qu’on se penche par exemple sur le remix de Profesional Widow sorti sur les dernières versions de Boys for Pelé pour s’en convaincre. Tori Amos touche à tout, musiques électroniques, rocks et acoustiques, avec autant de talent et de succès.
C’est pourquoi, en parlant de From The Choirgirl Hotel, je ne vais pas vous sortir un Jackie’s Strength ou un Spark comme extrait du jour. Je vais aller chercher quelque chose d’un peu plus original. Hop : Cruel - extrait du jour donc : . Batterie, samples, guitares… Cruel est un morceau très dense sur lequel pourtant la voix de Tori Amos repose parfaitement, et prend toute son ampleur. Preuve s’il en est besoin, que la belle ne demande pas seulement à s’exprimer dans les espaces feutrés du unplugged. From The Choirgirl Hotel, sorti en 1998 après Little Earthquakes et Under The Pink, regroupent d’autres morceaux de la même eau (Raspberry Swirl pour aller encore plus loin…). Une sorte de révélation, montrant qu’on ne peut réduire Tori Amos à son piano et qu’il faut la compter comme un “poids lourds” de la scène féminine internationale. A une époque où Björk balaie tout sur son passage, le phénomène Tori Amos ne se fait pas oublier, loin de là. Elle s’impose une fois de plus comme incontournable. La suite de sa discographie, et surtout Scarlet’s Walk le confirmera avec brio.
Tracklist: 1. Spark / 2. Cruel / 3. Black-Dove (January) / 4. Raspherry Swirl / 5. Jackie’s Strenght / 6. Iieee / 7. Liquid Diamonds / 8. She’s Your Cocaine / 9. Nothern Lad / 10. Hotel / 11. Playboy Mommy / 12. Pandora’s Aquarium
Il y a 15 jours, je vous parlais d’Andrea Revel, chanteuse et songwriteuse canadienne découverte en France avec la BO de ReGenesis. Elle a accepté, très vite, de répondre à une interview pour DiscoBlog. C’est cool, ça faisait un moment qu’il n’y avait pas eu d’interview ici. Elle nous éclaire sur la scène canadienne actuelle…

DiscoBlog : Où êtes-vous en ce moment, pendant que vous répondez à cette interview ?
Andrea Revel : Je suis actuellement à Montréal, Québec, Canada.
DiscoBlog : J’ai découvert vos chansons grâce à ReGenesis. Comment avez-vous vu vos chansons présentes dans cette série ?
Andrea Revel : L’équipe de ReGenesis a demandé à mon producteur, Behavior, l’autorisation d’utiliser la chanson Anywhere But Here en tant que thème principal. Ma voix est en fait dans le thème de la série, même si les paroles de la chanson n’ont pas été utilisées. Après avoir écouté une copie de mon premier LP Citysong, la série a finalement utilisé la chanson The Past is Never Past pour deux épisodes différents, dont le final de la première saison.
DiscoBlog : Comment qualifiriez-vous votre musique ?
Andrea Revel : C’est très difficile pour moi de qualifier ou catégoriser ma musique, parce qu’elle dépend de ce que je suis à l’intérieur quand j’écris et enregistre un album. En ce moment, je suis surtout concentré sur ma guitare électrique, une Gretsch Duo-Jet, et cela va grandement influencer mon prochain album. Je dirais que Citysong est un hybride de folk et de musique électronique, ou “la country girl qui rencontre la city girl”.
DiscoBlog : Quelles sont vos principales sources d’inspiration pour votre dernier album, Citysong ?
Andrea Revel : Je pense que mon inspiration principale pour Citysong était mon déménagement depuis Calgary (Alberta) vers Montréal. Ca a été un grand changement pour moi. Une autre source d’inspiration a également été ma découverte de la composition avec boucles et samples.
DiscoBlog : En écoutant Mile Zero et Citysong, beaucoup de noms d’artiste folk - comme Alanis Morissette - me viennent à l’esprit. Comment vous placez-vous dans cette scène folk/alternative ?
Andrea Revel : Je ne sais pas réellement où me placer. Vous feriez probablement un meilleur boulot que moi sur ce point.
DiscoBlog : Depuis quelques années, la scène canadienne est de plus en plus active, au moins vu d’Europe. Comment ressentez-vous cela de l’intérieur ?
Andrea Revel : J’ai l’impression que la scène canadienne a toujours été très active, c’est seulement qu’elle est aujourd’hui reconnue internationalement. Je dois dire que le fait de vivre à Montréal de nos jours est très excitant pour un musicien. The Stars, The Dears ou Arcade Fire sont seulement la partie immergée de l’iceberg.
DiscoBlog : Jusqu’à quel point Internet est important dans votre musique et le contact avec vos fans ?
Andrea Revel : Internet est extrêmement important pour garder contact avec le public, surtout MySpace. Je rencontre beaucoup de fans et j’adore vraiment ça.
DiscoBlog : Des chances de vous voir en concert en France dans les mois qui viennent ?
Andrea Revel : Je devrais tourner en Europe l’hiver prochain, mais rien n’a encore été confirmé.
DiscoBlog : Quelle est votre chanson préférée de U2 ?
Andrea Revel : J’aime beaucoup cette question parce que j’étais une très grande fan de U2 quand j’étais adolescente. Je dois dire que Bad, With or Without You et Trying to Throw Your Arms Around The World (je pense que c’est le titre exact…).
DiscoBlog : Y a-t-il un groupe ou un artiste que vous aimeriez faire découvrir aux lecteurs de DiscoBlog ?
Andrea Revel : Oui ! J’ai quelques bons amis qui sont réellement épatants : Behavior , Amanda Mabro, Patrick Krief, Claire Jenkins
avec Band et Treasa Levasseur.
Plus de deux semaines sans un message sur DiscoBlog…
Que mes lecteurs les plus fidèles m’excusent, mais s’ils sont bloggers eux-mêmes, ils savent bien qu’il y a des fois où… voilà…
J’ai même hésité avant de venir vous resservir un nouveau clip issu de YouTube là maintenant, en me disant que les clips étaient peut-être une solution de facilité. Mais après tout, mieux vaut une bonne découverte en vidéo que pas d’actu du tout. Les albums reviendront, promis.
Mais en attendant, jettez un oeil et une oreille sur Dan Le Sac vs Scroobius Pip qui ont cartonné sur YouTube ces dernières semaines avec un hallucinant Thou Shalt Always Kill. C’est à mi-chemin entre le rap et l’électro. C’est un chanteur avec une dégaine incroyable et c’est bourré de références à cette culture rock que nous vénérons tous !
Rha, ça fait du bien de revenir !
Depuis sa reprise par Johnny Cash sur American IV, dernier album de son vivant, la chanson Hurt de Nine Inch Nails est devenue la chanson la plus chargée émotionnellement jamais écrite et interprétée. Quiconque veut faire passer une idée de mort et de douleur utilise invariablement cet air. Au point que Nike l’a servie en publicité (beurk).
Kermit, la grenouille star du Muppet Show, utilise cette même chanson pour illustrer sa tristesse après la mort de Jim Henson, et sa chute dans l’alcoolisme et la drogue…