PoP!, groupe typique des années 1980 à mi-chemin entre un Duran Duran et un Modern Talking, dynamite les charts en 1984 avec ce titre : PoP! Goes My Heart!. De la musique à la chorégraphie, tout y est : costumes blancs, synthétiseurs, maquillage, batteries, échos et chemises à jabot… Si vous cherchez l’exemple typique du clip eighties, vous l’avez là, sous les yeux :
Plus sérieusement, PoP! Goes My Heart!, c’est le coup de génie de l’équipe de promo de Music And Lyrics (Le Come-Back en français). Hugh Grant, ex-chanteur du groupe eighties PoP! revient sur le devant de la scène… et c’est Drew Barrymore qui va l’aider à écrire le hit qui scellera son retour ! Une comédie anglaise classique mais vraiment bien réalisée d’après les échos que j’en ai eus.
La réalisation du clip de PoP!, avec Hugh Grant au clavier, est elle une énorme réussite !
Encore une découverte venue d’une série américaine. Greg Laswell assurait, avec High And Low, la chanson de fin de l’épisode inédit de FBI : Porté disparu (Without A Trace en VO) qui passait la semaine dernière sur France 2. Comme souvent, les séries américaines dénichent des talents incroyables et leur permettent au moins de s’exprimer le temps d’une séquence… On en découvre comme ça, des musiques qui n’arriveraient jamais à nos oreilles autrement.
Greg Laswell n’est pas follement original. Sa musique est un mélange de Chris Martin (oui, oui, Coldplay), de David Gray et peu être un peu de Mojave 3 ici ou là. Toujours ce piano omniprésent dans ce type de composition, accompagné de quelques violons. Toujours une voix lente et entêtante… On aime ou on n’aime pas, mais dans son genre, Greg Laswell tient le haut du pavé !
Trois extraits de son dernier album (Through Toledo) sont écoutables sur son site officiel, section Média. Je vous laisse en profiter et revenir me dire ce que vous en pensez…
J’en parlais il y a quelques semaines en abordant la bande originale de la série ReGenesisdont les derniers épisodes passent en ce moment sur Arte. Andrea Revel est une chanteuse canadienne, de Montréal, qui oscille entre la folk, la pop et les bases de la musique électronique. En deux albums depuis 2003 (Mile Zero et CitySong), elle a su se faire une place dans la scène assez peuplée des chanteuses canadiennes. Le morceaux qui m’avait séduit dans la BO de ReGenesis, en toute fin d’un épisode, s’intitule The Past Is Never Past, doux et simple… et extrait du jour : .
Je vous laisse découvrir ses autres oeuvres sur son site officiel, huit morceaux y sont téléchargement gratuit. Youpi !
Je parlais, en abordant Placebo il y a quelques jours, de ce besoin compulsif qu’à la scène musicale anglaise de se renouveler, de se trouver de nouvelles idoles. Une sorte de ruche incroyable où tout le monde bourdonne et dans laquelle chacun cherche sa place au soleil. On y trouve des opportunistes, des vrais talents, des pétards mouillés… mais on s’ennuie rarement en restant à l’écoute des nouveautés que nous apporte la belle Albion.
Dernière sensation en date, Twisted Charm. Première partie des déjà acclamés Klaxon lors de leur passage parisien, Twisted Charm signe un rock indé pêchu à caser entre un Starsailor (sans son rythme disco et sa passion des remixes) ou un The Rakes, et un Devo un poil un excentrique. Les guitares sont malmenées de larsens en saturation, des percussions entêtantes et les cuivres qui ponctuent ici ou là le single titre de l’album ne sont pas en reste dans ce chaos musical.
Mais bizarrement, on s’y retrouve, et même plutôt pas mal. Dans cette avalanche de sons, c’est encore un peu de la folie rock anglaise qui transparaît. Loin des évolutions new wave programmées de Bloc Party ou Franz Ferdinand, Twisted Charm représente finalement la mouvance un peu garage de l’Angleterre. Un côté rock et brouillon qui pourrait être saoulant à force, mais que la qualité, et la relative discrétion face aux marteaux pilons de la scène britannique, rend juste assez supportable pour se changer les idées. A voir si le groupe, le succès venant, ne s’assagit pas trop pour s’aligner dans le moule d’une Brit-pop déjà surpeuplée.
Le clip du single titre, Boring Lifestyle, là de suite :
On va finir par se retrouver avec des discographies complètes sur DiscoBlog, à force de cumuler les albums de différents artistes dans ces chroniques… Un peu à la manière des discographies commentées d’un Zoomrang, mais avec sans doute moins de talent dans l’écriture. Après tout, si tout le monde y trouve son compte, pourquoi pas ?
Tumbleweed Connection fait un peu figure d’extra-terrestre dans la discographie de Sir Elton John. Album précoce de sa carrière - 1970 - à une époque ou le britannique sort tout juste de sa gigantesque claque Your Song qui n’en finira pas de faire le tour du monde, et où sa complicité avec Bernie Taupin est encore au maximum. L’oreille avertie se rendra vite compte que sur Tumbleweed Connection, il n’y a aucune des pistes qui feront plus tard les choux gras des multiples best-of de l’artiste. Des 11 morceaux que cache la couverture sépia de l’album original, seul un Burn Down The Mission s’en sortira avec une renommée confidentielle, loin des grands succès qui viendront bien plus tard et qui bouleverseront la carrière du chanteur.
Pourtant, Tumbleweed Connection sert de mètre-étalon pour l’ensemble des albums à venir. Sur cet album, on retrouve le schéma qui guidera les trois albums suivants de sa discographie, Madman Across The Water (1971), Honky Chateau (1972) et dans une moindre mesure Don’t Shoot Me I’m Only The Piano Player (1973). les immenses classiques que sont Mona Lisa and Mad Hatters et Tiny Dancer, magnifiés par la bande originale d’un Almost Famous découlent directement du travail fait du Tumbleweed Connection, une recherche musicale issue à la fois de la pop anglaises mais également de la musique plus traditionnelle américaine (blues, country…) dont l’Angleterre s’abreuve encore au début des années 1970. Sur un My Father’s Gun - extrait du jour : - c’est bien le Mississippi qui est chanté par Elton John, Ballad of a Well-Known Gun ou Country Comfort parlent bien de l’Amérique… Tumbleweed Connection, c’est en fait Elton John au pays des cow-boys, des influences cruciales pour la future carrière du chanteur.
C’est aussi le reflet d’une époque où Elton John se déclinait en un groupe complet, à la manière du E-Street Band de Bruce Springsteen. On n’imagine guère le Elton John de 1970 sans ses instruments multiples et ses choeurs envoutants. Ils font partie intégrante de l’album et des compositions du duo John/Taupin… A l’écoute des derniers albums du Sir, et à quelques jours d’un concert annoncé comme mythique à New-York à l’occasion de ses 60 balais, on se dit tout de même que la belle époque de Tumbleweed Connection est bien finie… (soupir)
Tracklist: 1. Ballad of a Well-Known Gun / 2. Come Down in Time / 3. Country Comfort / 4. Son of Your Father / 5. My Father’s Gun / 6. Where to Now St. Peter? / 7. Love Song / 8. Amoreena / 9. Talking Old Soldiers / 10. Burn Down the Mission / 11. Into the Old Man’s Shoes
Hop. Vidéo.
Issu du DVD Völkerball, cet extrait de concert a été enregistré aux arênes de Nimes en 2006. Une reprise du Stripped de Depeche Mode (album Black Celebration) endiablée et germanisée. Bizarrement, malgré la tendance lourde de Rammstein, le morceau orignal n’en sort pas si dénaturé… Il est vrai aussi que Stripped se prête au jeu, et que le même travail sur un Somebody ou un Little 15 aurait sans eu plus d’allures de carnage.
On adorera encore une fois le jeu de scène de Rammstein, proche d’un Kiss. Lourd, mais tellement impressionnant.
Un peu plus de deux ans après l’ouverture de DiscoBlog (oui, oui, on a tous loupé l’anniversaire de ce blog finalement…) je reviens un temps sur Placebo. Je n’ai pas réellement changé d’opinion sur le terme marketing-fourre-tout de Pop-Rock. Alors, plutôt que de radoter encore une fois sur les dérives marchandes de la musique actuelle, je vais essayer de me concentrer sur l’album du jour. Ca reposera tout le monde.
Without You I’m Nothing sort en 1998. A peu près à l’époque à laquelle j’arrive sur Paris pour démarrer cette carrière fulgurante et brillante que tout le monde me connait. Deuxième album du groupe, il arrive pile au moment où la pop anglaise se cherche un second souffle après le dégonflement de la baudruche Oasis (écouter Be Here Now…) et où la claque absolue qu’est O.K. Computer met tout le monde d’accord sur les héritiers de Pink Floyd, des Beatles et de toute la clique anglaise réunie. Radiohead est donc sur orbite, la Brit-Pop est morte… et comme environs tous les trois ans, le rock anglais se cherche du sang neuf pour exister hors des grandes institutions. Ce sera donc, entre autres, Placebo.
Moi, en 1998, je commence à arpenter les couloirs du métro parisien et je remarque pour la première fois les affiches bizarres qui y fleurissent. Première fois, à ma connaissance, que je remarque que la musique s’affiche aussi à grand coup de placard. Ces deux filles en tête à tête sur les affiches, je ne voyais pas bien le message qu’elles véhiculaient. J’ai compris plus tard que c’était là, en fait, des pochettes d’albums qui s’affichaient. Mignon ? Non ?
Placebo donne effectivement un nouveau souffle au rock anglais en ressortant des placards les vieilles gloires du royaume. Brian Molko affiche clairement ses références : David Bowie - alors en retour de grâce après ses Outside et Earthling, et tout auréolé de son concert des 50 ans - et Robert Smith qui lui donne ses conseils de maquillage, alors que The Cure est plutôt en froid avec son public après un Wild Mood Swing tièdement accueilli. Without You I’m Nothing alterne ses deux influences. Un morceau titre très Bowien, et d’autres morceaux comme Pure Morning ou Brick Shithouse - extrait du jour : - qui pourraient facilement être du Cure sous amphet. Ni plus, ni moins. Ajoutez à cela la voix unique de Brian Molko et ses accents nasillards qui plaisent tant à la scène anglaise depuis The Kinks. Et une communication incroyablement réussie sur l’identité sexuelle ambigüe du même Brian. Le cocktail Placebo est en place et ne peut que faire sauter la baraque.
Il y a toujours eu deux faces dans les réussites du rock anglais. Dynamiter les ancêtres à la manière des Sex Pistols, ou leur dresser des autels à la façon du courant New Wave Bis des Bloc Party, vaguement moribond aujourd’hui. Finalement, Placebo fait les deux et revendiquant ouvertement le Thin White Duke et les premiers héros de la New Wave comme références (aaah, ce Joy Division auquel personne n’osera jamais toucher, Ian Curtis cette icône que l’on n’égratignera pas de si tôt), mais en tournant, voire en déchirant carrément, la page Brit Pop des Oasis, Blur, Pulp et autres. Un peu comme si le rock avait sauté une génération.
Tracklist: 1. Pure Morning / 2. Brick Shithouse / 3. You Don’t Care About Us / 4. Ask For Answers / 5. Without You I’m Nothing / 6. Allergic (To Thoughts Of Mother Earth) / 7. The Crawl / 8. Every You Every Me / 9. My Sweet Prince / 10. Summer Gone / 11. Scared Of Girls / 12. Burger Queen