M. Ward - Post-War
Après l’interview publiée en octobre dernier dans cette même colonne, il fallait bien que je parle un peu de Post-War ici. Après l’avoir boudé un petit peu, j’ai enfin réussi à me réapproprier le dernier album de M. Ward, sorti tout de même depuis fin août 2006. Assez en tout cas pour en parler ici. Et pas trop brièvement.
Difficile d’aborder M. Ward sans parler de cette mode des pochettes ternes qui sévit actuellement dans la musique indépendante américaine. Vous l’avez peut être remarqué par vous même, mais de Sounds Like Fall à Mojave 3 ou Clap Your Hands Say Yeah, la toute dernière mode dans la conception des pochettes de CD semble être à l’utilisation des tons gris, beiges, verts poisseux ou encore marrons pâles. C’est devenu comme une sorte de signature pour dire “Cet album, coco, c’est de la musique indépendante et ça va te plaire si tu aimes les autres albums qui ont une pochette sobre et marron !“. Je comprends bien l’approche, et le besoin, qu’a eu la scène indépendante américaine de se distinguer des pochettes claquante de la pop ou du rap… mais cette overdose de brun commence à devenir un sorte de marque de fabrique… et rend finalement un rayon entier uniforme visuellement. Dommage…
Enfin bon. M. Ward, avant de créer des pochettes de CD a aussi composé de la musique. Et de la bonne musique encore. A l’image de Chinese Translation - extrait du jour : - le premier single de l’album Post-War donne le ton. Une musique folk décomplexée qui va aussi bien chercher du côté de la pop anglaise que des influences plus californiennes… voire parfois hawaïennes, n’ayons pas peur des rapprochements ! D’autre morceaux comme Neptune’s Net, enregistré en live, font un peu penser à l’Apache des Shadows, tandis qu’on pourrait rapprocher un Right in the Head de l’oeuvre d’un Chris Rea.
Mais ce qui marque l’unité de cet album, hors les rythmes folks omniprésents, c’est surtout la voix enrouée de Matt Ward, si reconnaissable et qui renforce encore l’aspect folk américaine de l’album… Cette voix, vous l’avez peut-être déjà entendue sur Rabbit Fur Coat, l’album de Jenny Lewis and The Watson Twins… où elle fait une apparition très remarquée aurpès d’autres invités.
Hop, M. Ward dans la playlist !
Tracklist:1. Poison Cup / 2. To Go Home / 3. Right in the Head / 4. Post-War / 5. Requiem / 6. Chinese Translation / 7. Eyes on the Prize / 8. Magic Trick / 9. Neptune’s Net / 10. Rollercoaster / 11. Today’s Undertaking / 12. Afterword/Rag










