Duran Duran - The Wedding Album
En 1995, Duran Duran sort un album sans titre, connu depuis sous le fier pseudonyme de The Wedding Album en raison des différentes photos de mariage qui ornent sa pochette. Presque dix ans après le succès de Seven And The Ragged Tiger et Notorious, le groupe de Simon Le Bon met alors fin à une traversée du désert longue de trois albums (Big Thing, Liberty et Thank You, pas si mauvais que ça après tout… le premier contenant même un sérieux hit avec I Don’t Want Your Love).
Mais voilà, à partir de 1988, Duran Duran et ses nouveaux romantiques, comme on les appelait alors, ne sont plus dans l’air du temps. Alors que les groupes comme The Cure ou Depeche Mode ont fait évoluer leur musique pour sortir leurs chefs d’oeuvres à cette même époque (respectivement Disintegration et le duo Music For The Masses/Violator), Duran Duran s’est enfermé dans son petit monde musical. Un mal ?
Pas forcément…
J’ai déjà expliqué, en parlant de Pop Trash, combien cette constance que l’on retrouve chez Duran Duran me plaisait. Il faut bien reconnaître que depuis 20 ans, c’est l’un des seuls groupes de la scène anglaise à n’avoir pas pris un virage à 180° dans ses choix musicaux. Malgré les séparations et les reformations incessantes, la ligne de base de Duran Duran reste grosso-modo la même : une pop claquante, sophistiquée mais pas trop, servie par la voix lancinante et hallucinante de Simon Le Bon… Si Ordinary World sort indéniablement du lot sur cet album (The Wedding Album, celui dont on parle aujourd’hui), des morceaux comme Sin Of The City (extrait du jour : ), le très court Shotgun ou encore Shelter et None Of The Above remettent le groupe au goût du jour avec un mélange de pop branchée et de rythme synthétique à la limite de l’électro/techno. Un air à la fois incroyablement tendance pour l’année de sa sortie, mais terriblement précurseur si l’on regarde (et surtout si l’on écoute) les albums sortis par les scènes californiennes et anglaises les années suivantes. Et au passage, la reprise du Femme Fatale du Velvet Underground n’a rien d’iconoclaste…
Rien d’objectif dans ces propos ?
Certain, Duran Duran fait partie de ces groupes fétiches dont j’aurais un mal incroyable à me séparer…
Mais bon… laissez-vous convaincre pour une fois.
Tracklist:1. Too Much Information / 2. Ordinary World / 3. Love Voodoo / 4. Drowning Man / 5. Shotgun / 6. Come Undone / 7. Breath After Breath / 8. UMF / 9. None Of The Above / 10. Femme Fatale / 11. Shelter / 12. To Whom It May Concern / 13. Sin Of The City











février 12th, 2007 15:59
Je connaissais pas cet album.
Etonnant comme celà semble inspiré par le Prince mid 80's : boite à rythme, voix et choeurs, bidouillages… avec un coté un peu plus “variétoche” quand même (mon dieu cette reverb sur les toms de batterie!!!) :)
février 13th, 2007 12:57
Tss Tss…
Qualifier Duran Duran de “variétoche”…
février 13th, 2007 14:01
hehe :)
février 13th, 2007 17:45
et encore jp est gentil quand il dit variétoche :P
Rhooolala vais me faire hair par Mme :P
Eh oui, François, i'm back !
février 18th, 2007 20:10
Ah ben ça doit être moi, alors… Parce que perso, si je préfère Depeche Mode et the Cure, voire New Order dans un autre genre, et si on parle encore d'eux, c'est que justement ils ont fait un virage à 180°… Je crois même que cela aurait été salutaire à Duran Duran, contrairement à ce que tu penses. Ils n'ont pas su sortir du contexte engluant des années 80, ça les coule. La musique new wave, contrairement à ce que l'on peut penser, vieillit très mal. J'ai de la chance, j'apprécie la new wave. Mais je crois que la décennie 1980 est un tournant : c'est en effet la première décennie où l'on a créé des trucs qui n'ont su résister au temps, malgré le revival que l'on voit actuellement. Tu vois, je ne sais pas si j'éduquerais mes gosses à la new wave, mais je sais déjà que je les éduquerai au punk et au flower power….
Storia la rockeuse des tavernes
février 19th, 2007 08:49
@Storia : “Je crois même que cela aurait été salutaire à Duran Duran, contrairement à ce que tu penses. Ils n???ont pas su sortir du contexte engluant des années 80, ça les coule.”
Tu juges la qualité d'un groupe sur la taille de son audience, toi qui parles de musique bretonnisantes sur ton blog ? Je n'aurais jamais cru ça de toi… franchement. Tu me déçois cocotte !
février 20th, 2007 11:12
Tu sais bien que je suis au-dessus de ça. Je ne parle pas de Duran Duran en termes d'audience, mais de qualité artistique. Pour moi, ils sont tout simplement tombés dans le mauvais versant de la brit-pop. Et vive Denez Prigent!
février 20th, 2007 11:15
En ayant écouter leurs, disons, trois derniers albums ? et surtout Medazzaland ? ;-)
février 20th, 2007 23:47
Disons que je ne veux pas être sectaire, mais depuis le truc au miel qu'ils nous ont fait pour “4 mariages et un enterrement” en 1994, je les range dans la même catégorie que Take That! Déjà, quand on fait un truc comme ça dans sa carrière… J'espère seulement que ce fut un dérapage contrôlé, sinon, cela ne fait que confirmer mes dires…
février 21st, 2007 08:18
Duran Duran n'a, à ma connaissance, rien comis sur le BO de “4 mariages et 1 enterrement”. Tu dois confondre avec “Love is All Around”, reprise par Wet Wet Wet d'une chanson originale de très respectés Troggs…
février 22nd, 2007 22:57
Pardon, mea culpa mea culpa! Le pire, c'est que je me suis aperçue tardivement de ma bourde. N'empêche que je n'ai pas apprécié “Ordinary world”