Pour ceux qui ne fréquentent pas avec assiduité Free Albums Galore, voici une petite vidéo que Marvin Vernon a mis en avant la semaine dernière. Il s’agit d’un live d’AC/DC datant d’octobre 1978, enregistré à Colchester.
Oui, 1978 ! Cale veut bien dire que le chanteur sur cet extrait est encore Bon Scott, que Angus Young est encore jeune et se défonce comme jamais !
C’est Bad Boy Boogie, ça dure quasiment 9 minutes (strip-tease inclus) et c’est incroyablement rock !
Encore un album gratuit à écouter après quelques jours de pause bien involontaires. On dirait bien que j’ai quelques soucis pour tenir mes résolutions de l’année 2007. (soupir)
The Bastard Fairies, groupe (pas seulement) rock et assez féminin, a décidé de débuter l’année 2007 en diffusant gratuitement et par le maximum de canaux possible leur dernier album. De quoi se réjouir ouvertement car ce genre de comportement tend à se multiplier chez les artistes indépendants qui s’essayent de plus en plus à devenir leur propre maison de disque. Ca permet de nous abreuver de nouveaux sons et de multiplier les expériences musicales. Youpi !
D’autant que Memento Mori est une sacrée bonne surprise dans le paysage musical actuel. Rock, mais pas trop, l’album est une vraie petite bombe énergétique qui semble à la fois profiter des influences de la musique indé américaine (le morceau de clotûre Ten Little Indians, même sans être représentatif de l’album, fait penser à certains délires de Marcy Playground par exemple… On pensera aussi aux White Stripes à l’occasion…) et des expérimentations de quelques groupes britanniques bien installés dans les années 1990 (on rapprochera le We’re All Going To Hell - extrait du jour : - morceau très entêtant, de Shotgun, morceau expérimental de Duran Duran sur le très réussi Wedding Album).
Tout l’album tangue entre ces deux influences, et quelques autres (qui a parlé de country sur Ode To The Prostitute ?), pour livrer une épreuve de style des plus réussies ! Epreuve à laquelle la voix de Yellow Thunder Woman et le traitement post-prod de celle-ci donnent encore plus de profondeur.
Une sacrée production indépendante comme j’aimerai m’en glisser plus souvent dans les oreilles !
Tracklist: 1. The Greatest Love Song / 2. Apple Pie / 3. Habitual Inmate / 4. Boy Next Door / 5. Ode To The Prostitute / 6. We’re All Going To Hell / 7. Everyone Has A Secret / 8. Moribund / 9. A Venomous Tale / 10. Funs And Dolls / 11. Memento Mori / 12. Ten Little Indians
Un petit peu de musique traditonnelle aujourd’hui sur DiscoBlog. Rosebuds In A Stoneyard, sorti en 1996, regroupe plus d’une vingtaine de chansons traditionnelles slaves interprétée pas l’artiste d’origine hongroise Irén Lovász. Issus de diverses régions de l’est de l’Europe (Hongrie, mais aussi Bohème, Moravie, Slovaquie…) ces morceaux sont de petites merveilles mélodiques assez étonnantes.
Pour ceux qui aiment chercher les points de rapprochement, je rangerai Rosebuds In A Stoneyard (et son comparse Világfa, sorti en 1995 et lui aussi disponible gratuitement en téléchargement) dans la même rubrique que les Nordic Roots du label North Sidedont j’avais parlé il y a de ça quelques moi. Une musique traditionnelle, utilisant des instruments assez classiques, et qui pourtant sonne comme un style terriblement actuel…
On s’écoute là tout de suite Páva, morceau traditionnel de Moldavie pour ce mettre dans le bain et de se laisser bercer par la superbe voix d’Irén Lovász : !
Tracklist: 1. Porondos víz martján / 2. Regélök, míg élök / 3. Márton Szép Ilona / 4. Szivárvány havasán / 5. Virágok vetélkedése / 6. Magamnak marasztom / 7. Páva / 8. A pünkösdi rózsa / 9. Udvarom közepén / 10. Jaj, de szépen virjadozik / 11. Szállj le, kicsi madár / 12. Jól gondold meg, rózsám / 13. Ahol én elmegyek / 14. Rabnóta / 15. Hej, révész, révész / 16. Esteledik, alkonyodik / 17. Aratóénekek / 18. Két tápéi dal / 19. Elment az én rózsám / 20. Zörög a cidrus / 21. Imhol kerekedik / 22. Szánom-bánom / 23. Estéli imádság
Petite dédicace aux rennais qui parcourent ce blog à l’occasion. Je sais qu’il y en a quelques-uns qui traînent parfois leur souris jusqu’ici…
Peu de groupes peuvent se vanter d’avoir eu une fin aussi, musicalement, heureuse que Niagara. Loin des Tchiki Boum des débuts, rythmes et musiques qui ont pourtant fait son succès en 1987, Niagara continue sont exploration des terres rock avec La Vérité, sorti en 1992, et album testament d’une carrière éclair. Car s’il ne fallait retenir qu’une seule chose des aventures musicales des deux rennais, ça serait peut-être cet album, synthèse parfaite d’une carrière finalement sans accrocs.
La Vérité, comme tout, possède deux visages.
D’un côté, les inspirations follement pop, qui lorgnent parfois du côté du symphonique, qui rappellent les premières heures du groupe et les sublimes Soleil d’Hiver et Pendant Que Les Champs Brûlent (tous deux sur l’album Quel Enfer !). Evidence, rentrent dans ces influences La Fin Des Etoiles, Je N’oublierai Jamais ou encore Ma Dernière Pensée, dernières reliques de la pop française mode années 1980, qui y acquiert les mêmes lettres de noblesse qu’elle gagnera plus tard dans le Paris-Ailleurs d’Etienne Daho.
Mais, La Vérité fait également la part belle rock, étendard assumé de Niagara depuis la déferlante de Assez ! (toujours Quel Enfer !) et surtout le tube incroyable J’ai Vu, qui propulsa Religion au firmament du rock franchouillard. La Vérité est rock, et s’assume pleinement avec des morceaux comme le Je Suis De Retour, entrée finalement obligatoire pour ne pas décevoir les fans de l’album précédent, ou encore Un Million d’Années ou De La Victoire - extrait du jour : . A la manière d’un gourou, Niagara prêche les convaincus de la religion rock avec une vérité qu’il est si bon de croire… avant de partir ailleurs, loin de l’énorme scène rock prête pour un autre changement…
Alors, Niagara, les évangélistes du rock ?
Ceux qui ouvriront les yeux d’une génération pour permettre aux fans de guitares de s’assumer enfin, après dix ans d’hibernation New Wave ?
J’aime cette idée. Beaucoup. On a trop souvent fait coller l’image de Niagara avec l’unique Amour à la Plage.
Injustement.
Parce que Niagara c’est bien plus que ça.
Tracklist: 1. Je Suis De Retour / 2. C’est Maintenant / 3. La Fin Des Etoiles / 4. Le Minotaure / 5. Plus Belle Qu’une Femme / 6. Un Million D’annees / 7. Le Prochain Payera Pour Les Autres / 8. De La Victoire / 9. Je N’oublierai Jamais / 10. Aux Coeurs Blesses / 11. Ma Dernière Pensée / 12. Ultravision / 13. Les Sapins
Il va bientôt falloir penser à créer une catégorie Springfield Sound dans la musique alternative US… tant il semble que cette petite ville du Missourri est productive sur le plan artistique. Après Someone Still Loves You Boris Yeltsin et Sweetwater Abilene, tout deux issus de là bas, je vous propose de jeter une oreille attentive au groupe Je m’appelle. Créé il y a tout juste quelques mois, en tournée aux US avec SSLYBY en ce moment, il suit bien la route tracée par ses compatriotes dans les terres du rock. Un bon son, indépendant et américain. A retenir.
Sorti en 2003, ce maxi single doit aujourd’hui être introuvable, hors quelques boutiques d’occasion particulièrement bien fournies. Private Sides est une compilation de 6 morceaux signés Jon Auer & Ken Stringfellow. Pour les jeunes, ces deux personnages étaient, et sont toujours d’ailleurs, les deux âmes pensantes de The Posies, groupe indépendant américain de la fin des années 1980, qui est pour beaucoup dans l’éclosion de la scène grunge. Pas directement bien entendu, mais le travail du groupe sur des morceaux comme Dream All Day contribua énormément à la construction de la musique indépendante américaine des années 1990. Sans pour autant être très grand public, on peut dire que The Posies fait partie des bands à retenir.
Private Sides regroupe trois morceaux solos de chacun des leaders. Si la patte rock est toujours présente (allez, All U People, par Jon Auer en extrait du jour : ), des pistes comme When The Lights Go Up ou Ask Me No Questions sont définitvement… hmm… folk ? Ce qu’on qualifierait aujourd’hui d’Alternative. Bref, un EP qui ranimera peut-être une petite nostalgie chez certains et qui rendra sans doute curieux les autres…
Tracklist: 1. When the Lights Go Up / 2. Beautiful / 3. All U People / 4. Ask Me No Questions / 5. Don’t Break the Silence / 6. Prequel
Attention, ce message peut froisser certains fans de Stevie Wonder qui arriveraient par hasard sur ce blog.
La vidéo ci-dessous est un extrait du film High Fidelity, sorti en 2000 et qui raconte en gros les déboires amoureux d’un petit discaire… Le film est un gigantesque hommage au rock’n roll et Jack Black, le fabuleux Jack Black, y joue le rôle d’un vendeur hystérique et gardien absolu du bon goût.
Pour ceux qui ne l’ont pas vu, c’est un film à classer dans les indispensables de la culture rock avec Spinal Tap et Almost Famous. Après cet extrait, vous n’écouterez peut-être plus Steevie Wonder de la même façon :
Alors ? Vous pensez vous aussi que I’ve Just Called To Say I Love You est une chanson spécialement dédiée aux personnes dans le coma ?