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The Rakes - Capture/Release

The Rakes - Capture/Release

On a beaucoup parlé, l’année dernière, de revival new-wave et eighties. En se servant principalement de Bloc Party et de Franz Ferdinand pour illustrer ce retour en vogue des trios rock synthétiques et un poil sophistiqués. Du coup, la critique rock a passé son année 2005 à ranger les groupes anglo-saxons en deux catégories : ceux qui utilisent la locomotive Franz Ferdinand comme les cyclistes utilisent la tête du peloton, et ceux qui sont assez forts, solides, inventifs (rayez la mention inutile) pour se lâcher seuls dans les épreuves de montagne. Ils ont peut-être parfois été un peu vite à établir ces classements, pressés que sont par nature les journaleux, et obnubilés aussi par les dernières lignes de coke de Pete Doherty.

Un peu plus d’un an après la sortie de leur album, je voudrais revenir un peu sur The Rakes et Capture/Release. Classés un peu vite dans la lignée des dandys d’Edimbourg et dans la vogue revival… Oh, je ne vais aller jusqu’à prétendre que le boulot des gamins de The Rakes est le plus inventif de ces dernières années, je laisse cet honneur aux White Stripes ou aux Strokes. Encore que… The Strokes ne font finalement que transcender un héritage punk new-yorkais en berne depuis un peu trop longtemps. Je m’égare…

Bref…
Capture/Release tient peut-être plus de ça finalement, du punk, que de la new-wave. On dira Alternatif aujourd’hui, parce qu’on a besoin d’un grand bac dans lequel ranger tous les groupes dont la musique est un poil trop complexe pour simplement la qualifier de rock ou punk. Mais si on jette une oreille à l’ouverture de l’album - Strasbourg, extrait du jour : - les sonorités qui bousculent les tympans sont finalement plus proches de Ramones propres sur eux que des énièmes resucées de Joy Division. Surtout dans le jeu de gratte. Et même si les accords de synthés placés stratégiquement ici ou là font planer l’ombre de Depeche Mode (période Songs Of Faith And Devotion disons…), la sonorité globale de l’album est tout de même plus rock, au sens dur, pas au sens RTL2, que la moyenne des productions de 2005. Et plus rock aussi sans doute que le mainstream eighties auquel on souhaite tant rattacher The Rakes

Tracklist: 1. Strasbourg / 2. Retreat / 3. 22 Grand Job / 4. Open Book / 5. The Guilt / 6. Binary Love / 7. We Are All Animals / 8. Violent / 9. T Bone / 10. Terror! / 11. Work, Work, Work / 12. All Too Human

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