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Robbie Williams - Rudebox

Robbie Williams - Rudebox

Un second album en à peine un an ! On peut dire que Robbie Williams est un artiste productif. S’il est sorti avec moins de battage qu’Intensive Care l’année dernière, Rudebox n’en est pas moins un grand évènement sur la scène musicale. Parce que, qu’on le veuille ou non, qu’on apprécie ou pas le personnage et ses performances studios, Robbie Williams est devenu une figure incontournable de la scène pop actuelle. L’aboutissement de la pop des années 1990, comme Madonna l’est pour les années 1980 ou Michael Jackson pour le son seventies.

A la première écoute de Rudebox, on se dit deux choses. D’abord que Robbie Williams a parcouru un sacré bout de chemin depuis Intensive Care et le slow Advertising Space, second single de l’album. Et ensuite, qu’il semble réellement capable de toucher à tout. Je parlais de Madonna tout à l’heure ? Robbie Williams fait du Madonna avec The Actor (extrait du jour : , pensez à Vogue en l’écoutant). Il fait aussi du Pet Shop Boys, en leur compagnie il est vrai (We’Re The Pet Shop Boys ) et même des gros clins d’oeil à Britney Spears (Never Touch That Switch) et au hip-hop/R’n'b (Rudebox, morceau titre en ouverture ou encore Good Doctor qui me fait pourtant penser à la fois au Dr Roberts de Beatles et au White Rabbit de Jefferson Airplanes, par affinité de thème). Et même orchestré et mixé à l’excès, je suis incapable de me dire que Robbie Williams en fait trop sur cet album. C’est peut-être le fait que je n’écoute pas ce genre de musique d’habitude qui me donne cette impression. Les habitués des scènes dance auront sans doute une toute autre opinion.

De mémoire, c’est Valéry Zeitoun qui comparait Robbie Williams à Elton John, comprendre je pense le Elton John des seventies. En gros, deux génies musicaux capables de toucher à tous les genres de musique sans jamais se brûler les ailes. Depuis Escapology, Robbie Williams s’est attaqué à tout, du rock aux crooners, de la pop la plus grand public aux musiques dance les plus actuelles. Et le plus fort, c’est que le résultat sonne toujours comme… du Robbie Williams. Il ne copie pas les styles, il se les accapare simplement pour en faire une nouvelle corde à son arc ! Avec un talent et un panache assez incroyable.

Oui, Rudebox m’enthousiasme. Même si ce n’est pas le genre de musique dans lequel je verse habituellement. Parce que Rudebox garde la patte de ce qui est sans doute le plus grand talent pop actuel. Je suis prêt à soutenir la discussion sur ce point avec n’importe qui !

Tracklist: 1. Rudebox / 2. Viva Life On Mars / 3. Lovelight / 4. Bongo Bong And Je Ne T’Aime Plus / 5. She’S Madonna / 6. Keep On / 7. Good Doctor / 8. The Actor / 9. Never Touch That Switch / 10. Louise / 11. We’Re The Pet Shop Boys / 12. Burslem Normals / 13. Kiss Me / 14. The 80′S / 15. The 90′S / 16. Summertime

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5 commentaires to “Robbie Williams - Rudebox”

  1. jp
    octobre 26th, 2006 22:56
    1

    Robbie est un des derniers “entertainer” !!!

    C'est super bien fait, il y met la conviction necessaire, et c'est plutot frais.

    Mais pour moi, son meilleur morceau est la reprise de “She's the one” de World Party.

  2. François
    octobre 29th, 2006 22:47
    2

    mmmh…
    Angels, même si c'est presque l'avis de tout le monde finalement

  3. Rajon
    décembre 14th, 2006 11:51
    3

    Je ne suis pas tout à fait d'accord avec toi sur “Michael Jackson pour le son seventies”. Jackson a surtout marqué les années 80, entre Off The Wall (sorti en 78) et Dangerous (sorti en 1991), avec, entre-temps, Thriller (sorti en 1982) et Bad (sorti en 1987).
    Sinon, pour Williams, je ne suis pas fan de toutes ses chansons mais il faut dire que les morceaux tels que Angels ou Feel sont superbes.

  4. François
    décembre 15th, 2006 12:23
    4

    Bonjour Rajon, et bienvenue sur DiscoBlog…
    Parlons donc un peu de Michael… quand je parle de Michael et des seventies, je parle d'aboutissement et non pas de “représentativité”… comme pour Robbie et les nineties.

    Micheal Jackson, avec Off The Wall disons, c'est l'achèvement de 10 ans de travail qui a vue toute la pop Motown sortir de son gettho pour devenir, non pas un courant majeur, mais une base essentielle de la musique pop. Sur cet album de 1978, Micheal Jackson résume toute l'influence de la musique noire (soyons fous, James Brown, Isaac Hayes, The Supremes…) a pu avoir sur la musique rock et pop plus classique et en fait une synthèse parfaite. En ça, c'est l'achèvement du melting pot seventies et l'installation, forcément, du son des années 1980. D'autres travailleront aussi à la création de ce son bien entendu (Joy Division par exemple, ou encore Police ou The Clash pour l'intégration des influences à la fois Punk et Reggae… mais forcément plus européens)

    Robbie Williams fonctionne de la même façon pour les années 1990. Son oeuvre, depuis Escapology disons, sonne la synthèse entre la pop des années 1990 (un poil fade, il faut l'avouer) et les influences electro/trip-hop, voire des fois carrément rap, qui ont amrqué l'évolution de la musique populaire dans les années 1990. Escapology, Intensive Care et Rudebox, c'est une synthèse de 10 ans évolution musicale… un peu…

  5. Rajon
    décembre 15th, 2006 12:28
    5

    Vu comme cela, oui, je suis d'accord avec toi… que penses-tu de “Fous ta cagoule” sinon ?? ;-)

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