Nick Drake - Five Leaves Left
Nick Drake n’est pas connu. Je l’ai moi-même découvert au hasard d’une liste de recommandation Amazon, après avoir cherché je ne sais plus quoi, je ne sais plus quand, afin d’alimenter DiscoBlog en sons nouveaux et agréables aux oreilles.
Je l’ai trouvé je ne sais plus quand. Il y a quelques mois. Et puis Five Leaves Left est resté là, posé sur mon disque dur aux côtés de quelques autres morceaux. Il y a des jours où l’on n’a pas la musique que l’on souhaiterait écouter. Et d’autres où l’on n’a pas la tête à la musique qu’on a… Finalement, le moment et l’humeur d’écouter Nick Drake se sont présentés il y a peu. Après avoir gouté au dernier Mojave 3 (qui plaira à mister JP, j’en suis sûr) et découvert le dernier opus de M. Ward (dont je reparlerai bientôt dans cette même colonne). Le temps est venu pour moi de replonger dans ces vagues de folk qui me guettent de plus en plus souvent…
Nick Drake n’a signé que trois albums entre 1968 et 1974. Avant de sombrer dans cette grave dépression qui le guettait toujours plus ou moins et de mourir d’une overdose d’anti-dépresseurs en 1974. Il estimait n’avoir plus rien à dire après ces trois albums, qu’il faut bien considérer comme géniaux. Une sorte d’ange foudroyé, comme les annales du rock moderne en comptent beaucoup, et même parfois trop…
Et comme souvent derrière cette histoire tragique, c’est bel et bien un génie qui se cache. La musique de Nick Drake va bien au delà de son époque et préfigure une bonne partie de la folk anglo-saxonne qui sévit encore, avec force, de nos jours. On pense en fait à deux choses en écoutant Nick Drake. D’abord à Donovan, qui à la même époque s’il faisait aussi bouger les hippies avec Mellow Yellow, posait aussi les bases de la folk anglaise avec Little Tin Soldier ou encore Season of The Witch. Mais la parentée avec Donovan s’arrête à quelques mesures musicales, tant Nick Drake est plus grave et solennel dans ses orchestrations. On pense aussi à José Gonzales (toujours ces balles qui dévalent les rues de San Francisco), tant l’héritage musical entre les deux artistes, à 30 ans d’écarts, semble limpide et évident. La Blogothèque le fait encore une fois très justement remarquer…
Comme la musique parle mieux que tous les mots que je pourrais mettre dans cette chronique. Je vous propose d’écouter en intégralité deux morceaux de Five Leaves Left : Day Is Done et ‘Cello Song qui se suivent tellement bien qu’il serait idiot de les séparer.
C’est là.
Tout de suite
Point.
Tracklist: 1. Time Has Told Me / 2. River Man / 3. Three Hours / 4. Way To Blue / 5. Day Is Done / 6. ‘cello Song / 7. The Thoughts Of Mary Jane / 8. Man In A Shed / 9. Fruit Tree / 10. Saturday Sun
La biographie de Nick Drake sur la Wikipedia (en anglais)
Acheter Five Leaves Left sur Amazon France.











octobre 12th, 2006 12:23
Superbe album, tout en dépouillement… que j'ai offert à quelqu'un ya pas une semaine :)
Il faut acheter toute la disco de Nick drake, çà coute pas trop cher et çà fait du bien :)
octobre 12th, 2006 14:52
mister JP, ta culture musicale me scie, je dois bien l'avouer…
octobre 12th, 2006 15:00
Et oui JP, c'est vrai que Nick Drake c'est bien bon. Ca me rapelle ma jeunesse, les soirées sur la plage, les filles légères…:P Il doit rester un vieux vinyle dans un carton à la maison…
C'est pour cela que ce jeunot de François ne connaissait pas ;)
octobre 12th, 2006 20:48
Mister Cham, même si tu es sans conteste le doyen de DiscoBlog, je n'irai pas pour autant parier sur la moyenne d'âge de ce blog…
Je suis jeune il est vrai, et encore plus tant que ça, mais j'aurais pu réellement plus mal tourner :-)
octobre 14th, 2006 10:20
Encore une gloire posthume, notamment depuis qu'un fabricant de voiture allemand bien connu a utilisé une de ses chansons pour une pub, c'était en 2000 je crois et le titre c'était “Things behind the sun” sur l'album Pink Moon. Qu'à cela ne tienne j'étais déjà fan depuis longtemps et Nick un jour, Nick toujours ;)
octobre 16th, 2006 12:02
Moi, en général, je ne suis pas trop fan des formules simples voix+guitare sèche.
Mais, quand j'ai découvert l'album Pink Moon, j'ai été subjugué par le jeu de guitare, à la fois simple et virtuose, de Nick Drake. Du coup, Pink Moon est devenu une des références de ma discothèque.
Par contre, je ne connais pas Five Leaves Left, mais les extraits présentés ici me laissent à penser que les chansons du monsieur peuvent largement gagner à être dépouillées au maximum (même si les arrangements de ces deux morceaux, pourtant discrets, sont loin d'être désagréables).
Il est aussi bon de savoir que l'oeuvre de Nick Drake a constitué une influence majeure pour Robert Smith.