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Archive for octobre, 2006

rx - Should I Stay Or Shoud I Go

Mardi 31 octobre 2006

J’ai déjà causé ici de rx, mixer américain de talent et politiquement engagé. Il a déjà signé un album complet, thepartyparty, pendant un temps disponible en téléchargement gratuit et dont il reste aujourd’hui sur Internet deux vidéos de Sunday Bloody Sunday (détourné des discours de Georges Walker Bush) et Imagine (issu principalement de speech d’Hillary Clinton).
En ce mois d’octobre, rx resaute sur l’actualité politique et nous signe un nouveau remix, qui vaut largement les derniers, présentant Tony Blair aux prises avec le Should I Stay Or Shoud I Go de The Clash. Une merveille à découvrir tout de suite !


Quand on trouve des remixes pareils, on peut se passer d’un disque du jour !

thepartyparty, le blog officiel de rx

John Cage - 4′33′’

Lundi 30 octobre 2006

Reprise par David Tudor :


Sex Pistols - Never Mind The Bollocks

Dimanche 29 octobre 2006

Sex Pistols - Never Mind The Bollocks

Suis-je trop vieux pour les Sex Pistols ? A bientôt 30 balais, cela a-t-il un sens d’écouter un album qui a pratiquement le même âge de moi et qui vante l’anarchie et le chambard dans l’ordre établi ?

Même si le mouvement punk reste sans doute, comme certains le pensent, la plus belle opération marketing du siècle passé (réussir à vendre des places de concerts sur le thème “Société de merde, l’anarchie vaincra !”, quelle idée de génie), Never Mind The Bollocks Here’s The Sex Pistols reste quand même une putain d’étape dans l’histoire du rock. L’album qui a quasiment enterré le rock progressif, sophistiqué et décadent des Genesis, David Bowie et même de Led Zeppelin. Une déferlante énorme, orchestrée de main de maître par un Malcolm McLaren sûr de lui, qui eu le génie de sortir un God Save The Queen vengeur - extrait du jour :
- le jour même du jubilée de sa très gracieuse Elizabeth II. Musicalement, Never Mind The Bollocks est un riff énorme… un peu sur le même principe que celui que j’expliquai il y a quelques jours à propos de In Utero. Never Mind The Bollocks est arrivé au moment qu’il fallait pour dire à tout le monde : “Eh, pas besoin de savoir maîtriser une guitare à deux manches pour faire du vrai rock !”. Une sacrée révélation en 1977 !

Mais pour en revenir à la question existensielle qui m’agite le bocal ce soir… Est-ce qu’à trente ans, bien installé, avec le petit qui dort dans la chambre à côté du bureau… on est trop vieux pour écouter (au casque) Johnny Rotten qui hurle comme sauvage qu’il veut tout détruire ?

Tracklist: 1. Holidays In The Sun / 2. Bodies / 3. No Feelings / 4. Liar / 5. God Save The Queen / 6. Problems / 7. Seventeen / 8. Anarchy In The UK / 9. Sub Mission / 10. Pretty Vacant / 11. New York / 12. EMI

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Robbie Williams - Rudebox

Jeudi 26 octobre 2006

Robbie Williams - Rudebox

Un second album en à peine un an ! On peut dire que Robbie Williams est un artiste productif. S’il est sorti avec moins de battage qu’Intensive Care l’année dernière, Rudebox n’en est pas moins un grand évènement sur la scène musicale. Parce que, qu’on le veuille ou non, qu’on apprécie ou pas le personnage et ses performances studios, Robbie Williams est devenu une figure incontournable de la scène pop actuelle. L’aboutissement de la pop des années 1990, comme Madonna l’est pour les années 1980 ou Michael Jackson pour le son seventies.

A la première écoute de Rudebox, on se dit deux choses. D’abord que Robbie Williams a parcouru un sacré bout de chemin depuis Intensive Care et le slow Advertising Space, second single de l’album. Et ensuite, qu’il semble réellement capable de toucher à tout. Je parlais de Madonna tout à l’heure ? Robbie Williams fait du Madonna avec The Actor (extrait du jour :
, pensez à Vogue en l’écoutant). Il fait aussi du Pet Shop Boys, en leur compagnie il est vrai (We’Re The Pet Shop Boys ) et même des gros clins d’oeil à Britney Spears (Never Touch That Switch) et au hip-hop/R’n'b (Rudebox, morceau titre en ouverture ou encore Good Doctor qui me fait pourtant penser à la fois au Dr Roberts de Beatles et au White Rabbit de Jefferson Airplanes, par affinité de thème). Et même orchestré et mixé à l’excès, je suis incapable de me dire que Robbie Williams en fait trop sur cet album. C’est peut-être le fait que je n’écoute pas ce genre de musique d’habitude qui me donne cette impression. Les habitués des scènes dance auront sans doute une toute autre opinion.

De mémoire, c’est Valéry Zeitoun qui comparait Robbie Williams à Elton John, comprendre je pense le Elton John des seventies. En gros, deux génies musicaux capables de toucher à tous les genres de musique sans jamais se brûler les ailes. Depuis Escapology, Robbie Williams s’est attaqué à tout, du rock aux crooners, de la pop la plus grand public aux musiques dance les plus actuelles. Et le plus fort, c’est que le résultat sonne toujours comme… du Robbie Williams. Il ne copie pas les styles, il se les accapare simplement pour en faire une nouvelle corde à son arc ! Avec un talent et un panache assez incroyable.

Oui, Rudebox m’enthousiasme. Même si ce n’est pas le genre de musique dans lequel je verse habituellement. Parce que Rudebox garde la patte de ce qui est sans doute le plus grand talent pop actuel. Je suis prêt à soutenir la discussion sur ce point avec n’importe qui !

Tracklist: 1. Rudebox / 2. Viva Life On Mars / 3. Lovelight / 4. Bongo Bong And Je Ne T’Aime Plus / 5. She’S Madonna / 6. Keep On / 7. Good Doctor / 8. The Actor / 9. Never Touch That Switch / 10. Louise / 11. We’Re The Pet Shop Boys / 12. Burslem Normals / 13. Kiss Me / 14. The 80′S / 15. The 90′S / 16. Summertime

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DécouNet : NorthSide Records

Mercredi 25 octobre 2006

Avis rapide et sans prétention aux amateurs de musiques nordiques. Et je sais qu’ils sont quelques-uns à lire DiscoBlog.
Le label américain spcialisé dans les artistes scandinaves North Side a créé trois compiles sobrement intitulées Nordic Roots, et reprenant les principaux artistes de son catalogue en version originale : Garmarna, Loituma, Mari Boine, Groupa ou encore Gjallarhorn. On en profite d’autant plus que chacune de ces compilations est disponible au prix de 5$ pièce… (auquel il faut bien entendu ajouter des frais de port internationaux, mais l’offre est déjà jolie). Pour les curieux ou les pas convaincus, de nombreux extraits sont proposés dans le catalogue en ligne du label.

Et histoire d’en profiter complétement, Vanner Och Frander (Friends And Kin), de Garmarna, est en écoute là tout de suite :


Celui qui me trouve une version karaoké de ce morceau gagne mon éternelle reconnaissance !

Le site du label NorthSide

L’interview… M. Ward

Mardi 24 octobre 2006

Même si je n’en ai pas encore parlé sur DiscoBlog, je peux vous garantir que Post-War, le tout dernier album de M. Ward, est l’un des joyaux pop/folk produits en 2006. Un sans faute pour cet artiste qui commence à cartonner sur la scène indépendante.
Et même s’il est discret, M. Ward a tout de même accepté de répondre à une petite interview pour DiscoBlog. Mais je vous préviens tout de suite, les questions y sont souvent plus longues que les réponses…

DiscoBlog : Où êtes-vous actuellement, pendant que vous répondez à cette interview ?
M. Ward : Dans un hôtel, en Norvège.

DiscoBlog : J’ai personnellement découvrir votre musique via le clip de Chinese Translation, qui fait actuellement un carton sur YouTube. Pourriez-vous résumer en quelques lignes l’histoire de M. Ward ?
M. Ward : Mon histoire commence avec l’achat d’un enregistreur 4 pistes à l’âge de 15 ans. Jouant avec mes chansons dans une petite pièce… Pas grand chose n’a changé.

DiscoBlog : Post-War, votre dernier album, est sorti au mois d’août. Quel est l’accueil du public et des critiques ?
M. Ward : Les gens semblent aimer ces nouveaux sons.

DicoBlog : Deux pistes m’ont vraiment marqué sur Post-War. Le premier c’est évidemment Chinese Translation. Au delà de la sagesse ancestrale chinoise, quels sont les inspirations pour cette chansons ?
M. Ward : Les cycles. Essayer de créer une chanson qui commence là où elle se termine, aussi bien au niveau de la musique que des paroles.

DiscoBlog : Hors Chinese Translation, quelles sont vos inspirations en général ?
M. Ward : Les vieux albums. Les vieilles productions. Les mauvaises imitations.

DiscoBlog : La seconde piste qui m’a marqué, c’est Neptune’s Net. Elle me rappelle le vieil Apache des Shadows dans les années 1960. Que fait une piste aussi guitare/rock/instrumental sur un album aussi soft-pop/folk que Post-War ?
M. Ward : Eh bien… c’est un monde étrange après tout…

DiscoBlog : Quel est votre chanson préférée de U2 ?
M. Ward : The Unforgettable Fire

DiscoBlog : Y’a-t-il un artiste ou un groupe que vous souhaiteriez faire découvrir aux lecteurs de DiscoBlog ?
M. Ward : John Fahey

B.J. Thomas - Raindrops Keep Falling on My Head

Dimanche 22 octobre 2006

Mon père doit toujours avoir, quelque part dans ses caisses de 33 tours, un album regroupant les plus belles musiques de Western. De la génération qui a eu dix ans juste après la guerre, mon père a forcément grandi dans les cinémas pas chers et dans la culture américaine. Comme une sorte d’héritage, j’ai récupéré ce goût pour la musique américaine, même s’il a mis longtemps à vraiment s’affirmer, et ce culte pour les héros de Western, surtout s’ils sont bien américains et droits comme John Wayne, Burt Lancaster ou Kirk Douglas.

Cet album devait regrouper une douzaine de musiques de western, parmi les plus célèbres et les plus classiques du genre. De mémoire : The Green Leaves of Summer (chanson du Alamo de John Wayne), The Magnificent Seven d’Elmer Bernstein (autrement dit, Les Sept Mercenaires), High Noon (Le Train Sifflera Trois Fois) et quelques autres du génial Dimitri Tiomkin… Et pas mal d’autres morceaux que je ne retrouve pas ce soir. Des airs qui me reviennent dans la tête de temps en temps simplement parce que j’ai grandi avec…

Et puis, aussi, le superbe Raindrops Keep Falling on My Head de B.J. Thomas.