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Archive for juillet, 2006

Laura Veirs - Year of Meteors

Vendredi 28 juillet 2006

Laura Veirs - Year of Meteors

Ca fait un petit moment que je n’ai pas parlé d’une chanteuse sur DiscoBlog. Occupé que j’étais dans mon revival Seventies et dans l’exploration des bacs à soldes des grandes surfaces du disque.
Pourtant, comme je l’ai souvent dit, il y a de ces chanteuses américaines qui méritent largement qu’on s’y attarde. Très largement.

Dernier conseil de DiscoBlog donc : Laura Veirs. Avec son dernier album (le cinquième de sa carrière) Years Of Meteors, sorti en début d’année dernière, cette artiste mixe à la fois ses influences folk et une musique un peu plus rock.
Un mix insturmental déjà, où les violons répondent aux batteries et aux guitares (Parisian Dream - extrait du jour :
). Mais aussi, un mix de composition. Jamais loin la road music (Rialto, Cool Water), Years Of Meteors possède également son lot de mélodies pop évidentes (Galaxies, le premier single de l’album, ou encore Black Gold Blues), voire de folk ricain tout ce qu’il y a de plus classique et reposant (le trop court Spelunking). Bref, un album complet pour une artiste complète.

Je vais tout de même être obligé de conclure cette chronique en disant un petit mot de la voix de Laura Veirs. On est loin ici des divas au timbre cristallin et surtravaillé. Laura Veirs est avant tout une songwritteuse, avec toute la rugosité que ça implique quand on parle de ce type de chanteuse aux U.S.A. Sa voix se tient toujours à la limite, mais toujours du bon côté… Un petit accent rauque de titi (parisien) en plus. Charmant.

Tracklist: 1. Fire Snakes / 2. Galaxies / 3. Secret Someones / 4. Magnetized / 5. Parisian Dream / 6. Rialto / 7. Through The Glow / 8. Cool Water / 9. Spelunking / 10. Black Gold Blues / 11. Where Granity Is Dead / 12. Lake Swimming / 13. Bonus Track

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Nik Kershaw - Somebody Loves You

Jeudi 27 juillet 2006

Plus de 10 ans après ses succès The Riddle et Wouldn’t It Be Good, Nik Kershaw écrivait encore sa merveilleuse pop anglaise dans son coin.
Bien sûr, le faste des années 1980 a disparu et le rythme des chansons s’est un peu aténué… Le clip d’aujourd’hui, Somebody Loves You date de 1998, et s’il n’a plus la puissance et la créativité de certains morceaux plus anciens, il prouve tout de même que Nik Kershaw est encore capable de nous séduire.


David Bowie - Diamond Dogs

Mercredi 26 juillet 2006

David Bowie - Diamond Dogs

This ain’t rock’ n’ roll, this is genocide!

Quand David Bowie lance ce cri, à la transition de Future Legend et du futur single Diamond Dogs, il lance en même temps ce qu’il veut être son concept-album. Dans la lignée des Yes et autres Genesis qui sévissent en ce début d’années 1970, David Bowie se plait lui aussi à raconter des histoires à ses fans.

Loin du mythe de Ziggy Stardust, Diamond Dogs est au contraire un album sombre, sur lequel flotte l’ombre du 1984 de Georges Orwell. Découverte récente de David Bowie. C’est cette utopie pessimiste, ce monde sans liberté, que Diamond Dogs se plaît à décrire… Pas besoin d’en dire réellement d’avantage… des titres comme 1984 ou Big Brother parlent d’eux même.

Bizarre tout de même cette envie soudaine de Bowie de signer un concept. D’autant plus bizarre que Diamond Dogs garde un goût d’inachevé. David Bowie est une machine à produire des hits, et cette puissance qu’il possède (qui le possède ?) pour composer des tubes ne saurait être tue, ne serait-ce le temps d’un album. Ainsi, si Diamond Dogs possède quelques-uns des plus beaux enchaînements musicaux de la carrière du Thin White Duke (Sweet Thing et Candidate qui semblent ne faire qu’un seul), il perd de son unité quand le riff tonitruant de Rebel Rebel (extrait du jour :
) hurle dans les enceintes. Single parfait, comme tant de compostions de Bowie, Rebel Rebel entame la face B de l’album et achève du même coup cette atmosphère si durement acquise tout au long de la face A…

Mais bon, même si le concept, musical du moins, de Diamond Dogs tangue un peu sous les coups répétés de Rebel Rebel (et dans une moindre mesure de Rock’ N’ Roll With Me), l’album reste l’une des grandes productions de David Bowie millésime 70s. Un pur moment de son rock!

This is rock’ n’ roll!

Tracklist: 1. Future Legend / 2. Diamond Dogs / 3. Sweet Thing / 4. Candidate / 5. Sweet Thing (Reprise) / 6. Rebel Rebel / 7. Rock’ N’ Roll With Me / 8. We Are The Dead / 9. 1984 / 10. Big Brother / 11. Chant Of The Ever Circling Skeletal Family

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The Prosaics - Aghast Agape

Lundi 24 juillet 2006

The Prosaics - Aghast Agape

Quand le rock new-yorkais se tourne du côté de l’Angleterre, on peut s’attendre à un choc de cultures cinglants. D’un côté les héritiers bétons des Ramones, de Blondie et du Velvet Underground. De l’autre, les afficionados d’une pop parfois électronique et travaillée comme The Smiths ou Depeche Mode.

Marier les deux n’a rien d’évident au premier abord…
C’est pourtant le pari que réussi un petit groupe new-yorkais en 2004 sur son premier maxi single. The Prosaics, avec Aghast Agape, signe le mélange parfait de l’énervement américain (sur les grattes) et le travail de fond de la pop anglaise (sur la voix). Une oreille attentive à Teeth - extrait du jour :
- permet de s’en convaincre.

Le mélange est genre est assez ébourifant et fait valser les références tout autour des oreilles.
Une synthèse rock bien orchestrée et à découvrir au plus vite !

Tracklist: 1. Teeth / 2. Failure / 3. Now The Shadow Of The Column / 4. Crawling / 5. Tenants

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rx - thepartyparty

Vendredi 21 juillet 2006

Alors que la moitié de la planète Internet vibre en ce moment au son du Sunday Bloody Sunday mixé depuis les discours de Georges Bush (dont la vidéo est un peu plus loin dans ce message…), j’aimerai juste replacer un peu ce morceau dans son contexte.

Cette reprise de Sunday Bloody Sunday provient de l’album de mix thepartyparty, compile en ligne de 14 morceaux reprenant les discours de Georges W. Bush, mais aussi Dick Cheney ou John Kerry et les mettant en musique sur des airs aussi connus que Whole Lotta Love de Led Zeppelin.

Au dela du propos politique, que je ne détaillerai pas ici car ce n’est pas le propos de DiscoBlog, on admirera tout de même le talent de mixeur de rx. Chapeau !


David Bowie - Low

Mercredi 19 juillet 2006

David Bowie - Low

David Bowie n’est pas le génie qu’on croit.
Il est encore mieux.

Après avoir vu la moitié de son cerveau partir dans un mouchoir pour cause d’excès de cocaine (c’est la légende de la période américaine de David Bowie, de Young Americans à Station To Station…), le Thin White Duke se refait une virginité musicale de ce côté-ci de l’Atlantique et du mur de Berlin. C’est cette fameuse période berlinoise qui commence en 1977 avec Low et qui durera trois ans pour finalement donner l’une des trilogies les plus époustouflantes de l’histoire du rock !

S’il est une chose que Bowie aime faire depuis Space Oditty, c’est surprendre. Surprendre en se tranformant en extraterrestre androgyne avec les Spiders From Mars… Surprendre en tuant sur scène et dans l’oeuf cette scène Glam qu’il a créée de toute pièce. Surprendre en reprenant à la sauce funky le Across The Universe des Beatles
Et en 1977, Bowie surprend encore. A Berlin, accompagné du génialissime Brian Eno en qui bouillone déjà des arrangements Ambient, il va totalement changer de personnalité musicale. Car derrière les tubes évidents de Sound And Vision ou Be My Wife, Bowie commence l’exploration de la décade à venir. Loin de la rage punk qui défie l’Angleterre, il pose les premières pierres d’un son plus synthétique qui attendra son apogée au début des années 1980 sur Scary Monters.
Pendant 3 ans, à Berlin touche à tout avec chance et génie. Des longues littanies ethniques qui peupleront Lodger aux ambiances mystiques de Warszawa - extrait du jour, il en faut un :
- ou de Subterreans sur cette révélation qu’est Low. C’est à Berlin que David Bowie découvre que l’ont peut bien faire autre chose que du rock…

Et même s’il l’oubliera parfois ensuite, la leçon reste gravée… C’est finalement un peu de Low qui ressort sur Outside et Earthling, presque 20 ans plus tard.

Tracklist: 1. Speed Of Life / 2. Breaking Glass / 3. What In The World / 4. Sound And Vision / 5. Always Crashing In The Same Car / 6. Be My Wife / 7. A New Career In A New Town / 8. Warszawa / 9. Art Decade / 10. Weeping Wall / 11. Subterraneans

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L’interview… Mr Lab!

Mardi 18 juillet 2006

Repérés avec And Now It’s Time To Go…, les français de Mr Lab! continuent leurs aventures musicales en préparant un second album. Avant d’entrer en studio à la rentrée, Yves le chanteur-guitariste du groupe se confie sur DiscoBlog et détaille ses inspirations et ses états d’âme sur la musique actuelle. Avec un message : Soyez curieux et soutenez les groupes qui débutent !

DiscoBlog : Où êtes-vous actuellement, pendant que vous répondez à cette interview ?
Mr Lab! : Dans un webcafé climatisé à Rouen. Fait trop chaud pour allumer un ordinateur!

DiscoBlog : D’où vient le nom du groupe, Mr Lab! ?
Mr Lab! : D’un surnom qu’on m’a donné quand j’étais guitariste en Angleterre. Je jouais avec un groupe qui s’appelait Oedipussy, j’ai fait 3 tournées et un album avec eux. L’aventure a duré 5 ans. Phil, le chanteur, avait pour habitude de m’appeller “Mr Lab! on guitar”. En fait çà vient de mon nom de famille : Labbé. Cà l’amusait beaucoup comme surnom. C’est resté…

DiscoBlog : Comment a été reçu And Now It’s Time To Go… à sa sortie ?
Mr Lab! : D’une manière générale, l’accueil a été très bon du côté des médias (surtout presse, à part quelques-uns bien sûr). Très bon accueil chez les 2 principales enseignes que sont Virgin et la Fnac. La Fnac nous a mis en avant sur tout son réseau, ce qui pour des indépendants est plutôt rare! On a bénéficié aussi de très bonnes expositions sur des compiles et dans le milieu pro (Lauréat Fair 2006, coup de coeur Sacem (les Autres Prods), Fnac Indétendances, Radio Néo…
Pour les radios, c’étaient plus difficiles en raison des quotas (% de diffusion en langue française). Mais FIP, France Inter, Oui fm + 100 de radios indépendantes.
L’accueil est très bon à l’étranger aussi. Il sort en Allemagne, Autriche et Suisse en septembre 2006 et d’autres pays devraient suivre.

DiscoBlog : L’intro de You’re Leaving Me Again fait forcément penser au Echoes de Pink Floyd, ça fait partie de vos sources d’inspiration ?
Mr Lab! : Pink Floyd est une énorme référence pour moi. Donc effectivement on peut parfois penser à du Pink Floyd sur l’album, c’est une référence vraiment assumée !!! Mais il y a plein d’autres choses également.

DiscoBlog : Quelles sont vos principales influences ?
Mr Lab! : D’une manière générale, tout ce qui concerne le British Sound des années 60 à nos jours. Même si on écoute des choses très différentes du Rock, ça reste notre base. Nous sommes issus d’une culture très Rock/Pop et electro. J’habitais à Londres quand la scène Trip Hop est apparue. Je peux vous dire que ça m’a mis une claque !!! Massive Attack, Portishead, … Je reste aussi un inconditionnel de Radiohead.
Mais on peut craquer sur des trucs genre Lhasa, Madredeus, du jazz, de l’électro pure, du classique aussi… C’est très important pour nous de continuer de découvrir. Il faut que la musique nous paraisse sincère! C’est le principal.

DiscoBlog : Au final, comment qualifiriez-vous votre musique ? Pop ? Rock ? Electro ? Un peu de tout ?
Mr Lab! : On ne la qualifie pas, on la propose. Maintenant, on laisse à chacun sa propre interprétation… Parce que nous, les styles on s’en moque un peu. C’est vrai qu’il y a du rock, de l’electro, plus ça et ça… On espère simplement que ce soit la musique de … Mr Lab!

DiscoBlog : Vous préparez un second album, c’est prévu pour quand exactement ?
Mr Lab! : On aimerait beaucoup qu’il sorte vers mars 2007. Mais c’est un peu comme les voyages dans l’espace, il faut considérer beaucoup de paramêtres. Il faut que tout soit prêt au même moment. Bon l’objectif c’est mars 2007, après on verra… On ne le sortira que lorsqu’on en sera vraiment content.

Discoblog : Comment se passe l’enregistrement ? et à quoi va ressembler ce nouveau disque ?
Mr Lab! : On est plus dans une phase de création et d’écriture. Pratiquement tous les titres commencent à être prêts. On a encore du boulot. L’enregistrement commencera dès la rentrée.
Impossible pour l’instant de définir précisémment la couleur du prochain. On espère qu’il nous ressemblera et qu’il sera une suite logique par rapport à And now it’s time to go…. Qu’il lui ressemble tout en étant différent.

DiscoBlog : Quelle est votre chanson préférée de U2 ?
Mr Lab! : One !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

DiscoBlog : Y’a-t-il un groupe ou un artiste que vous aimeriez faire découvrir aux lecteurs de DiscoBlog ?
Mr Lab! : Il y en a trop!! en plus beaucoup sont des potes. Pour n’en citer que quelques uns : Santa Cruz, Sofa, The Elektrocution, Tokyo/Overtones, Tahiti 80, Smooth, PAF et Scorpène Horrible, La Maison Tellier, Palaniuk Opéra, KKY, … j’en oublie. Ce sont tous des groupes qui font leur petit bout de chemin comme nous. Beaucoup sont de notre région. D’une manière générale, j’ai plutôt envie de dire aux gens : Allez découvrir vos artistes locaux!!! Il y a plein de concerts, de CD autoproduits, de festivals bénévoles… Il y a un vivier très important dans chaque région, chaque ville. Ca vaudrait peut être le coup de s’intéresser à eux… Plutôt que de voter par SMS comme des abrutis devant telle ou telle tronche à la télévision. Il y a un décalage énorme entre la scène indépendante et ce que les médias imposent au public en matière de culture. C’est un non sens !!!!! Les gens ne vont pas forcément chercher l’information, ils pensent que ça va tomber comme ça. C’est sur que si on se fie aux annonces publicitaires de la TV, on verra pas grand chose…
Support your local band!